Si un jeune est un meurtrier, c’est qu’il joue aux jeux vidéo

Encore une fois, suite au massacre d’Albertville en Allemagne, ce sophisme a refait surface dans les médias. J’ai même entendu sur i-télé cette phrase : “L’auteur de la tuerie en Allemagne était fan de jeux vidéo et des armes à feux.“ On est tellement habitué à cette confusion que ça ne choque plus personne, sauf nous, joueurs (et encore…). Pourtant, il suffit de remplacer jeux vidéo par cinéma et cette incursion semble tout de suite hors propos.
L’un des arguments prononcés à l’encontre des jeux vidéo, c’est que les jeunes peuvent faire la confusion réel/virtuel. Pourtant, ceux qui font cette confusion ne sont pas vraiment ceux qu’on croit. Les “jeunes” sont nés avec le jeu vidéo, connaissent cette industrie, connaissent les métiers nécessaires à la fabrication de ces produits, du graphiste au game designer en passant par les développeurs. Bref, les “jeunes” savent quels sont les dessous de l’industrie et savent comment est fabriqué un jeu vidéo.
Ceux qui le décrédébilisent via cet argument agitent la corde de l’inconnu, et ça marche. Car c’est bien ceux qui ne comprennent pas comment ça marche que ça effraie, ceux-là qui ne savent pas ce qu’est un polygone ou un pixel, qui n’ont jamais tenu un pad dans leur main, qui culpabilisent quand leur gamin leur dit : “je viens de tuer le boss du niveau 3, je suis trop content“. Tout autant d’échelons de compréhension qui permettent de distancier ce virtuel vidéo-ludique du réel, et que, paradoxalement, les “jeunes” maîtrisent. Aurait-on l’audace de dire que le cinéma provoque la confusion entre le réel et le virtuel ? Non. Pourquoi ? Parce que les gens savent qu’il y a des réalisateurs, des acteurs, des effets spéciaux. Les métiers du jeux vidéo sont eux inconnus et leurs créateurs également.
D’ailleurs, j’ai eu une discussion au sujet des auteurs de jeux vidéo avec la personne dont j’ai parlé dans le précédent blog. A la base, il vient du cinéma. Il m’a quand même soutenu que les créateurs de jeux vidéo n’existaient pas. Je lui ai répliqué : “Donc Resident Evil, Mario et Zelda n’ont pas de créateurs ?” De toute évidence, cette notion lui était complètement étrangère, il n’arrivait pas à imprimer le fait que les auteurs de jeux vidéo existent (et ça prolonge le billet très intéressant d’Eric Viennot, créateur d’In Memoriam sur ce sujet).
Je lui ai demandé quelle était la nationalité des développeurs de GTA. Il m’a répondu : “euh, Américain ou…” et après un moment d’hésitation, flairant le piège, il a même osé dire : “Français.” Je lui ai demandé pourquoi quand on parle d’un film, on invite son réalisateur et quand on parle d’un jeu vidéo, on invite un psychologue. Il ne savait pas quoi répondre, à part que : “bah, c’est du jeu vidéo.” Ce n’était pas même du mépris, c’était de la pure méconnaissance du sujet. Et c’était pourtant une personne plutôt proche du monde culturel, parisien et dans les 30 ans. Si. J’ai senti dans sa voix de la gêne car il se rendait plus ou moins compte des pré-supposés, faux, qu’il étalait devant moi sans être en mesure de dire autre chose parce qu’en quelque sorte, sa culture le lui interdisait.
Bref, tout ça pour dire que Les Guignols de l’Info, qui fêtent leur 20 ans lundi, ont fait un sketch très amusant sur les jeunes et les jeux vidéo. Finalement, ces marionnettes sont bien plus réalistes qu’elles n’y paraissent :
http://www.dailymotion.com/videox8ncp4
14 mars 2009 à 14:39 Citer
Non. La plupart des “jeunes” ne voient rien de violent ou de dangereux dans les jeux vidéos, certes, mais les gamers mis à part aucun ne connait les métiers du JV. Et ca ne les interesse même pas: ca existe, c’est cool.
Faut pas faire la généralisation inverse: la plupart des jeunes jouent de temps en temps, sans plus. On est une minorité à s’y interesser.
14 mars 2009 à 14:46 Citer
Pour la tuerie de Winnenden, ils disent qu’il jouait à Counter Strike…
Moi je me dis que c’est un raccourci facile: il a steam, ça veut pas dire qu’il y joue, j’ai CS aussi sur steam et ça fait bien un an que j’y ai pas touché.
