BLOGUI BOULGA

*miam* le blog de Mawwic.

Rachel, Deckard, Adam & Eve.

A l’occasion de la réédition de la "Director’s Cut" de Blade Runner en DVD, remastérisé de bien belle manière pour l’occasion (il était temps !), voici un petit article sur lequel j’étais tombé il y’a quelques temps, et qui établit un parallèle entre Blade Runner et le texte de La Genèse.

"Food for thoughts", comme on dit.

C’est loin d’être absurde, même si ce n’est bien sûr qu’une des nombreuses visions possibles, ce film se prêtant tout particulièrement aux interprétations diverses et variés.

18 commentaires pour “Rachel, Deckard, Adam & Eve.”

  1. Kekouse dit :

    Un de mes films preferés…
    Mais j’ai toujours preferé la fin des producteurs que la fin du realisateur.
    Meme si ca termine d’une manière trop idyllique ca cloture le film
    Sur la fin du real, elle est beaucoup trop abrupte…on imagine bien la suite des evenements pendant le générique mais bon…

    D’habitude j’aime les fins ouvertes mais là ca fait juste inachevé.

  2. Mawwic dit :

    J’ai vraiment du mal avec la version producteur: la voix-off lourdingue qui te surexplique les scènes; la fin idyllique totalement en décalage avec le reste du film.
    Et surtout, l’absence d’indice qui laisse penser que Deckard est lui aussi un réplicant.

    Ca transforme profondément le film.

    Nan, franchement, je préfère la version réal’ - en plus, sans la voix-off, tu as des scènes qui prennent une toute autre dimension: ça en devient limite contemplatif (chiant, n’hésiteront pas à dire certains). Et je trouve que c’est tout à fait approprié avec l’ambiance complètement atypique du film, son atmosphère pesante.
    En outre, ça renforce le côté froid et distant de Deckard, qui n’était pas forcément prévu comme un perso’ sympathique à la base. Or, la voix-off, de l’aveu même des producteurs, visait à rendre le personnage plus chaleureux, en tout cas moins antipathique et asocial; car ils estimaient qu’après Han Solo, le public risquait d’être déconcerté en voyant le même acteur jouant un rôle nettement plus sombre dans un film de SF qui, a priori, semblait vouloir concurrencer Star Wars.
    Or, le public auquel s’adressait l’oeuvre telle que l’avait conçu Scott était tout autre que celui de la trilogie de Lucas.

    ‘fin bon, "l’égout et les couleurs"… ^^

    J’suis curieux de voir ce que donnera la "Final Cut", qui doit (enfin) sortir en 2007 dans les salles, si tout se passe bien.

  3. moSk dit :

    C’est une bonne nouvelle.

  4. Mawwic dit :

    ^^

    Depuis le temps…

  5. Kekouse dit :

    Je suis d’accord avec toute ta vision des choses de la version real.
    Plus sombre, plus ambigue, plus mieux.
    C’est juste les 2 dernieres minutes qui me derangent.
    Ca se termine d’une maniere trop abrupte.

    Peut etre que cette version Final cut retablira le tout.

    Wait and see

  6. Mawwic dit :

    Ah, oui, ça je dis pas: c’est très sec comme fin.
    Ca vient aussi des conditions dans lesquelles Scott a réalisé cette Director’s Cut: à l’arrache, sans avoir le temps (ni les moyens) de faire tout ce qu’il voulait.
    D’où la nécessité de la "Final Cut", selon lui, qui devrait être le film tel qu’il a toujours voulu qu’il le soit.
    La "Director’s Cut" n’était qu’un petit rattrapage, faute de pouvoir faire mieux à l’époque.

