Modez-moi !

Apercu sans avis juste pour rappeler qu’un mod existe, du dinosaure au tout récent le blog de LeBonhomme.

Restless 35 - Du fun & des frags

Lundi 22 mars 2010 à 21:32

r35

Super prétexte humanitaire pour ressusciter le blog : du vendredi 2 au lundi 5 Avril aura lieu à Auvers-sur-Oise (95) la 35ème Restless, qui accueille un mélange de geeks, pro-gamers ou même dilettantes pour 65 heures de jeux en tout genre.

De la course, de la stratégie et, j’y viens, du bon gros shoot ! (d’où la pub ici même, camarade). Un planning prévisionnel (rarement suivi) fait état de freeplay et de concours, il y a même des WC et du DDR, alors que demande le peuple ?

La populace n’est pas farouche: y’a des mecs, des minettes, des équipes improvisées sur le tas (de boites de pizza) et des teams de gamers génétiquement modifiés (Phenix-Gaming et Multi-Family entre autres). A l’heure actuelle, il doit bien rester une cinquantaine de places, sur un total de 168.

Sans entrer dans les détails au niveau des FPS, vous pourrez retrouver les irréductibles Quakards, CODistes, quelques résistants UT, du L4D/L4D², BF2, CS (bloqués dans l’espace temps) mais aussi des mods (fallait bien que je la sorte) ! Il y aura aussi des concours avec des super lots (mais pas de Suédoises, le colis s’est perdu dans la nature).

Pour s’inscrire, c’est par . Pour les détails, c’est dans les com’. Sur place, ne vous attendez pas à voir des marines ou des grosbills avec leur fonction gravée en lettres de sang sur leur dos. Nous ne sommes pas des professionnels, ni des satanistes, donc n’ayez pas peur : pas de sacrifice humain (pour celle là).

Voila, j’ai fait ma BA. Et ce n’est surement pas parce que je fais partie du Staff (et que je touche deux pavés d’héroïne par billet de pub) que je racolle.

Cordialement,

LeBonhomme

Air Buccaneers - a fond les ballons

Vendredi 3 avril 2009 à 11:52

Un mod, c’est un peu comme une civilisation antique: naissance, apogée, déclin, oubli. Déterrons les morts avec un bijou encore jeté dans la mauvaise poubelle. Parlons montgolfières de guerre. Parlons de l’ovni AirBuccaneers.

Créateur: LudoCraft (Site officiel)

Nécessite: Unreal Tournament 2004, 600 Mo (soit 400 disquettes), 4-5 potes ouverts d’esprit et connaissant le terme Teamplay, les bots s’occuperont du reste.

Type: FPS aérien artificier, conversion

Prise en main: deux quarts d’heure pour les plus nuls

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En acceptant de pourrir quelques clusters sur son disque dur, on installe deux choses: AirBuccaneers et son ambiance glauque. Ambiance sans musique, seulement quelques craquements de rafiots croulants qui trouvent encore la force de s’élever, et les oiseaux au loin aussi bruyants qu’une nuée d’hirondelles épileptiques un jour de printemps. Si cette ambiance vous les met dans un presse-agrume, vous avez toujours la touche magique F11 qui donne accès au player ingame d’UT 2004. Passons sur ce sujet.

Le but est simple, deux équipes que l’on nommera Bouseux et Pirates, décollent de leur base pleine de moisissure et vont aller se couler allègrement dans les environs du centre de la carte. Ils sont équitablement armés, ont le même panel de personnages (trois c’est peu, mais qui s’en soucie), à l’exception près qu’ils utilisent des boyaux de couleur différente pour fabriquer leurs navires, ce qui est plutôt une bonne idée pour ne pas couler ses potes.

A quai, deux types de vaisseaux sont à disposition: les petites navettes rapides mais super fragiles, et les poids lourds qui acceuilleront un équipage plus important et une puissance de feu supérieure.