A quand un massacre en voiture avec, sur le PC, des jeux comme Rfactor ?
“Il jouait à des simulations automobiles, ça doit venir de là…”
14 mars 2009 à 14:48 Citer
“Alcool, jeux vidéo, porno : nos enfants en danger”
Visionnable encore aujourd’hui sur M6replay, régalez-vous !
14 mars 2009 à 14:49 Citer
Ah je vais aller voir ça.
14 mars 2009 à 14:49 Citer
Je parle de notions. Je sais très bien que la plupart ne connaissant pas tous les postes et les étapes de fabrication d’un jeu vidéo. Mais le fait qu’ils savent (bien sur, je parle pas de tous les enfants séquestrés par leurs parents) que ça existe. Mon exemple sur le mec qui ne croit pas au fait qu’il existe des créateurs de jeux vidéo montre (tout comme le billet d’Eric Viennot) qu’il y a un déni envers les jeux vidéo à cause de sa méconnaissance du sujet.
14 mars 2009 à 14:53 Citer
bel article. C’est vrai que la facette méconnaissance du fonctionnement je n’y avais pas songé.
En même temps je suis plongé dans le milieu de la création donc le fonctionnement, c’est pas nouveau pour moi mais c’est vrai qu’il faudrait expliquer ça aux gens.
14 mars 2009 à 14:55 Citer
- À chaque fois qu’il y a une tuerie dans un collège ou un lycée, le tueur est fan de jeux vidéos, c’est troublant quand même !
- Quoi ?! Un adolescent qui joue aux jeux vidéos ?! Mais c’est un malade !
C’est vraiment ça quoi.
14 mars 2009 à 14:57 Citer
Un jeune américain a aussi tué sa mère cette semaine. Apparemment il jouait 12h par jour à Halo 3, elle trouvait qu’il abusait et lui aurait interdit de continuer a ce rythme (sans doute en confisquant la console). Ca ne va rien arranger à cet éternel débat, où certains journaleux et psychologues mettent au même niveau une fragilité psychologique, un déséquilibre mental et la pratique des jeux vidéo.
Et surtout, tuer pour jouer à Halo 3 est pire que tuer tout court.
14 mars 2009 à 15:06 Citer
Et puis quand les gens s’y mettent en mentant comme la petite dame qui a poignardé sa fille et dit à son fils de se balancer en racontant une histoire de merde sur les jeux vidéo, ça aide pas…
14 mars 2009 à 15:42 Citer
Haha, j’avais loupé cet épisode des guignols, c’est vraiment énorme :)
14 mars 2009 à 15:54 Citer
“Même dans les Sims, tu prends des rateaux!”
I lol’d.
Pour le reste, c’est comme tout, il faut un certain temps avant que ça rentre dans les moeurs. Avant, c’était le ciné, le rock, les jeux de rôle etc… aujourd’hui c’est le jeu vidéo. D’ici quelques années, quand ça sera au tour des djeuns de maintenant d’être psy, journaliste & compagnie, on aura une autre incarnation du mal à combattre, vu que les jeux vidéo feront partie de leur quotidien depuis pratiquement leur naissance.
Après par rapport au cinéma, il y a quand même une certaine différence : dans l’un on est acteur tandis que dans l’autre, on est spectateur. Ce qui peut accentuer certains problèmes chez les plus fragiles d’un point de vue psychologique. Même si ça peut sembler aberrant pour la plupart d’entre nous, c’est pas forcément le cas pour tout le monde.
14 mars 2009 à 15:58 Citer
CYANure : on remarquera que tous les médias on mordu à l’hameçon et répandu l’info comme une traînée de poudre : “Encore les jeux vidéo !”. Même si c’était bidon, le lien de causalité est une nouvelle fois établi dans l’esprit de milliers de personnes.
“quand on parle d’un film, on invite son réalisateur et quand on parle d’un jeux vidéo, on invite un psychologue”
Très juste Manuuu, tellement évident que je penserai à ressortir cette phrase la prochaine fois qu’en parlerai IRL.
14 mars 2009 à 16:06 Citer
Ca me fait penser aux débats qu’il peut y avoir autour de la pornographie, et plus précisément du regard du monde sur ces Japonais pervers qui regardent tous le plus naturellment du monde, dans le métro en allant au boulot, des bédés XxX où les nanas parfois très jeunes se font prendre par divers personnages et créatures.
