Si Hoc Legere Scis, Nimium Eruditionis Habes

Si vous pouvez lire le nom du blog, vous êtes trop éduqués le blog de Kirannu.

La petite maison dans les vignes

Jeudi 23 juillet 2009 à 14:25

J’ai passé récemment quelques jours en Alsace, et j’ai eu la chance de pouvoir pique-niquer au Mairehiesel en plein milieu des vignes au dessus de Barr (ville de 7000 habitants). Comme son nom vous l’indique (en alsacien = petite maison du maire), c’est un pavillon construit par le maire de la ville vers 1840 pour ses filles qui y jouaient du clavecin, avec une jolie vue sur la plaine. A l’époque il en existait une dizaine, mais c’est le seul qui reste. Il n’y a ni eau, ni électricité, ni assainissement, ni chemin d’accès. Il est tombé en ruines et a été racheté par ma tante y a 40ans pour le prix de la cheminée. De gros travaux de restauration l’ont remis sur pied, et c’est maintenant un repère visible de très loin depuis la plaine.

On aime bien y passer des après-midi, la vue sur la plaine d’Alsace et la forêt noire (du côté allemand) est magique, les nuits sont propices à l’observation des orages, et on y observe le lever du soleil.

Pour y aller, il n’y a pas de chemin, on passe par les vignes. Dans le fond, la ville de Barr 200m plus bas.

Une photo (rare) de l’intérieur tôt le matin avec plein de brume sur la plaine.

Farniente sur la terrasse.

Avec les ruines du château d’Andlau dans le fond.

Je suis toujours une quiche pour faire des photos du lever du soleil, mais je m’essaye au Timelapse. J’utilise pour le moment mon vieux compact (Canon IXUS 850 IS) avec les scripts de CHDK, je le pose sur un mini-trepied et je pars me balader…

En 2008, beaucoup trop court :

http://www.dailymotion.com/videox9y3ff

En 2009, déjà mieux (de 5h à 7h30) :

http://www.dailymotion.com/videox9xdnc

Puis je l’ai placé ailleurs, et je l’ai laissé prendre des photos jusqu’à ce que les piles lâchent. La vue sur la plaine, de 8h à 15h :

http://www.dailymotion.com/videox9y3gp

Ce que je retiens de ces timelapses, c’est que les vidéos verticales, c’est pas la peine on voit rien une fois sur le web. Prendre le lever du soleil c’est sympa mais il faut se lever tôt (4h30), et il faut réussir à deviner où il va apparaître 1h plus tard.

Vous n’auriez pas des astuces pour les timelapse ? Si vous en faites avec vos reflex, c’est avec quel matos pour le déclenchement ? Comment faire pour laisser 10h son appareil quelque part sans qu’il disparaisse, se fasse inonder, tombe comme une merde ?

Sur les toits de Lille

Mardi 21 juillet 2009 à 11:24

Clichés pris lors d’une soirée concert de Lille 3000 sur la terrasse du Printemps.

Parce qu’il y en a encore qui parlent de kikoolol HDR, si vous n’aimez pas, c’est la retouche que je fait, un choix de traitement que j’ai choisi consciemment. Le HDR n’est qu’une des techniques que j’utilise pour faire pêter le contraste.

Le 10mm ultra grand angle c’est sympa parce qu’on peut faire ce genre de photo, mais bonjour les déformations sur les bords.

Tout le reste est fait au 50mm.


Celle là ne me plait pas des masses, mais je n’arrive pas à avoir une image potable.

Stade Grimonprez-Jooris à Lille

Dimanche 19 juillet 2009 à 23:35

Pour me changer les idées pendant la rédaction de ma thèse, mes pôtes m’ont trainé jusqu’au vieux stade de Lille.  Je suis passé devant des dizaines de fois, mais c’est bien la première fois que j’y mets les pieds.

Ce stade a eu une histoire mouvementée ces dernières années, n’étant plus aux normes de l’UEFA il devait être rénové. C’est tombé à l’eau grâce aux associations de sauvegarde du patrimoine (c’est juste à côté de la citadelle). Il attend maintenant sa destruction, sans date précise.

Je me suis bien fait plaisir avec des panoramiques HDR (chaque image est en fait composé de 3 panoramiques pris à des expositions différentes).