Ahhh du feu, on entre dans le vif du sujet. Dans AirBuccaneer, on se démonte à coup de canon, et la où le gameplay vous titille le sadisme, c’est qu’on peut faire plein de trucs avec un canon grace au super équipement précambrien dont vos lépreux disposent:

  • Des boulet, par salve d’un ou deux, pour plus de dégâts mais une portée réduite.
  • Des roquettes pour tirer droit et loin, on en met un sacré paquet dans un seul canon.
  • Des sacs de poudre, pour les batailles rapprochées. Un must pour les pyromanes refoulés.

Il est évident que si le pilote , car il faut bien que quelqu’un bouge cette épave flottante, est mauvais et n’offre aucun angle de tir à son équipage, il ne sera guère apprécié. Un bon type à la barre, et de bons canonniers/rechargeurs, sans compter ceux qui stopperont les projectiles ennemis avec leurs mousquets (nécessite un certain entraînement), c’est tout ce dont vous aurez besoin pour battre l’ennemi et le piller, un motif par ailleurs peu crédible sachant que l’ennemi à l’air aussi pauvre que vous au regard du taudis dans lequel lui aussi vit. On ne jouerait plus à grand chose si on s’arrêtait sur des détails.

Pour les aventuriers, vous pouvez toujours partir en guerre à pied et seuls, mais sachez que:

  • La topographie des cartes n’est pas la meilleure amie des randonneurs.
  • Même si votre équipement peut servir au combat sans canons (roquettes= mines aériennes et sacs de poudre = grenades), vous serez à 10% de vos capacités de tueur et ne prendrez jamais de galon.
  • Les dieux champignons lanceurs de toxines vous chasseront jusqu’à votre mort une fois hors de votre camp.

Je sais qu’il y a des nerveux, eux aussi trouveront une raison de tester le mod: l’abordage. Il est dans la nature humaine de préférer un bon corps à corps sanglant aux armes à distance, aussi êtes-vous munis d’une épée capable de décimer ton contrevenant en un seul coup. De plus, capturer un navire, c’est l’empêcher de réapparaitre chez l’ennemi, et permet de s’approcher en gros lâche près de l’ennemi naïf qui croit voir un ballon allié, muahahaha (les ballons ne changent pas de couleur).

Testez-le. Y’à pas mal de cartes et quelques mods de jeux assez chouettes. J’ai menti au départ, AirBuccaneers n’est pas mort, il est juste en train de suffoquer dans une agonie plutôt injustifiée. Notez qu’il suffit d’être deux en Lan pour prendre du plaisir (testé et approuvé).

Et parceque les gens aiment bien jouer les ordures, je vous met à disposition un guide vieux de quelques mois (au moins il servira).

Les gens sont joueurs.

Les gens aiment les techniques salaces.

Ce monde n’est qu’une dualité pimp-biatch.

Dystopia - go plug yourself

Vendredi 27 mars 2009 à 15:12

Entre ceux qui abandonnent leur mod dès la troisième semaine et les guerriers qui même avec un job de nuit et six enfants parviennent a sortir des mods de qualité ; il y a la dream team, organisée, créative et efficace. Parfois, ça pond des jeux comme Dystopia.

Créateur: Team Dystopia (Site officiel)

Moteur d’origine: Source (il est intarissable… tambour)

Nécessite: le bucolique Steam, un jeu Source, 2.20 Go (la raclure) et une colonie de gamers étudiants en télécoms et réseaux

Type: FPS cyber-acidulé, modification profonde

Prise en main: lente et douloureuse, 28 kb/s

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Ce sont souvent les plus beaux mods qui font verser les plus grosses larmes. Pas par amour de l’esthétique, mais car une élite de joueurs fait la loi sur tous les serveurs ; et expulse les débutant les plus réticents à l’effort. Hop, rejeté ! C’est le principe du Firewall. C’est l’essence même de Dystopia.

Koiça. Dystopia est un de ces jeux que si on découvre une carte pour la première fois, ce ne sera pas un tuto de 2 minutes, ni un pack de Redbull qui vous éviteront une branlée internationale. A la quinzième tentative, vous serez plus à l’aise, peut-être. Et il en faut du chemin pour cerner et maitriser cette baston sur double-front entre ces extrémistes de Corps et ces punks de Punks.