D’un côté, des gens qui ont peur de la vulgarisation des fantasmes, pensant que des gens pourraient le prendre au pied de la lettre; et de l’autre des gens qui avancent que réduire le tabou social autour du cul et permettre aux gens de fixer plus facilement leurs pulsions, réduirait les pratiques déviantes et les crimes sexuels. ( http://en.wikipedia.org/wiki/Lolicon pour les divers arguments )
Il y débat sur l’interprétation de ces statistiques, et l’extraction de la relation cause-effet qui en est faite, mais une étude a remarqué que la généralisation dans les années 70 du porno au Japon est très fortement correlé avec une baisse sensible du nombre de crimes sexuels recensés… ( http://www.hawaii.edu/PCSS/online_artcls/pornography/prngrphy_rape_jp.html ). Je trouve la réflexion intéréssante, parce que plutôt dérangeante pour nos esprits outrés d’occidentaux.
14 mars 2009 à 16:06 Citer
Pour résumer tout le blabla: La polémique disparaitra en même temps que nos vieux, vivement.
14 mars 2009 à 16:10 Citer
Si le jeu vidéo a mauvaise presse, c’est parce qu’il est concurrentiel avec les médias traditionnels (tout comme Internet d’ailleurs).
Le cinéma permet de remplir les tuyaux de TF1 et consort, pas les jeux vidéo.
Donc seuls des reportages exploitant tous les travers du jeu vidéo seront autorisés à diffusion (violence, désociabilisation, dépendance, …)
14 mars 2009 à 16:33 Citer
NicDumZ
Wai mais bon, le japonais moyen baise tous les 36 du mois.
14 mars 2009 à 16:35 Citer
Vous remarquerez que les mass murderers ont tous en commun l’utilisation d’armes à feu. Parce qu’une galette de jeu video, à part bousiller un lecteur, ça ne tue pas.
14 mars 2009 à 16:38 Citer
Les psychologues qui parlent des jeux video ne disent pas qu’il est dangereux pour tout le monde. Même dans le “reportage” d’M6 qui est mentionné plus haut, ces professionnels soulignent des évidences : ça dépend de la personne.
Ce sont des professionnels aussi, et ils savent à peu près de quoi ils parlent.
14 mars 2009 à 16:45 Citer
Je parle même pas ce que disent les psychologues (stora, valeur, je les connais, c’est souvent eux qui sont interrogés et leurs propos sont très mesurés effectivement), ce que je pointe, c’est qu’ils soient invités à la place des game designer de rockstar par exemple, lorsque le sujet est GTA. Et c’est un manque cruel d’ouverture des équipes rédactionnelles qui choisissent de traiter le jeu vidéo que sous cet angle (alors qu’il y a de quoi faire).
14 mars 2009 à 17:36 Citer
Je pense que c’est encore plus simple que ça. Si le JV a une mauvaise presse, c’est parce que ce type de mauvaise presse attire le public. Même les sites spécialisés dans le JV vont s’empresser d’écrire un article et de le monter en épingle dès qu’il y a un meurtre “lié aux JV” alors qu’à priori ce n’est pas du tout dans leur intérêt.
PS: la tuerie, elle est à Winnenden, non ?
14 mars 2009 à 17:53 Citer
Idem que Loser : ça remplit les ienchs écrasés.
Sinon, c’est plutôt en regardant des jeux comme America’s army et son rôle durant les recrutements de la guerre d’Irak qu’on peut se poser les bonnes questions concernant l’influence des jeux vidéo sur la société. Comme le cinéma, c’est un formidable vecteur d’endoctrinement et de propagande, le tout au service de l’Oncle Sam. Même les boîtes françaises (enfin je pense surtout à UBI) font des jeux avec un gros discours à la gloire de la bannière étoilée, et tout le monde s’en branle. Je me demande vraiment ce qui passe par le crâne d’un gamin qui fait, au hasard, la campagne solo de COD4. Il a sans doute conscience d’évoluer dans un monde virtuel, mais le discours derrière, il est réel.
14 mars 2009 à 18:28 Citer
Doc : le lycée s’appelle Albertville il me semble et ça se passe bien à Winnenden.
14 mars 2009 à 21:45 Citer
“Si un jeune est un meurtrier, c’est qu’il joue aux jeux vidéo”
Prouve moi le contraire sans me sortir Hitler et le Rwanda.
14 mars 2009 à 21:58 Citer
La question n’est pas ici la causalité mais l’association systématique. Le béhaviorisme en fait.
