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[Test] de Blob

D’habitude, mon petit frère n’est jamais de bon conseil, car ses goûts en jeux ont toujours été douteux (ses achats de Bob L’éponge et Les Indestructibles sur PS2 notamment). Moi-même, lorsqu’il m’a parlé de de Blob (sic) sur la Wii, j’étais sceptique. Mais après un bref détour par Jeuxvideo.com, et l’ayant vu à 30 €, je l’ai donc acheté pour lui.

Bon, il n’y touche plus vraiment à la Wii (sa sauvegarde n’en est qu’au deuxième niveau…), et pareil pour moi, passant plus de temps sur le PC, je ne touche pas trop à la Wii. J’ai mis pas mal de temps avant de le finir. Voici donc, une fois fini, mon test de de Blob.

de Blob

Du monochrome au technicolor

Mettons-nous dans le contexte : la ville de Radia vit heureuse et prospère, dans son univers coloré et peuplé de créatures joyeuses. Mais tout est chamboulé lorsque la terrible organisation ENKR, menée par le camarade Noir, décide de foutre le bordel et d’instaurer une dictature auto-proclamée en aspirant toute la couleur de la ville et réduire les citoyens en esclavage, bannissant toute forme colorée. Et quelle n’est pas la surprise de Blob (le héros), la petite boule bleue que vous pouvez voir au-dessus, en regardant ce désastre monochrome. Il se lance donc pour remettre les choses en place et mettre de la peinture partout où il passe.

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Intro du jeu

C’est donc dans un contexte Orwellien (je lis ça partout, bien que je n’ai jamais lu un livre d’Orwell) que s’ouvre de Blob. Votre but ultime est, avec vos potes Prof, Arty, Bif, et Zip, de bouter ENKR hors de Radia, de repeindre toute la ville, et de libérer les citoyens prisonniers.

Vous l’aurez certainement vu dans la vidéo, bien que l’ambiance se veut relativement enfantine, le background est tout de même relativement sombre et gris (au sens propre du terme). A vous donc, en sautant de bâtiment en bâtiment, de remettre de l’ordre et devenir le héros du peuple sans oublier de sauter sur les têtes des agents ENKR. Car de Blob est un jeu de plate-forme, découpé en missions que vous pouvez effectuer dans l’ordre que vous voulez, ressemblant donc à un GTA-like.

Il y a 10 niveaux dans le jeu, avec en moyenne une bonne vingtaine de missions à effectuer par niveau. Premier point noir à noter : il est impossible de sauvegarder dans un niveau, et en terminer un pour la première fois prend déjà une bonne heure. De fait, une fois que vous entrez dans un niveau, vous êtes obligé de le terminer d’une traite pour le finir.

Pour ce qui est des missions, il y en a quatre types. Bif, le gros bagarreur, vous demandera d’éliminer des agents ENKR situés pas très loin. Au fur et à mesure des niveaux, vous devrez éliminer des motos, des tanks et des tourelles à encre, et même des agents n’étant vulnérables qu’à une seule couleur. Arty quant à lui vous proposera des contre-la-montre dans la ville, en passant par des points de passage. Zip, l’artiste, vous demandera de peindre des ensembles de bâtiments dans des couleurs précises. Enfin, le Prof vous sollicitera pour transformer des bâtiments mornes en places de joyeuseté (pas de mauvaise interprétation).

de Blob

De gauche à droite : Arty, Bif, Blob, Zip et Prof

Pour accomplir ces tâches, vous devez guider Blob à l’aide du joystick du Nunchuk, et le faire sauter grâce à la Wiimote. Blob, pour pouvoir repeindre, doit rouler sur des Chromabots pleins de peinture (vous pouvez en apercevoir un vide sur le trailer à 0:27) qui se trouvent un peu partout dans le niveau. Les Chromabots ne peuvent contenir que des couleurs primaires (bleu, jaune, rouge) et vous devrez rouler sur plusieurs Chromabots pour obtenir du vert, du violet, de l’orange, et enfin du marron. A chaque fois que vous récoltez de la peinture, vous augmentez votre santé (vous pouvez aller jusqu’à 100 points de peinture). Car vous pouvez aussi être taché par de l’encre, et à ce moment là, seule de l’eau pourra vous tirer d’affaire. Car si vos points de vie tombent à 0, vous perdez une vie.

Cette peinture accumulée vous permettra donc de repeindre les bâtiments de la couleur que vous voulez. Et c’est là que le spectacle commence vraiment, tant pour les yeux que pour les oreilles.

