Polio
Samedi 28 octobre 2006PS: 18.323 après 7-8 essais, pour ma part.
PS: 18.323 après 7-8 essais, pour ma part.
Et avec les différents menus/barres de raccourcis affichés:
A vos desks’…
PS: ça, j’avoue, depuis la fermeture des forums, c’est devenu un peu chiant pour ce genre de trucs.
Avant, y’avait un thread dédié et basta. Chacun apportait sa contribution.
Désormais, il faut sans cesse créer un nouveau billet.
(résumé d’une discussion avec quelques amis, autour du thème de l’emploi - oui, c’est mortellement sérieux; mais ça peut être intéressant que je dis)
[...]
"Quant à trouver un métier palpitant ou tout du moins intéressant… je paraphraserais volontiers une ancienne prof’ de philo: "une chose n’est intéressante qu’à la hauteur de l’intérêt qu’on veut bien y mettre".
Ensuite, je dis pas: certaines choses font qu’on ne peut pas trouver certains métiers intéressants.
Ton éducation par exemple, ton niveau de qualification etc. sont autant d’obstacles (parfaitement légitimes) à l’exercice de certains métiers que tu ne pourrais considérer que comme chiant et rébarbatif, toi qui as été formé et aspire à autre chose.
Et c’est un peu là tout le problème de l’emploi actuellement: car figurez-vous que des postes à pourvoir, on n’en manque pas.
Il y’en a même plus que de chômeurs - et je tiens ça de source sûre (un type qui était en charge du cabinet ministériel de l’emploi pendant 8 ans).
M’enfin bon, ça, c’est pas vraiment un secret.
Le truc, c’est qu’à l’heure actuelle, les études qui sont choisies par les jeunes le sont sans prise en considération des perspectives de débouchés (la faute aux jeunes qui ne se renseignent pas ? à l’éducation nationale qui devrait davantage les informer ?).
Alors après, forcément, ils se retrouvent dans des voies sans aucune perspective d’avenir.
C’est un peu comme si on s’amusait à prendre un train sans en savoir la destination, mais juste parce que les sièges ont l’air confortables etc.
Ca ne nous viendrait pas à l’idée.
Et pourtant, là, c’est pareil.
Et j’en sais quelque chose: c’est un peu ce que j’avais fait en choisissant la prépa’, j’avais pas vraiment pensé à la destination.
Même si je savais qu’en prenant ce train de luxe, y’avait de nombreuses escales possibles où descendre du wagon, dont certaines qui m’intéressaient potentiellement - mais tout de même, j’avais pas vraiment choisi, dans ma tête, c’était loin d’être très clair.
Ca commence à l’être maintenant - et il serait temps.
Mais j’ai eu du pot; et ce n’est pas le cas de tous.
Surtout que dans ce genre de train, il n’y'a pas la place pour tout le monde (c’est d’ailleurs pour cette raison que la soif d’égalité du système français, quitte à devoir en passer par un nivellement par le bas pour cela, ne manquera pas de supprimer ces trains un peu à part d’ici quelques dizaines d’années).
En Allemagne, par exemple, c’est tout l’inverse, en tout cas pour l’apprentissage: vous voulez être boulanger mais le marché est saturé, alors qu’on manque de bouchers ?
Ben vous serez bouchers.
C’est comme ça et pas autrement.
Je suis d’accord, c’est un peu autoritaire comme système (et ça rappelle un peu les soviets et leur amour de la plannification), mais ça marche.
Moi aussi je préfère l’esprit du système français; seulement, il faut en assumer les conséquences alors.
A savoir des gens qui ne trouveront pas leur place sur le marché du travail, faute d’avoir été honnêtement informés par l’éducation nationale, entre autres.
Mais imaginez-donc si on se mettait à fermer, ou plutôt à réduire drastiquement le nombre de places à pourvoir (pas de manière absolument définitive, certes; juste le temps que le marché éponge les gens produits par cette filière) de certaines sections de l’éducation parce que, justement, elles n’ont plus de débouchés professionnels à l’heure actuelle.
Ce ne sont peut-être pas tant les futurs élèves qui gueuleraient (car après tout, ce serait avant tout pour leur éviter le chomdu’ - alors certes, intellectuellement, ils ne pourront peut-être pas se satisfaire d’avoir fait le parcours qui leur plaisait; mais bon, arrive un moment où ‘faut aussi faire un choix: ‘faut bien faire des études qui mène à un travail, ne serait-ce que pour bouffer).
Mais ce seraient peut-être bien les profs des sections en question qui s’élèveraient contre ces méthodes qu’ils jugeraient autoritaires - et qui pourtant, seraient avant tout prises dans l’intérêt des élèves (et futurs travailleurs). Je vous laisse imaginer le scénario’ avec les facs’ de psycho’, par exemple, dont tout le monde sait pertinamment qu’elles sont surpeuplées par rapport aux débouchés qu’elles offrent.
