Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Archive pour juin 2009

[Prototype]

Lundi 29 juin 2009

protoAprès une petite quinzaine d’heures de jeu sans me presser, j’ai enfin terminé [Prototype] sur PC, un jeu qui mérite pleinement d’être essayé.

Oui, mais…

…[Prototype] a des défauts. Plein, en fait. Déjà il n’est pas bien beau. Il est pas affreux l’gamin, mais bon un peu terne, et techniquement un peu à la bourre par rapport à ses petits camarades. Et puis au niveau du gameplay, c’est un peu le bordel quand on commence à affronter plus de 2-3 mecs : le système qui sert à locker les ennemis a un peu de mal à percuter quel gros vilain on a envie de trucider. Du coup, dans les missions, on cherche pas tellement à s’amuser, mais plutôt à trouver la technique à la con qui permet d’en finir sans trop morfler, au détriment du plaisir de jeu. On finit par conséquent toujours par trouver la petite faille qui rend un passage potentiellement ardu bien trop facile.

Bé il est tout pourri ton jeu alors…?

Non, et pour plusieurs raisons. La première et la plus fondamentale : on a l’impression d’être dieu tout puissant. Le héros se déplace hyper rapidement avec une fluidité inouie, que ce soit horizontalement ou en courant sur les murs des immeubles, faisant exploser les vitres au passage. On peut sauter du toit d’un gratte-ciel sans risquer de se faire bobo, en créant un énorme cratère dans la chaussée et en faisant voler les bagnoles et les passants à l’attérissage. A cette facilité de déplacement, on ajoute le côté bourrin du personnage, qui peut attraper les passants et leur faire plein de misères (les balancer, leur défoncer la tête, les couper en deux…), côté bourrin encore amplifié par les pouvoirs qu’on acquiert au fil du temps… Petit aperçu :

“J’attrape une vieille dans la rue, puis je commence à courir droit devant moi. J’escalade un énorme gratte-ciel, toujours avec la vieille. Sur le toit, j’aperçois un hélico. Histoire de le saluer gaiement, je lui balance la vieille qui va s’exploser contre l’engin, j’active mon sort fouet, puis je me jette dans le vide en direction de l’hélico. Avec mon fouet, j’attrape l’hélico et me hisse jusqu’au cockpit, où je martèle une touche pour ouvrir la porte et éjecter le copilote, puis mon perso se rue sur le pilote et le massacre. Ayet, j’ai le contrôle de l’hélicoptère ! Deux autres hélicos se lancent à ma poursuite, j’abats le premier tandis que le second m’envoie un missile à tête chercheuse. Juste avant l’impact, je m’éjecte et attéris lourdement en plein central park, où je me mets à courir. Pendant ma course j’attrape une joggeuse que j’absorbe. Je profite de l’obscurité d’un petit pont pour prendre son apparence et marcher tranquillement au milieu de la foule, alors que les autres sont toujours à la recherche du vrai moi.”

Voilà, l’intérêt premier de [Prototype], c’est ça : la puissance et le pouvoir de faire du grand n’importe quoi. Bon, après il y a d’autres aspects sympathiques, comme le fait de pouvoir absorber les gens, les quêtes secondaires assez nombreuses augmentant la durée de vie (environ 30-35h pour le finir à 100%), et l’histoire du personnage principal plutôt originale…

Bon ben merde, bien ou pas bien ?

Comme je le dis au début de l’article, [Prototype] vaut le coup d’être essayé au moins quelques heures. De là à claquer 50-70€ dans le bousin, à vous de voir, en même temps…

prototype

fofPetit rappel pour les deux du fond qui ne suivent pas : Frets on Fire est un Guitar Hero gratuit sur PC, avec une énorme communauté qui propose toujours de nouvelles chansons, de nouveaux thèmes et de nouveaux mods.

Voici une série de liens qui vous aidera à mettre un pied dedans :

  • FoFiX : le mod stand alone de Frets on Fire à installer. A tout pour lui : support du multijoueur, support des guitares/batteries Xbox 360 (et PS3 je crois), Star Power, Rock-o-Meter, thèmes graphiques nombreux, etc.
  • Les chansons : bien sûr, vous devez posséder les originaux (ahem) et obtenir une dérogation écrite certifiée sur l’honneur de l’éditeur du jeu (il y a les packs pour tous les Guitar Hero, Rock Band, et les DLC) et de la maison de disque pour les télécharger. Mais il y en a pas loin de 400 en stock, d’excellente qualité la plupart du temps.
  • Les guitares à 6€ pièce. Oui, c’est pour ça que c’est le moment où jamais.

Have fun, rock hard !

The Shield

Lundi 15 juin 2009

La semaine dernière est sortie en DVD l’ultime saison de The Shield, ce qui m’a enfin permis de voir la fin de cette excellente série, vu que je suis pas un sale :

  1. Américain (la série s’est terminée fin novembre là-bas)
  2. Flibustier
  3. Riche (la série a été diffusée sur Canal en début d’année)

Quéquecé ?

The Shield raconte l’histoire d’un commissariat dans un quartier fictif ultra pourrave de Los Angeles, Farmington. Grossièrement, en fil rouge, on suit l’histoire de Vic MacKey, un flic pourri jusqu’à l’os et sa brigade de choc (la Strike Team) dont les magouilles les entraînent dans des histoires toujours plus glauques, toujours plus dangereuses. A peu près à chaque épisode, l’équipe des inspecteurs enquête sur un nouveau meurtre, parfois en relation avec les petites affaires de la Strike Team. Autour de tout ça, gravitent la famille des différents protagonistes, des histoires de cul, de drogue, tout un tas de personnages secondaires et plein de trucs rigolos.

Le tout est filmé caméra au poing, diablement efficace, et chacun des épisodes dure une quarantaine de minutes. Voilà pour les présentations, passons au pourquoi cette série est si géniale.

Pourquoi cette série est si géniale

Cette série est géniale grâce à ses personnages : tous sont charismatiques, tous sont à double tranchant, tous sont interprétés par des acteurs talentueux, on s’intéresse à l’histoire de chacun, tout est fait pour qu’on s’attache au moindre grouillot du commissariat (oui, j’exagère, mais c’est à la mode sur internet)… Un exemple : Vic MacKey, le “héros”, est un monstre sans foi ni loi. Je spoil rien, là, c’est clair dès le premier épisode, et pourtant les scénaristes arrivent à le rendre extrêmement attachant au fil des épisodes, à travers, entre autres, les histoires avec sa famille. Certains personnages, très discrets au début, deviennent importants par la suite, et vice versa, mais au final, au bout des 7 saisons, on a l’impression de connaître par coeur chacun de protagonistes.

Cette série est géniale grâce à son scénario, qui, en plus de torturer ses personnages (au sens propre, même des fois), arrive à chaque saison à apporter son petit lot de fraîcheur à travers l’arrivée de personnages forts parfois campés par des bonnes tronches bien connues (Forest Whitaker absolument génial, Glenn Close…), des rebondissements qui arrivent toujours au bon moment, des brainfucks à base d’alliances et de guerres entre les gangs… On sort de chaque épisode épuisé et excité, et c’est dur de dire non à la petite voix qui nous sussure “Allez, un petit dernier avant d’aller se pieuter !”.

Bon, et enfin, cette série est géniale pour tout le reste, en fait : réalisation, musique, casting, décors (les coins pourris de L.A., le bercail…), tout cet enrobage qui fait qu’on adhère à mort, du premier épisode jusqu’au long générique du grand final.