14 mars 2009 à 22:02 Citer
:)
14 mars 2009 à 23:53 Citer
Le gars qui a massacré des bébés dans une crèche en Belgique ne jouait pas, du moins on en a pas parlé. Par contre ces cons de journalistes ont fait un rapprochement avec le Joker de Batman et ont recherché pleins de points communs.
De Gelder=> Ledger , né le jour de la sortie du film, avait du maquillage sur lui, tuerie le lendemain de l’anniversaire de la mort de ledger,… pleins de conneries comme ça. Le cinéma c’est mal.
C’est bien le propre de notre société de chercher les causes du problème ailleurs.
15 mars 2009 à 0:05 Citer
La cause du problème est tout simplement la nature humaine. Faut lire/mater Watchmen :)))
15 mars 2009 à 0:52 Citer
Allemagne: le tueur jouait au combat vidéo avant le massacre
Belga
L’adolescent allemand, qui a abattu 15 personnes avant de se suicider, jouait sur son ordinateur à tuer dans la jungle quelques heures seulement avant de passer à l’acte, rapporte samedi la presse.
Tim Kretschmer, 17 ans, a passé plus de deux heures dans la soirée de mardi, veille du massacre, à jouer au jeu vidéo “Far Cry 2″, mettant en scène une chasse en Afrique pour éliminer un trafiquant d’armes, rapporte le site internet du magazine Spiegel, citant les enquêteurs. L’adolescent, qui s’est suicidé au terme d’une randonnée meurtrière qui avait débuté dans son ancien collège du sud-ouest de l’Allemagne où il avait abattu au pistolet neuf écoliers et trois enseignantes, participait régulièrement à des forums de discussions sur internet, où il avait notamment recours au pseudonyme “JawsPredator1″, selon le magazine.
15 mars 2009 à 2:17 Citer
Haaaa… Je doit bien dire que je suis tout a fait content de cette analyse.
Néanmoins, je vais faire mon chauvin, mais je vais faire la personnes usuelles face au jeu vidéo (donc qui ne connait presque que de nom):
A travers ce billet tu essaye de justifier que par exemple une personne ayant joué 2h à FarCry2 la veille du masacre incrime forcément le jeu vidéo? Pourquoi la vue de la brutalité et l’immersion (arme aux poings) qui se dégage du jeu n’est-elle pas une source qui stimule l’agression?
Je veut dire par là que hormis l’aspect TeamPlay de Counter, Arcade de UT, Bad American Dream de GTA, ces points sont exprimé avec violence, arme poussant le stress du joueur (jouez au mode trahison de UT et après avoir été buté 5x par des allemand, on commence tout normalement à avoir les nerfs).
Ce qui peut être perçu comme motivation à la démonstration d’une idée des devs est omi par les enfants et les non-joueurs lorsque c’est démontré avec violence. (On en voit que l’aspect extérieur).
Bref, moi j’ai pour habitude de comparer ca à l’alcoolémie. Alors que de nombreuses personnes boivent, la quasi majorité sont correcte. Reste un faible pourcentage de poivrot qui gerbent à tout va… Et des cas très faible (mais quand même existant) d’atteint sévère au point du come éthylique voir la mort.
Le violence dans le JV peut être pareille: de nombreux joueurs normaux, de rares cas d’addictions fortes (Les cours au cyber café par exemple) et des cas très anecdotique mais présent de “Bowling For Colombine-like”.
Bref, le vrai problème je trouve c’est la surmédiatisation de tout ca. Alors qu’on ne pas pas de mort d’alcool au JT, les JV étant en plein essors (et étant un concurrent direct de la TV) on prend les cas rares en 1 des journaux au point que des massacres qui n’ont aucun rapport avec le JV soient directement confondus.
15 mars 2009 à 16:37 Citer
J’ai 27 ans et 80 pour cent de mon entourage proche qui ont entre 25 et 35 ans ne jouent pas du tout au jeu vidéo ou très rarement.
Même si ils ont grandi avec les jeux vidéo, une fois arrivé à l’âge adulte ils s’en désintéressent pour aller vers des loisirs… d’adultes.
J’aime bien ton paragraphe sur la méconnaissance des métiers du jeux vidéo. Mais si ça n’intéresse personne c’est que les jeux vidéo pour la plupart sont culturellement vide, il n’expriment pas d’idée, pas de point de vue et si ils racontent une histoire, elle est en générale totalement inintéressante pour quiconque a déjà lu un livre ou vu un film dans sa vie.