Mais ça vaut aussi pour d’autres filières: à la Sorbonne, il y’a un prof’ d’Histoire bien connu qui a pour habitude de dire à ses élèves dès le premier cours "Sur les 100 que vous êtes, 5 auront l’agreg’, 5 feront de la recherche, et le reste devra se recaser quitte à vendre des poêles à frire".
Pour la petite histoire, une fille que je connais et qui l’avait eu l’a recroisé il y’a peu… alors qu’elle officiait au rayon "ustensiles de cuisine" du BHV. Comme quoi.
Mais je vous parie tout ce que vous voulez que les profs’ seraient les premiers à descendre dans la rue pour s’offusquer de telles mesures "restrictives".
Normal, après tout: ils tiendraient à sauver leur pain (que vont-ils faire ceux qui sont victimes de la réduction des effectifs ?).
Seulement, vous pariez combien que cette raison, ils se garderont bien de l’avancer, et qu’ils mettront au contraire en avant d’autres raisons comme… le bien des élèves dont ils se prétendraient les défenseurs, leur droit à choisir ?
Or, le bien des élèves, est-ce vraiment de les laisser s’entasser sans infos’ dans des filières bouchées ?
Ensuite, on peut toujours dire que l’Etat outrepasserait son droit en agissant de la sorte, et qu’il doit se contenter de fournir un accès à l’enseignement. Point barre.
Très bien, mais alors il faut demeurer cohérent: ne lui demandons pas ensuite de garantir l’emploi.
Les deux sont liés, c’est évident.
Tout ça pour dire que je pense qu’il faut aussi être un peu plus réaliste en France sur la question de l’emploi.
On est encore largement tributaires de ce vieil idéal (par définition inatteignable) qui voudrait que tout le monde puisse tout faire.
Et c’est faux; ce n’est pas seulement une question de capacités (même si là aussi, il serait bon de revoir la chose, avec un examen d’entrée pour les facs’ les plus prestigieuses, sur le modèle d’Oxford & co.; ce qui leur permettrait vraiment de dispenser l’enseignement de qualité qu’elle prétendent apporter, à des étudiants motivés, qui ont gagné leur droit à y être inscrits par leur mérite scolaire, et non parce qu’ils habitent un coin qui dépend de cette académie).
C’est aussi une question de besoins; de même que depuis l’invention du compostage automatique des titres de transport on n’a plus besoin du poinçonneur des Lilas, il paraît absurde de former des personnes qui n’auront pas de débouchés professionnels.
Mais ce n’est pas pour autant que le nombre d’emplois diminue: ainsi, si la fonction de poinçonneur a été annéantie par les machines, celles-ci ont besoin d’être entretenues, d’où de nouveaux emplois créés.
C’est comme partout: rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
L’emploi n’échappe pas à la règle.
Ou alors, si on tient vraiment à garder ce principe utopique d’accès à tous les cursus, il faut accepter l’existence d’un taux incompressible de personnes "inemployables (soit parce qu’elles n’ont pas les capacités intellectuelles de suivre telle formation, soit parce qu’elles ne veulent pas exercer des professions qu’elles jugent indignes d’elles, et qui sont pourtant pourvoyeuses d’emploi).
C’est d’ailleurs le résultat de plusieurs travaux d’économistes, dont certains ont notamment bossé pour l’Europe.
Et le taux incompressible, selon eux, frôlerait les 12%.
Que faire de ces personnes ?
Et bien c’est "simple": il faut être capable de produire suffisament de richesses que pour assurer leur "survivance" par des aides, elles qui ne trouvent pas de travail - et ne peuvent en trouver, vue la situation actuelle.
Et cela pourrait passer, notamment, par la création d’un RME (Revenu Minimum d’Existence) destiné à ces personnes.
Mais en contrepartie, comme celles-ci devraient être constamment subventionnées par ce RME, même si on produit la dose de richesse, il faudra tout de même tapper autre part.
Soit dans les aides au chômage, c’est à dire aux personnes qui ne sont pas "inemployables", mais qui ont perdu leur emploi et sont actuellement en train d’en rechercher un autre.
C’est à dire des personnes dans une phase "transitoire" et qui n’ont donc pas un besoin aussi vital de ces aides que celles qui touchent le RME, sans lequel elle ne pourrait survivre, faute de pouvoir jamais travailler.
En compensation, par contre (et cela passe notamment par l’assouplissement du code du travail), on pourrait faire en sorte que le chômage tourne bien davantage, pour que les personnes qui en sont victimes et ne peuvent plus bénéficier d’autant d’aides qu’avant (la faute au RME qui bouffent les aides au chômeurs pour se financer) ne soient pas pour autant pénalisées.
Mieux: si les salaires étaient plus élevés, cela reviendrait plus ou moins au même (moins grande sécurité de l’emploi, mais salaires plus élevés et durée de chômage plus courte).
C’est là tout l’enjeu des discussions actuelles sur la législation du travail, et son assouplissement, qui sont donc loins de se résumer, comme Besancenot et ses copains veulent bien le dire, à une exploitation du salariat par le patronnat".
[...]
