Borderlands, tout le monde s’en foutait. Moi aussi, d’ailleurs. Après tout, c’était d’un jeu de Gearbox dont on parlait. Et puis ils ont changé de style graphique, et puis ils ont sorti les premières vidéos, et puis… le jeu est arrivé et j’ai pris une leçon de vie absolument impossible à tenir et que j’aurai oublié dans une semaine: pas - de - préjugés.

Déjà, d’un point de vue personnel, j’ai pris une claque visuelle. Techniquement, l’UE3 semble à peine exploité, mais la direction artistique est absolument remarquable et le cel-shading merveilleusement exploité. L’univers est chouette et j’ai trouvé que le jeu n’était pas si monotone que ça, certains environnements étant même assez classieux. La musique est elle aussi tout à fait excellente, que ce soit dans l‘intro, le générique de fin, ou dans le jeu (on retrouve un certain Jesper Kyd parmi les compositeurs), l’ambiance sonore est globalement très réussie. La VF est minimaliste (très peu de dialogues) mais réussie et l’humour est omni-présent.

Ayet, on est débarrassés de ces bassesses artistiques, on peut parler du gameplay: Borderlands est le premier touillage réussi entre un FPS et un Hack’n’slash. Il y a encore pas mal de choses à régler (oh my god, ils ont zappé le coffre partagé!), mais le jeu est très agréable. Les combats, sans être complètement amazing, sont plutôt rigolos et l’équilibre skill personnel/skill du personnage est intéressant (surtout au snipe). Mais bon, ce qui fait qu’on y revient encore et encore, c’est le loot, encore le loot, toujours le loot. Trouver le truc le plus WTF, le bouclier le plus puissant, vous connaissez la musique. La génération aléatoire d’armes fonctionne très bien et on ouvre chaque coffre comme un gros cadeau de noël.

Hack’n’slash oblige, les quêtes sont la plupart du temps insipides (mais bon on s’en fout, on est là pour le loot), l’argent ne sert pas à grand chose, l’histoire est complètement en retrait et la première fois qu’on fait le jeu (parcours 1) est relativement facile. Toujours hérité du Hack’n'Slash, le système de résurrection est de la partie et, comme le disait drloser dans son test, retire toute tension aux combats. Vous pensez que je viens de citer des points négatifs? Pas pour moi, vu que j’ai complètement adhéré au concept, limite fanboy.

Le jeu possède quelques défauts (version PC un peu juste sans les réglages, pas de coffre, dernière heure de jeu pénible) et n’est ni un FPS fantastique, ni un Hack’n'Slash d’anthologie. Comme d’autres avant lui, Borderlands mérite avant tout d’être joué (seul ou en coop jusqu’à 4) pour son ensemble.
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