  • La cause: un gameplay et un level design riches sur un nombre limité de cartes (10 au total) dotées d’objectifs assez éclectiques, allant du pourrissage de réseaux informatique jusqu’à la destruction du joli serveur de 8 mètres de haut à la roquette. Une dualité virtuel/réel régit le rythme de ces objectifs.
  • L’effet: un teamplay disciplinaire qu’un mauvais feeling/timing réduira en bits. Entre la progression réelle (Meatspace), la protection des joueurs connectés dans le réseau (Cyberspace) et ces clowns ennemis qui profitent de nous autres nouveaux petits niais pour nous perforer la rate, on ne sait plus trop où donner de la tête.

La tête et le corps, si on en parlait. Les technologies ont fait un double jump + headshot en avant car les régressistes de la déontologie humaine ayant été exterminés, on peut enfin se farcir les entrailles d’implants. Et il y en a pour tous les gouts, pour booster le skill personnel (réflexes augmentés, supersauts) ou le teamplay (soins de groupe, assignation du statut des cibles par nono dont tous ses potes bénéficient). Les implants sont évidemment plus légers que les cartes SLI dual-cooldown du crossfire triple conso énergétique des pc d’aujourd’hui, mais restent limités en fonction du gabarit de votre gentil pacificateur. Ces trois gabarit sont le Light, Medium et Heavy, et ce que chacun n’a pas en puissance de feu/santé/armure, il le gagne en mobilité/implants. N’espérez pas, par exemple, pénétrer le Cyberspace en soldat lourd, ça ne rentrera jamais !

Ah, le Cyberspace. Un monde merveilleux qui vous fera saigner des yeux si vous jouez dans le noir complet. Sur chaque carte sont disséminés des Jack-in Points sur lesquels vous pourrez rejoindre le monde virtuel (enfin, si vous avez l’implant). Une fois dans cette toile, vous devrez, en fonction des objectifs définis, briser des pares-feu, prendre le contrôle des éléments réels (tourelles, spawn), sécuriser des points et éviter que l’ennemi ne vous déconnecte à coups de rayon binaire ou de boule de données. Car ça consomme des watts de se balader dans un réseau (merci l’implant énergie accrue), qui plus est quand on prend des coups. Se faire débrancher ainsi bousille vos implants pendant un laps de temps, coup du sort toujours préférable au backstab dans le monde réel pendant que vous surfez. Et ouais, le corps subsiste, d’où l’intérêt d’avoir un bon pote et des micros qui fonctionnent.

Bref, le Cyberspace c’est pour les durs. Pour les autres, vous avez toujours des armes qui vont du double flingue à balles chercheuses, au fusil à pompe tri-cartouche… et un joli Katana.

Il fallait bien un katana quand même, des fois qu’on tombe en panne. Ah non, on meurt avant en général. Mais dédramatisons, Dystopia c’est la fête, il roxxxe du poney (comme ils disent les vrais gamers), et surtout, les serveurs ne sont pas tous vides.

Car oui, la fidélité dans la modding community, c’est rare.

Plus de réticence, pas d’hésitation, et si l’anglais vous répugne, allez voir si j’y suis.

D.I.P.R.I.P - autobahn crusher

Vendredi 27 mars 2009 à 13:45

DIPRIP met Gordon Freeman sur un kart et remplace ses poches pleines de flingues par des boites à gant. Un essai mitigé mais toujours agréable dans les Lans en manque de créativité.

Créateur: EXOR (Site officiel)

Moteur d’origine: Source

Nécessite: le vil Steam, un jeu Source, 1.30 Go et 4 cobayes pour un terrain de jeu acceptable

Type: TPS à roues, total conversion

Prise en main: au quart de tour

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Comme son doux nom l’indique, D.I.P.R.I.P (Die In Pain, Rest In Peace) est un parangon de philanthropie avec quelques petites rectifications du code de la route:

  • Les armes sont autorisées en ville sur les véhicules.
  • Les armes remplacent les klaxons en cas de litige entre usagers de la route.
  • Aucun procès verbal n’est à dresser à l’encontre d’un usager ayant commis un forfait contre son homologue.