15 photos :

9 photos :

15 photos :

21 photos :

Tout est dans un état désastreux, une loge au hasard :

Et ce qu’il reste des tribunes…

Avant de partir, une babe…

Essayez de deviner le petit joujou qu’elle a dans ses mains. (Indice : il est plus cher que mon appareil et mes 5 objectifs)

Pour les panoramiques, je shoot en RAW, je colle les images avec Autopano Pro en gardant 3 couches pour les différentes expositions, puis je passe à la moulinette de Enfuse et Photomatix, puis je retraite sous GIMP.

Filature abandonnée

Lundi 15 juin 2009 à 8:42

Quelque part en Belgique… L’Etat qui se contrefout de l’état de ses friches industrielles.

L’entrée à 20m d’un bureau de vote le jour des élections européennes, c’était bien coton.








Jardin des plantes

Vendredi 5 juin 2009 à 9:56

Une après-midi au jardin des plantes de Lille.

Je découvre que mes photos de fleurs sont bien plus impressionantes si je suis en contre-plongée, plutôt que de photographier le sol.

pentax k200d + 35mm limited f2.8









Vous saurez tout sur la photo HDR

Lundi 1 juin 2009 à 12:37

Je reproduis ici un tutoriel que j’avais fait pour mes amis photographes.
N’hésitez pas à laisser en commentaires vos remarques, vos critiques (si je dis trop de conneries), et surtout de nous partager vos astuces à vous.

Je me suis en partie inspiré des livres :
“Photographies HDR, des photos hors du commun” de Pierre-Henry Muller chez Dunod
“Éclairages extrêmes & photographie numérique” de Duncan Evans chez Dunod

Pourquoi le HDR ?

Une photo ne peut pas enregistrer toute la plage lumineuse du monde réel, ce joli schéma le montrant très bien :
plages d'expositions

Donc une photo HDR est une compression d’une large plage lumineuse dans une seule image.

Quand le HDR est-il nécessaire ?

On utilise en général le traitement HDR dès qu’une photo a des zones sur-exposées et/ou sous-exposées et que l’on ne peut pas régler le problème en décalant l’exposition.
Un exemple pratique :

Dans un couloir assez sombre qui donne sur l’extérieur :
Couloir sombre

Peut-on récupérer les zones surexposées en sous exposant légèrement la photo ? Regardons alors l’histogramme :
histogramme

Problème : l’histogramme touche à la fois le bord gauche et le bord droit. Le traitement HDR est la seule solution ici.

La prise de vue

Prérequis pour cette fois-ci : vous avez un trépied, et si possible une télécommande.
Pour faire l’image HDR, on va avoir besoin de plusieurs photos couvrant toute la plage lumineuse de cette scène. En gros : des photos plus sombres, et des photos plus claires.
La qualité de la prise de vue déterminera ce que l’on pourra faire comme image HDR, alors autant s’y appliquer.

Fixer les réglages

D’abord quelques astuces que j’aurais bien voulu connaitre dès le début : entre les différentes photos il ne faut faire varier que la vitesse. Certains éléments vont rester fixes : la sensibilité, la balance des blancs, l’ouverture et la mise au point.
- Si la scène est statique on va choisir la sensibilité la plus basse possible, mais si des éléments sont en mouvements (ne serait-ce que des nuages), on montera un peu la sensibilité afin de gagner en vitesse. Il faut savoir que le bruit sera amplifié par le traitement HDR.
- Si on veut travailler avec des images JPEG, régler la balance des blancs manuellement est souvent une bonne idée, car la mesure de l’appareil photo peut être perturbée dans les scènes à contre-jour.
- Alors surtout, faire la prise de vue en priorité ouverture (Av) ou en mode manuel (M) : en priorité vitesse l’appareil va faire varier l’ouverture ce qui fera varier la profondeur de champ d’une image à l’autre, idem pour le mode programme.

- Si on travaille avec un effet de profondeur de champ avec une grande ouverture, c’est utile de fixer la mise au point (débrayer en focus manuel une fois la mise au point réalisée). Dans le cas de paysages ou une ouverture au-delà de f/8, ce n’est pas nécessaire.

