Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Archive pour mai 2010

avpJ’ai eu la chance de récupérer gratuitement Aliens vs Predator 3 au boulot, et pourtant, j’ai l’impression d’avoir payé trop cher. En effet, le titre de Rebellion est un mauvais jeu vidéo dans tous les sens du terme. Comme ses prédécesseurs, il comporte une campagne par race, et comme tous les testeurs de la terre, je m’en vais donc faire trois paragraphes.

Marine : la peine
Dans la campagne marine, on est un bleubite qui débarque pour… euh… tuer des aliens ? J’avoue que le scénario m’a complètement échappé. On est constamment dirigé par une voix dans l’oreillette qui nous dit quoi faire pendant les trois (3) heures que dure la campagne.

Le premier truc qui m’a choqué, c’est que le jeu ne fait pas peur. La faute à plein de détails, comme le détecteur de mouvement qui ne détecte plus que les ennemis, à la musique souvent à côté de la plaque, à la morue qui ouvre son claque-merde toutes les 10 secondes… C’est peut-être aussi dû au physique disgracieux dont a hérité le jeu, malgré le respect de l’univers dont il fait preuve.

J’ai aussi trouvé les animations globalement “molles”, les ennemis ne dégagent aucune impression de puissance, et les combats contre les boss sont de vastes blagues (j’ai jamais déssoudé un Predator ou une reine Alien avec aussi peu d’intérêt). Il en va de même pour la plupart des armes. Histoire de nous endormir encore un peu, le marine utilise très régulièrement les PC et autres terminaux de sécurité, et passe donc pas loin de 15 minutes à taper sur un clavier.

Enfin, le jeu hérite d’un système d’auto-save extrêmement mal branlé, qui va parfois attendre qu’on ai passé un niveau entier et une zone un peu chaude pour sauvegarder, nous obligeant à tout se retaper en cas de décès. Enfin, on a droit aux inévitables achievements totalement insipides qui ponctuent la campagne, du genre “Youpi ! Vous avez tué un boss !”…

Chasse, pêche et traditions
Dans la campagne Predator, on est un bleubite qui débarque pour… euh… tuer des aliens ? Et des humains ? Là encore, le scénario ne m’a pas marqué et on va encore passer la campagne à suivre des instructions envoyées via  l’ancestrale oreillette Predator, ainsi que les 50 marqueurs qui ponctuent chaque map.

Au tout début de la campagne, on se bat contre des Aliens pratiquement uniquement au corps à corps, qui consiste à bloquer un attaque avec ses petites griffes (”APPUYEZ SUR CLIC GAUCHE + CLIC DROIT §§§” inscrit à chaque attaque) et à contre-attaquer d’aussi sec. Une fois assommé, on peut atomiser la bestiole avec un killing move très violent mais qui nous expose aux attaques extérieures. Concrètement, dès qu’on doit affronter plus d’un ennemi à la fois, le système devient très bordélique. Heureusement (quoique), on chope très rapidement une arme consistante (le disque) qui permet de pourrir les Aliens (très) facilement.

On s’adonne aussi à la chasse aux humains qui sont très très très très très cons et très faciles à tuer. On s’amusera à n’utiliser que les silent kills pour pimenter un peu le truc et, du moins pour les deux premières fois, pour assister à une des animations ultra-gores d’arrachage de tête+colonne vertébrale qui en résulte.

Comme dans la campagne marine, on retrouve les achievements pourris, les boss sans aucun intérêt, les checkpoints mal pensés et surtout un grave manque d’intensité.

Fou Alien
La campagne Alien offre une expérience un peu plus originale : on peut se déplacer sur les murs et le plafond, on n’a pas d’attaque à distance, et on est particulièrement fragile. Et c’est là que le jeu nous livre son ultime faiblesse : le level design absolument à chier et l’énorme difficulté qu’ont les développeurs à nous faire comprendre où on doit aller ou ce qu’il faut faire. Un exemple ? On est dans une base entourée de fils barbelés électrifiés, pour en sortir, on défonce donc le générateur. Normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’on ne peut pas escalader ou sauter par-dessus les barbelés (qui font à tout péter 1,50 m de hauteur) par la suite, non non ! Il faut trouver le passage étriqué dans le mur pour passer !

Sur l’heure et demie que dure la campagne, j’ai dû passer une demie-heure à chercher ce qu’il fallait faire, à deux ou trois reprises. Le passage du conduit de ventilation qu’on voit dans le test vidéo de nofrag me donne encore des frissons quand j’y repense.

Monolith, reviens !
Aliens versus Predator 3 est un mauvais, un très mauvais jeu vidéo. La faute à un gameplay mou du genou et mal maîtrisé, à un “scénario” sans intérêt, à une mise en scène ratée, et à un moteur graphique ingrat. Quand à savoir pourquoi j’ai quand même tenu à le finir, c’est un grand mystère, mais disons qu’avec une durée de vie de 6-7 heures, on n’a pas vraiment le choix.

Just Cause 2 : 40 heures après

Mercredi 26 mai 2010

jc2Je me suis toujours dit que pour me faire jouer à un jeu pendant plus de 20 heures, il fallait qu’il soit extraordinairement bon et/ou avec une histoire solide. Comme un GTA ou un Deus Ex, par exemple. Après 40 heures de Just Cause 2, je revois un peu mes convictions profondes.

