Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Archive pour mars 2009

Je m’étais posé la question suite à la fermeture d’INpact Virtuel et à l’ouverture de Gamalive par deux de ses rédacteurs, qui espèraient bien pouvoir en tirer quelques deniers. Alors oui, bien sûr, tout le monde peut ouvrir un site, mais que celui-ci soit viable économiquement est une autre paire de manches.

Analyse concurrentielle :
Commençons par une analyse du paysage concurrentiel : Dans le quarté de tête, nous avons jeuxvideo.com (qui appartient à la régie de pub Hi-Media), Tom’s Games (qui appartient à la régie de pub Bestof Media, qui parait-il pipote ses chiffres), Gamekult (qui appartient à CBS, anciennement CNet) et enfin Jeuxvideo.fr (qui appartient à M6). Comment ces sites génèrent-ils de l’argent ? Grâce à la pub évidemment.


La pub sur Internet : principe

Les régies de publicité derrière pratiquement tous les sites de jeux vidéo (c’est à peu près pareil dans tous les domaines) vendent de l’espace aux éditeurs (plus généralement, aux annonceurs) parfois via une agence de publicité. L’agence ou l’éditeur achète le plus souvent un nombre d’affichages de publicités, on parle de CPM (Coût Pour Mille).

Les prix varient d’un site à l’autre sans règle particulière, mais également d’un format à l’autre (mégabannière, pavé, sky, et autres formats plus ou moins exotiques…) dont les prix varient en fonction de leur impact sur l’internaute : un pavé sera plus impactant qu’une mégabannière car plus massif, un interstitiel (comme sur jeuxvideo.com avant d’arriver sur la home) sera encore plus impactant, etc. Une façon de mesurer l’impact est simplement de comparer les taux de clic entre les différents formats. Une autre façon est de simplement constater la place que chaque format prend sur la page.


Toi aussi, rend ton site bankable

Le truc, c’est que pour vendre plein de publicité, il faut plein d’inventaire, autrement dit, il faut que le site génère plein de pages vues. Pour ce faire, suffit de suivre quelques principes :

-Attirer le visiteur, donc être bien référencé dans les moteurs de recherche via différentes techniques : échanges de liens avec d’autres sites, création d’une fiche pour chaque jeu, d’un test pour chaque jeu, de news régulières… Plus il y a de contenu, plus google aime. Plus il y a de contenu, plus il y a de chances qu’il soit linké sur d’autres sites, plus google aime. Certains rédacteurs pensent qu’il ont un devoir moral d’exhaustivité auprès de leurs lecteurs, c’est du bullshit, il s’agit simplement de rester puissant sur les moteurs de recherche. Il est facile de comprendre pourquoi les sites se tirent la bourre pour publier le plus vite possible le test de tel ou tel jeu, surtout sur les grosses sorties… Porter un nom avec “jeux” ou “games” aide aussi un peu.

-Une fois le visiteur sur le site : le faire cliquer sur des liens qui mènent à l’intérieur du site. C’est pour ça que les noms des jeux linkent systématiquement sur la fiche du jeu, que certains sites (comme Gamekult) font des liens à partir de termes “techniques” vers un lexique…

-Fidéliser le visiteur : le faire s’inscrire, le faire participer aux forums, le faire poster son test… En plus de produire encore et toujours plus de contenu, ça génère plein de pages vues, donc de l’inventaire. Les émissions sont aussi un bon outil de fidélisation.

Tout ça, ça coûte cher. Produire du contenu nécessite des rédacteurs (sur certains sites, on les appelle “Grands Journalistes”), des machines pour ceux-ci, des locaux, du matériel pour les émissions, des frais de déplacement, etc. Oui, oui, comme dans une entreprise.

L’annonceur est frileux, l’annonceur est feignant
Et puis, la plupart des éditeurs veulent être avant tout présents sur les gros sites. On mesure la puissance d’un site avant tout par ses visiteurs uniques, et la mesure qui fait loi dans le milieu est celle de Nielsen, qui se contente d’extrapoler des statistiques calculées sur un panel de personnes… Aberrant, mais c’est comme ça.

Peu d’agences ou d’éditeurs vont naturellement annoncer sur les sites plus petits, plus “communautaires”, sauf bien sûr dans le cas des sites dédiés à un genre de jeu, mais là encore la concurrence est déjà en place, et les budgets ne sont pas les mêmes que sur les mastodontes.

Conclusion
Dans ce contexte extrêmement concurrentiel où il est à la fois nécessaire d’émerger rapidement sur les moteurs de recherche en produisant une quantité considérable de contenu, et de se faire un nom auprès des annonceurs en devenant puissant, il semble extrêmement difficile voire carrément impossible, aujourd’hui, d’espérer ouvrir un site sur les jeux vidéo qui soit rentable… Alors je le redis, Gamalive, je te souhaite bien du courage.

Squat temporaire

Dimanche 29 mars 2009

Mon premier blog, c’est sur Nofrag que je l’ai ouvert, il y a bien longtemps (2003 ? 2004 ?). Suite à quelques cafouillages avec les admins, j’ai migré avec une poignée de grabataires sympathiques sur l’asile où j’ai ouvert mon second blog. C’était fin 2005. Fatigué d’une ambiance constamment râleuse, j’ai finalement décidé de le fermer fin 2008 et depuis, plus rien, la zone.

Mais le besoin, mec, le besoin égoïste d’imposer ma vision du monde aux quelques pécores qui échoueraient sur une zone m’appartenant, eh bien ce besoin, il est toujours là. C’est donc en attendant de pouvoir libérer du temps afin de créer un espace bien personnel que je vais squatter quelques temps dans le coin. Parce que Wefrag est un projet sexy, et que j’ai rien trouvé de mieux.

Alors oui, inévitablement, je vais faire un peu de recyclage d’articles (ils sont déjà parmi nous), parce qu’à mon sens il y en avait quelques uns de bien, quand même. Mais il y aura du nouveau, aussi. Patience, mes précieux, ça arrive…