Je n’ai jamais rien appris en jouant à un jeu vidéo, ils sont pour le moment seulement ludiques.
Je vois souvent les joueurs se moquer des gens qui regardent la télévision. C’est bien triste à dire mais tu apprends plus de choses en regardant une émission de type “attention à la marche” qu’en jouant cent heures à left4dead…
Je trouve que les joueurs ont en ce moment une tendance à la “victimisation” assez lourde et qu’ils revendiquent une “noblesse” que le jeu vidéo ne mérite pas.
15 mars 2009 à 17:45 Citer
Je suis complètement d’accord avec tout ce que tu dis. Le propos de ce billet n’est pas de défendre de toute façon le média jeu vidéo comme une culture noble et bla bla bla. Après, je pense aussi que ton impression est aussi influencée par tout le système médiatique autour des jeux vidéo (je parle ici de la presse spécialisée) qui ne sait le traiter que comme un pur loisir et un produit de consommation. Mais de plus en plus de projets éditoriaux se construisent pour en parler d’un point de vue culturel donc je pense que ça évolue. Et si les JV indé commencent à exploser, c’est pas parce qu’ils n’existaient pas avant, c’est juste parce que les attentes du public, qui regarde des séries et des films, sont en train d’évoluer vers quelque chose de plus littéraire, dans le sens qu’ils veulent un scénario. Et un peu intelligent.
15 mars 2009 à 19:23 Citer
On en reparlera le jour où l’infection se sera répandue. On verra qui aura appris quelque chose d’utile.
15 mars 2009 à 21:20 Citer
Je doit bien dire que j’ai souvent émis des avis favorable sur le jeu vidéo, force est de reconnaitre que pour une fois j’approuve les dires de Sebsaez.
Mais pour autant, préfère tu allez dans un parc d’attraction ou regarder la télé?
Mon premier choix sera le parc d’attraction puisqu’au final j’y irai probablement avec des potes etc… malgré l’aspect niait et ludique manquant. L4D c’est pareil, j’y joue parce que c’est fun, j’y joue avec des potes, j’en parle pour élaborer une stratégie et finalement j’augmente ma sociabilité (ce que franchement je ne favorise pas face à une télé).
Le jeu vidéo actuel plait pour son coté communautaire que les autres médias n’ont pas (rien qu’à voir l’explosion des jeux en lignes).
Pour autant le jeu solo n’est pas mort. C’est juste qu’il doit trouver une nouvelle voie. Je préfère largement jouer à un Beyond Good & Evil que de lire un énième policer en livre. Par contre, je ne jouerai pas à Lea Passion Cheval si on me donnait l’occasion de galoper avec un vrai cheval.
Si le jeu vidéo est en crise, c’est parce que la plupart des jeux actuels sont nazes. Trop de jeu marketing sortent (Resident Evil 5 en est le parfait exemple actuellement) et on en oublie l’aspect principal du jeu. Son essence même.
Dommage qu’Okami, Shadow of Collossus, Ico et tout ces jeux que j’appelle “Core Gaming” soit étouffé par des daubasses surexposé par les éditeurs.
Ce qui fait actuellement la force des titres amateurs (indépendants), c’est cette recherche et cette “fouille” mais surtout c’est l’audace dans le jeu qui ne peut être présent lorsque le jeu débouche sur de grosses sommes.
Ces inégalités sont présentes dans le JV, mais il ne faut pas oublier que des livres aussi sont pourris, que des films aussi sont pourris et que les titres d’exceptions ne sont pas forcément tout les jeux qui sortent actuellement. C’est juste que les acteurs du domaines, motivé par la crise s’en rendent compte. Et sortir ce qu’ils pensaient une valeur sure (insipide par le manque d’audace et donc de contenu) pour se voir ensuite s’avérer un échec cuisant, c’est la prise de conscience qu’il faut au domaine actuellement, qui a forcément été présent il fût un moment dans le cinéma et l’écriture.
Le jeu a 2 révolutions, le passage du garage games vers l’industrie et la prise de conscience de chacun comme une source de créativité de grande envergure (source de créativité étant la base même d’un art).
Un jeu est créatif (j’ose quiconque de prouver le contraire), il faut juste que, comme le cinéma, les moeurs se fassent pour que l’on puisse dire que le “Dragon Ball Evolution” du jeu vidéo est forcément un daubasse marketing et que le “Star Wars” du jeu vidéo est une bonne production et éviter les réactions niaisent actuelles qui sont: “tout les jeux sont cools” et “tout les jeux sont a éviter”.