Je ne sais pas si ça intéressera grand monde, mais j’attends avec une impatience non dissimulée le premier qui me taxera "d’ultra-libéral" ou que sais-je :-p.
Et presque nécessaire, pourrait-on se demander.
Je m’explique.
Y’a sûrement autant de bonnes choses que de mauvaises choses à ce rachat, officialisé il y’a tout juste quelques heures soit dit en passant.
Pour les mauvaises, je vous laisse les trouver, c’est un peu plus facile ^^.
Pour ce qui est des bonnes choses, il en est une qui me vient à l’esprit: YouTube commençait sérieusement à sentir le vent tourner sur la question des droits d’auteurs (en dépit de quelque accords récents à droite à gauche) et aurait très bien pu prendre la voie "Napster".
Parce que bon, même si ce n’est que du "streaming", on peut facilement enregistrer le contenu de ce dernier grâce à divers progs’ - et autrement, c’est pas bien grave, vu que ça reste à la disposition de tout le monde, sur les serveurs, ce qui est un peu limite (imaginez-donc qu’en payant une seule fois votre place de ciné’ vous puissiez remater le film 36 fois…).
Or, là, Google et son expérience juridique viennent en renfort: rappelons tout de même que ce sont les mecs qui bossent sur un projet de bibliothèque virtuelle à l’échelle mondiale, ce qui n’est pas rien, et loin d’être sans rapport avec les questions de droits d’auteurs justement. Ou encore qu’ils doivent régulièrement composer avec diverses agences de presse qui n’acceptent pas que leur moteur de recherche mette certains contenus à disposition sur Internet sans que l’utilisateur ait à payer (cf. Google News).
Par ailleurs, Google, c’est aussi une position dominante qui lui donne un certain poids pour négocier auprès des géants de l’économie… car il fait partie du lot, tout simplement.
Ce qui est loin d’être le cas de YouTube, qui perd du fric depuis sa création (z’auraient du mettre des pubs, ces cons).
Par ailleurs, Google, c’est aussi un des premiers acteurs de la publicité sur le ‘Net (cf. les Google Ads).
Tout ça pour dire que sans Google et son expérience juridique + sa manne financière pour soutenir le développement et passer des accords avec les majors + sa position de force, YouTube n’aurait pas tardé à mettre la clef sous la porte.
Alors, certes, on va se retrouver avec du contenu en moins (parce que tout ne pourra pas être compris dans ces accords: trop de parties impliquées, et trop de contenu) et de la pub’ en plus pour payer ces accords passés avec les majors (et dégager quelques revenus excédentaires au passage, sinon aucun intérêt: le business, c’est pas de la philantropie) - YouTube étant potentiellement une formidable plate-forme publicitaire (des millions de vidéos vues chaque jour: ça en fait un super coin pour caser des réclames !).
Mais c’était ça ou plus rien.
Maintenant, ‘reste à faire confiance aux types de Google pour choisir les meilleures solutions, notamment en matière de pubs: banderoles ? petits clips publicitaires inzappables avant le début de chaque vidéo ?
Certainement.
A eux ensuite de doser tout ça et de faire en sorte que ça ne saoûle pas trop l’internaute… qui aura vite fait de se rabattre sur un autre site concurrent moins regardant sur la légalité de la chose, et n’ayant donc pas à rémunérer les majors par de la pub’. Avant que ce site, à son tour, ne soit la proie des majors et de leurs hordes d’avocats (un peu comme pour le P2P en somme: Napster, puis Kazaa, bientôt e-Mule et ensuite ?)… ou qu’il ne soit racheté à son tour.
Ces mecs en imposent: Lars P. Mathiassen et Sato SHINTARO.
Voilà, j’ai une question toute conne: j’aurais besoin de créer une adresse mail "groupée".
Je veux dire une adresse unique qui permettrait, lorsqu’on y envoie un mail, d’envoyer automatiquement un mail à tout un carnet d’adresse prédéfini à l’avance.
C’est sûrement très con à mettre en place; mais comme j’y connais rien…
Merci d’avance.
Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé(e) sur cette pub’ (elle passe en ce moment sur la une, entre autres)…
Mais c’est assez exceptionnel.
Le commercial qui a cautionné ça était soit visionnaire, soit sous perfusion de coke.
Et pour ceux qui ne voient pas de quoi je veux parler, voici quelques morceaux choisis:
"Allo machin ? Ca y’est, je l’ai enfin trouvé ! Oui… 30 cm de long, et 9cm de large… suffit de l’allumer et il dure toute la nuit…"
Et blam ! quelques secondes après, le nom du produit (la bûche ramoneuse, donc), avec un vieux slogan du style "c’est tellement simple de se faire plaisir".
Moi je dis, ‘fallait oser (ça me rappelle d’ailleurs la pub’ pour les tronçonneuses ECO, avec un truc du genre "Débite, même les grosses" - v’là le jeu de mots - suivi de "ECO ! ECO ! ECO !").
Vivement qu’elle atterrisse sur Youtube.
Et en attendant: hop !