    Mais passé la surprise, je crois que finalement, je l’aime bien cette fin, en fait.
    Parce que de la contrainte sous laquelle elle a été faite, elle gagne une certaine originalité.
    Parce qu’elle est surprenante, justement, et un peu atypique comparée aux autres fins ouvertes, qui sont généralement amenées en douceur.
    Et qu’en soi, elle ne gâche pas grand chose: l’histoire est finie de toute façon.
    Ensuite, ce qui se passe hors du cadre de la caméra, libre à chacun de l’imaginer.

  7. muadib dit :

    Pas encore vu le Director’s Cut mais ce qui m’a le plus marqué dans ce film (genialissime) c’est le jeu d’acteur complétement halluciné de Rutger Hauer, dommage qu’on ne le voit pas plus souvent à l’écran…

  8. Mawwic dit :

    Yep.

    Il est vraiment très bon - le passage où il retourne voir Tyrell, et le speech final qu’il donne sur le toit sont très probablement mes deux séquences favorites du film.

  9. no_life dit :

    Enfin une édition correcte en DVD de ce chef d’oeuvre! Putain ça fait du bien. C’est un de mes films cultes.

    Moi aussi au début je préfèrais la version initiale surtout pour la fin, le survol de la forêt (qui était d’ailleurs un plan tourné mais non utilisé par Stanley Kubrick pour Shining), mais avec le recul la version director’s cut est plus ambigue, plus adulte, bref meilleure. Et la BO est extraordinaire. Ma scène préférée est celle où Rachel va dans l’appartement de Deckard, il y a une ambiance qui se dégage que je n’arrive pas à décrire.

    Sinon je conseille à tous la lecture du bouquin de Philip K Dick, mort juste avant la sortie du film, le livre est assez différent dans le ton et l’histoire, mais ça vaut vraiment le coup. Par contre il y a eu deux suites écrites par KW Jeter qui ne valent pas grand-chose.

  10. moSk dit :

    Perso je suis vraiment trés marqué par l’introduction et l’interrogatoire de Leon… mais je ne peux pas vraiment dire que c’est ma scéne favorite : j’aime absolument tout dans ce film. D’ailleur quand j’y pense je me dis que ce film est à l’origine de mon gout pour les longues tirades de synthé 80’s.
    En tout cas cette édition est remarquable : j’ai rarement vu une image DVD aussi propre pour un film de cette période (c’est au moins comparable à Apocalypse Now Redux). Un effort suplémentaire de packaging et de contenu aurait quand même été apprécié (oui, je regarde les bonus, enfin quand en ils sont interessants, l’auto promo à la con de la plupart des grosses productions je m’en tape).

  11. handsome dit :

    Ouais tu peux à peu près être sûr que c’est en partie à cause (grâce) à ce film que tu aimes le prog! :)

  12. Mawwic dit :

    Ah oui, et l’ouverture sur Los Angeles, bien sûr - trois scènes clées pour moi ^^.

    Seul regret en ce qui concerne cette remastérisation: la colorimétrie a été un peu trafiquée, et on est passé vers des tons plus froids (du rouge-orangé au vert matrixien).
    M’enfin, quand on voit le boulot fourni à côté pour ajuster les contrastes et nettoyer les poussières sur le master… ça compense largement.

  13. moSk dit :

    Sauf que le marron (plutot que le rouge orangé) qui venait brouiller et assombrir la plupart des scénes dans les éditions précédentes était du une degradation du master et non aux choix artistiques de Scott. Suffit de voir ce qu’on a gagné en lisibilité dans la plupart des plans pour en être certains.

    Par exemple pendant l’introduction avec les précédentes versions le halo lumineux de la ville sortait marron sur le fond plus sombre du ciel et la ville était comme recouverte d’un filtre qui gommait tous les détails et toutes les nuances.

    Vs

    Y a pas photo.