Vous faites la bande-son

Pourquoi les oreilles ? Car à chaque fois que vous peignez un bâtiment, une petite série de notes se joue automatiquement, en fonction du style que vous avez choisi au début du jeu, et de la couleur dans laquelle vous peignez. Et bien que les séries de notes sont variées, tout s’accorde parfaitement et s’enchaîne naturellement ! Un véritable bonheur qui apporte un gros plus au jeu, et qui compense bien un gros point noir du jeu qui est sa répétitivité. Le fait qu’il n’y ait que quatre types de missions représente un effet Assassin’s Creed assez barbant. De plus, les missions sont franchement faciles, excepté celles où il faut peindre des bâtiments dans une couleur particulière, qui nécessitent un peu plus de doigté.

Mais avoir une ville toute grise au départ et la colorier comme bon nous semble est franchement reposant, relaxant, surtout avec les sons qui accompagnent la peinture. Les voix des personnages, qui s’apparentent plus ou moins à un langage de Sims (entendez par là incompréhensible, heureusement qu’il y a les textes), sont très agréables à entendre.

On sait que la Wii est reputée pour avoir des jeux third party souvent moches. Mais de Blob n’a pas à rougir et se révèle très beau pour de la Wii, et varié dans ses décors. On prend plaisir à naviguer et colorier ce monde grisâtre qui, l’espace d’un temps, nous appartient.

Splatch

Pour ce qui est du contrôle de Blob, il est agréable à jouer et simple à prendre un main. Mais cela se corse un peu pour des tâches plus compliquées. La caméra est parfois un peu chiante (pardonnez l’expression), les sauts sont souvent difficiles (et le fait de secouer la Wiimote pour sauter peut être fatigant à la longue). Fort heureusement, le système de visée avec le bouton Z est très intuitif, et ne révèle son défaut que lorsque vous souhaitez viser une cible précise parmi beaucoup d’ennemis (ou de Chromabots). C’est gênant en effet de se retrouver avec du vert alors qu’il nous faut de l’orange à cause de la visée automatique.

Ce bouton Z est très utilisé, et permet même de passer à des parties très élevées d’un niveau en enchaînant les sauts grâce à des plates-formes rondes. Très dirigiste certes, mais au moins on n’a pas a s’y reprendre à 15 fois. Généralement, le jeu voit ce qu’on souhaite viser, et c’est déjà un plus.

Vous pouvez aussi vous coller aux murs et glisser sur plusieurs bâtiments pour faire des combos de points, points qui vous serviront à débloquer les parties suivantes du niveau, puis des médailles : bronze pour le minimum syndical, argent pour un bon effort, mais si vous vous attardez à faire les défis, l’or ne sera pas un problème. Pour revenir au point du “collage”, une fois collé, vous devrez attendre de glisser jusqu’au sol, et ça peut être long.

Pour ce qui est de la durée de vie, une dizaine d’heures devraient suffire à mettre à terre l’organisation ENKR et rétablir la couleur dans la ville. Mais pour réussir tous les défis proposés dans chaque niveau, en l’occurence peindre TOUS les bâtiments (et il y en a un tas, heureusement qu’une pression sur le bouton A permet de trouver le bâtiment gris le plus proche), les panneaux, trouver les “styles” (qui sont des objets cachés dans le niveau), délivrer tous les habitants (environ 200 par niveau !) réussir le défi temps, trouver le dirigeable et le repeindre, y a encore du boulot ! Chaque niveau propose aussi deux petites missions additionnelles, plus ou moins difficiles et mettant à profit votre skill de peintre et de yamakasi, en temps limité.

Un mode peinture libre est aussi disponible si vous souhaitez repeindre la ville à votre goût sans être dérangé par les méchants agents ENKR, et des modes multijoueurs sympas sans plus sont là pour allonger le fun entre amis. Mais le mode solo est clairement le plus réussi, la Wii regorgeant de jeux pour jouer entre potes.

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Un peu de gameplay, histoire que vous voyez…

Pour conclure

de Blob est une excellente expérience que je conseille vivement si vous avez une Wii. Il est certes trop facile (marché casual oblige) et répétitif, mais son côté créatif et agréable en font un très bon jeu, même pour les gamers aguerris. Un moment de détente et de couleur qui se prend comme ça. Même si le gameplay a quelques défauts, le jeu est un régal pour les yeux et pour les oreilles, et apporte un plaisir de jeu indéniable. Si vous avez été dégoûté par Assassin’s Creed, passez votre chemin. Mais si votre Wii est désespérément en manque de jeux, et que vous en avez marre de voir Mario, Zelda et compagnie comme bons jeux solo, foncez.

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Un commentaire pour “[Test] de Blob”

  1. Fcp dit :

    Je l’ai acheté à sa sortie vu les critiques plutôt bonnes. J’ai du faire les 2 premiers niveaux, je suis jamais allé plus loin. Je m’emmerdais déjà trop et je n’avais aucune envie de continuer. Peut être qu’un jour si j’ai vraiment rien de mieux à faire je le terminerais mais j’en garde un gout de “chiant”.

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