Gros plein de défauts
En effet, le jeu est blindé de défauts : l’histoire est nulle, le héros sans intérêt, la modélisation des personnages craint, l’IA des ennemis est pourr… euh… discrète, de plus, pour le mec qui souhaite rusher, il est possible de finir le jeu en à peine 5-6 heures ! Et puis le jeu n’est pas super accessible : la première heure de jeu est extrêmement frustrante, il y a très peu d’indications à l’écran et il faut un peu de temps pour se faire au combo parachute + grappin.

Un cœur grand comme ça
Seulement voilà : une fois qu’on maîtrise le gameplay, c’est que du bonheur. Les deux joujous de Rico Rodriguez permettent de dynamiser les combats : le grappin peut servir à accrocher un ennemi à un peu ce qu’on veut, à faire des combinaisons rigolotes (ennemi + voiture, ennemi + bonbonne de gaz, ennemi + ennemi…) ou simplement à faire tomber des ennemis de leur tour de guet, ou à les faire voltiger pour faire des “juggle kills”. Quand au parachute, au-delà de sa fonction principale, est -couplé au grappin- un moyen de déplacement ou de fuite extrêmement efficace. Un vrai coup de génie.

Et puis l’aire de jeu est énorme. 1024 km². 368 villes/villages/bases militaires à “libérer” en faisant tout péter et en récoltant les caisses permettant, par la suite, d’améliorer les armes, la santé ou les véhicules du marché noir. Le jeu parfait pour tuer une petite demie heure à faire de la merde. On trouve aussi 49 missions de faction (des mini-missions et des prises de territoire qui deviennent, par la suite, vos points de respawn) et les 7 missions de l’”histoire”. A tout ça s’ajoutent la quête d’objets éparpillés sur l’île et les innombrables courses de voiture/moto/avion/base jump. Il y a de quoi faire.

Le jeu possède aussi un système de statistiques très poussé et  une cinquantaine d’achievements, dont certains bien difficiles à choper. Après 40 heures de jeu (46 d’après Steam), j’en suis à peu près à 45% de complétion, et je n’ai fait qu’une dizaine de missions de faction.

Bonne médecine
Just Cause 2 n’est pas un grand jeu, mais passé la première heure à prendre ses marques, il devient extrêmement accrocheur et addictif. Pour peu qu’on aime les jeux débiles et totalement WTF, c’est un excellent investissement.

sccPremière heure
Ma première heure sur la campagne solo de Splinter Cell Conviction a été une agréable surprise, je dois dire. Joliment emballé avec des graphismes sympathiques et une musique mignonnette, le gameplay offre de l’infiltration-bourrin extrêmement fluide et très accessible. Alors oui : ça n’a rien à voir avec du Splinter Cell traditionnel et le jeu, même en hard mode, est relativement facile.

Deux nouvelles features ont permis à tonton Ubi de rendre le jeu plus accessible :

1) Le dernier emplacement où les ennemis vous ont repéré est indiqué visuellement : cela vous permet de tendre des pièges avec des mines ou de vous mettre en position confortable pour les aligner.

2) Le “Mark & PWN” (je me souviens pas du vrai nom) : après avoir fait un silent kill, on peut marquer des ennemis (juqu’à 4 je crois), et d’une simple pression sur un bouton, Sam Fisher les atomise au ralenti d’une balle dans la poire.

Un jeu “Ubisoft”
Mes premières impressions m’invitaient à penser qu’Ubisoft avait enfin embauché des game designers. Et puis il y a eu ce passage de shoot bourrin en Afghanistan totalement débile qui n’a vraiment rien à faire là. Et la seconde partie de la campagne qui laisse peu à peu de côté l’aspect “infiltration” au profit du bourrinage pur et dur, sans parler du scénario qui dérive dans les conneries de complot gouvernemental qui côtoient les sentiments poignants du héros. Totalement gerbant.

Le jeu, alors propret au début de la campagne, part dans du grand n’importe quoi : dans certaines zones, on a (sans savoir pour quoi) une jauge de “Mark & PWN” infinie, on assiste à des fautes de goût incroyables, comme cette cinématique longuette impossible à sauter juste avant un passage bien chaud, des interrogatoires qui traînent en longueur… Heureusement, la campagne solo n’est pas toute seule sur la galette.

OSEF de Sam Fisher
En effet, jeu propose quelques (vastes) maps additionnelles, plus ouvertes, et jouables dans 4 modes de jeux différents, dont le plus jouissif amha est le mode Hunter, où il faut simplement déssouder tous les méchants de la map. Si on se fait repérer par l’IA, on a droit à 10 mecs supplémentaires. Déjà sympathique “de base”, le mode hunter prend toute sa saveur quand on se donne des challenges personnels, tels que “ne pas utiliser d’arme” par exemple.

On a aussi droit à une campagne coop à deux joueurs (qui raconte l’histoire qui précède celle de la campagne solo, mais ça on s’en branle un peu) que je n’ai qu’à peine efflurée mais qui est -de par sa nature multijoueur- bien plus intéressante que le mode histoire principal.

En conclusion
Splinter Cell Conviction est, dans la grande tradition des jeux Ubisoft, gâché par une ou deux idées totalement débiles (remember la malaria dans Far Cry 2) et des fautes de goût, et la courte campagne solo n’est vraiment pas fantastique. Cependant, les modes qui l’accompagnent sont assez jouissifs et bénéficient d’une excellente rejouabilité.

Je me casse à Dublin avec mes parents pendant 3 jours dans 2 semaines, j’ai besoin de conseils :

  • Qu’y-a-t-il à visiter de sympathique ?
  • Quels bars/pubs déchirent ?
  • Des trucs à faire absolument ?

A vot’ bon cœur !