  14. Mawwic dit :

    Ben m’est avis que cette colorimétrie était malgré tout un choix plus ou moins assumé.
    Car j’ai plusieurs potes qui se rappellent très bien l’avoir quand il était ressorti en 1992 au ciné’ en version Director’s Cut (la pellicule était donc encore impeccable à l’époque, forcément), et tous avaient été frappés par cette teinte rouge-orangée, qui faisait d’ailleurs un peu ’80s (pas très surprenant pour un film tourné au début des années 80 ^^), et changeait pas mal de ce qui se voyait sur les écrans à l’époque.
    Et ça s’accordait parfaitement avec les ciels rougeoyants qu’on peut voir depuis le bureau de Tyrell - alors que maintenant…

    Le filtre, les artefacts etc. qu’on peut retrouver sur la version DVD de la Director’s Cut de 1992 semblent davantage du à une mauvaise conservation du master d’origine (qui n’a été utilisé pour le DVD que 7 ans plus tard, en 1999), sur lequel s’était déposé pas mal de poussière notamment.
    Ainsi qu’a une mauvaise compression, une mauvaise numérisation etc. ‘Faut dire que c’était les tous débuts du DVD (Blade Runner était d’ailleurs un des fers de lance de la gamme Warner), et que forcément, les techniques étaient alors moins avancées.

    Bref, la colorimétrie et le reste (couleurs fadasses, filtre), ce sont deux choses bien différentes.
    Et si on a gagné en lisibilité, je pense que c’est justement non grâce à la colorimétrie, mais grâce au travail sur les contrastes et les petites saloperies qui venaient entâcher l’image d’origine (auxquelles il faut ajouter une meilleure compression).
    ‘Suffit de faire le test’ avec Photoshop: quand on bidouille une image, ce n’est pas tant les variantes de colorimétrie qui rendent plus ou moins visibles certains détails que la manière dont sont ajustées les contrastes.

    Maintenant, Scott ayant supervisé cette remastérisation (du moins, c’est ce qu’il a dit lors d’une conférence donnée le printemps dernier), on peut sans problème penser qu’il a lui même tenu à ce qu’on change la colorimétrie.
    Ou que, tout du moins, il ne s’y est pas opposé.
    Avec le temps, on peut parfois être tenté de refaire un peu ses films (cf. Lucas).

    Si ce n’est que ça, ça me va - j’espère juste que ça restera également raisonnable point de vue bidouillages dans la "Final Cut".
    Qu’on ajoute de nouvelles choses ou qu’on réinsère des passages manquants, ça peut se justifier (surtout quand on a été forcé de les enlever à l’époque).
    Mais qu’on bidouille ceux qui existaient déjà… Si c’est pour que ça reste cohérent avec les ajouts/réinsertions, passe encore; mais sinon, je suis plus circonspect.

  15. moSk dit :

    Le film ayant été tourné plus de 10 ans avant la director’s cut je pense que le master avait déja bien eu le temps de se dégrader, d’autant que la principale victime du veillissement d’une pellicule c’est justement la colorimétrie.Je suis convaincu que cette remasterisation est trés proche de ce que voulait Scott au moment de la réalisation.
    Et la compression du 1er DVD n’était pas si mauvaise que ça, tous les défauts de cette version (a part le bruit) se retrouvaient de toute façon dans les éditions VHS et Laser ou encore les diffusions TV.

  16. Mawwic dit :

    Je ne sais pas si c’est ce que Scott voulait au moment de la réal’, mais c’est en tout cas ce qu’il veut aujourd’hui.

    Effectivement, le master avait déjà bien du morfler de 1982 à 1992, c’est indéniable.

    Quant à la compression… ben tu le dis toi-même: le bruit ;-)
    C’est quand même pas rien.

  17. moSk dit :

    Le bruit c’est génant mais ce n’est pas forcement toujours visible et ça ne dégrade pas les couleurs.

  18. Mawwic dit :

    J’ai jamais dit que ça dégradait les couleurs: on est donc bien d’accord :).

    J’trouve juste, pour ma part, que c’est assez visible, même si on finit par s’y faire, c’est vrai.
    M’enfin, là, ça dépend quand même du niveau de tolérance de chacun.

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