Autant démarrer sur un peu de civisme, D.I.P.R.I.P n’est pas à reproduire dans la vie réelle. Vous avez le droit d’imaginer que le pilote d’en face n’est autre que Mr Dupneu, inspecteur du permis qui, après avoir pris un apéro et vous avoir fait poireauter 45 minutes sur un parking au milieux de candidats stressés et au bord de la pneumonie un jour d’hiver, trouve le moyen de vous refuser car vous galérez à conduire avec des doigts gelés.

Au menu, le classique Deathmatch solo ou en équipe (que de créativité), Uranium Run (comprenez capture the damn Barrel) ou encore une nouveauté du dernier patch qui consiste à allez se faire sauter le caisson contre un objectif, avec une bombe atomique dans la boite à gant, couvert par ses potes.

Une raison pour laquelle cette conversion tient plus du FPS que du jeu de caisse: D.I.P.R.I.P n’a pas de circuit, il ne sait pas ce qu’est un panneau de signalisation et on oublie assez tôt de mettre son clignotant. De plus, le champ de vision est intégral, visez devant comme derrière sans encombre. Pas de ligne d’arrivée non plus, pas de bisou ni de champomy sur le podium en fin d’étape donc. Juste des explosions, quelques déflagrations, la masse d’encastrements, des rayures, des surchauffes et aussi des explosions. Du boumboum qui ne vient pas des véhicules au GPL sans soupape, mais d’un arsenal de lèse-pacificateur.

L’armement, parlons-en. Réduit mais pas incomplet pour autant, chaque arme possède ses distances et situations idéales:

  • Une mitrailleuse montée pour allumer ceux qui rodent à 360°. Pouvoir tirer ou l’on veut sans rester parqué comme une pinata s’apparente aux yeux de beaucoup à une bonne idée.
  • Pour les fainéants, le minigun ne tire que devant, mais vise tout seul. Plus violent que sa petite sœur rotative. Un plus pour les poursuites.
  • Des missiles de trois types, du bleu faible et autoguidé, au rouge sauvage sans tête chercheuse. Gardez un doigt sur la touche de contremesures, car ces roquettes sont responsables de 80% des carlingues flambées en fin de réunion. Ne tirent que devant.
  • Un mortar… Un MORTAR !!! Faites des bisoux à celui qui a trouvé ça, c’est un visionnaire: avec un mortier sur votre twingo, les 4×4 seront plus disciplinés que jamais. Monté sur son écrin rotatif, personne ne sera à l’abri d’une petite averse. Une arme de mort à la fois efficace et ludique. On se surprend parfois même à tirer droit devant et mettre le turbo pour tenter un suicide.

Les caisses. Sorties du concessionnaire avant Staline, les bagnoles sont rouillées et acérées. Cela fait toujours une arme de plus: encastrer après un coup de turbo fait mal (à autrui), alors pourquoi s’en priver ? Comme on s’en doutera, cela va du veau cuirassé au bolide un peu fragile en passant par le format moyen-moyen et… et… et puis c’est tout. QUOI, tu m’a pourri ma bande passante pendant deux heures pour trois chiottes à roulettes ? Oh mais regardez ! Il y a des cases vides. Les développeurs les rempliront avec le temps pour offrir jusqu’à 6 véhicules (supposons).

Steam oblige, le jeux est pété d’achievements, car aujourd’hui le joueur à besoin de se sentir récompensé pour chaque action constructive qu’il fait dans un jeu (genre dégommer 2000 objets). C’est la mode parait-il. Comme tout achievement sur Steam, n’en faites ni une fierté, ni un paragraphe sur votre CV.

Techniquement le jeu éblouit par ses explosions, Source engine en a encore sous le capot, et seuls ceux qui n’ont jamais défragmenté leur bécane trouveront des problèmes. Il fonctionne comme un charme sur mon portable de 2004.

Sautez-dessus et ne le laissez pas crever, il n’y a plus de place au cimetière des mods délaissés.

Un mortar…