Évaluer les réglages

On commence par faire les réglages comme pour toute photo : se poser la question de sous-exposer la photo car une grande partie risque d’être surexposée, ou inversement. Ne pas oublier vos pare-soleil, filtres polarisant pour éliminer les reflets, filtre gris dégradé pour les paysages.
Pour déterminer l’écart d’exposition, on peut faire confiance à la mesure de l’appareil photo : régler sur une mesure sélective de la lumière, et utiliser les collimateurs en regardant les zones les plus claires et les plus sombres. A chaque fois, appuyer à mi-course et lire la vitesse calculée.

On peut utiliser la fonction bracketing de l’appareil seulement si l’intervalle de luminosité est suffisamment petit pour être couvert par cette fonction (choisir en général -2 eV, +2 eV). L’avantage de cette méthode est qu’on n’a rien à toucher entre chaque photo, il suffit de maintenir appuyé sa télécommande. L’intervalle de temps entre chaque photo est donc minimal.

En mode manuel, il faut modifier soi même la vitesse pour couvrir la plage entre la valeur la plus lente et la plus rapide. Ne pas hésiter à rajouter des photos plus rapides et plus lentes que celles proposées par le calcul de l’appareil. On privilégiera cette méthode pour les cas extrêmes où la plage de luminosité est énorme (dans une cave avec une fenêtre donnant sur une zone éclairée par un soleil d’été). Attention, c’est en fait souvent nécessaire en intérieur si le ciel n’est pas couvert.

En pratique, on prend la première photo correctement exposée, puis on abaisse la vitesse pour arriver à une sous-exposition de -1 eV (ça peut être 2 ou 3 crans de la molette selon les appareils) ou -2 eV et on prend une photo. Si des zones de la photo sont encore trop claires, on continue (l’appareil n’affiche pas la mesure en dessous de -3 eV, tourner d’autant qu’avant).
De l’autre côté, prendre aussi des photos tous les 1 ou 2 eV, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de zones trop sombres.

Vérifier les images

Pour être sur de ne pas rater son coup, vérifier les photos avant de bouger le trépied. Si on ne couvre pas toute la plage de luminosité, on n’aura aucun résultat réaliste (à vous les rendus impressionnistes).
Regarder les photos extrêmes : sur la plus sombre, il ne doit y avoir aucune zone trop claire (un nuage ne doit pas être blanc mais gris et on doit voir les détails de sa structure, le ciel doit être bleu roi et non bleu pastel). Sur la plus claire, il ne doit y avoir aucun point noir.

L’astuce la plus importante de la leçon : regardez les histogrammes.

Reprenons mon exemple, j’ai donc fait une photo plus sombre et son histogramme :
Image + sombre
Histogramme 2
Ce qu’il faut retenir : la photo la plus foncée doit avoir un histogramme qui ne touche pas le bord droit.

Et une photo plus claire :
Image + claire
Histogramme 3
L’histogramme de la photo la plus claire de doit pas toucher le bord gauche (zone sombre).

De préférence, il faut donc que l’histogramme se tienne à bonne distance des bords pour les photos extrêmes.

Traitement numérique

Prétraitement des photos

Le but du traitement HDR est de fusionner plusieurs images en préservant la maximum d’informations. Cependant, il peut être parfois nécessaire de retoucher ses photos avant de réaliser la fusion.
- Premier cas : pas assez d’images sources. Si comme tous les photographes qui ont des cartes mémoires trop grandes, vous shootez en RAW, il est alors possible de développer des images aux luminosités intermédiaires.
- Un autre cas concerne la saturation des photos : dans de rares situations, pour corriger des zones sursaturées dans le résultat final il faut désaturer localement les photos concernées.
- Enfin, il faut vérifier le réglage de la balance de blancs, pour qu’elle soit lisse sur toutes les images. Le syndrome correspondant est une saturation excessive dans le jaune et l’orange sur l’image finale, ou des couleurs trop chaudes.

Rendu artistique ou réaliste

L’image finale que l’on veut obtenir s’obtiendra en 2 étapes :
- On va d’abord créer une image HDR à partir des photos sources. L’image HDR contiendra plus d’informations par pixel puisque sa plage de luminosité est plus grande. Les logiciels de traitement HDR automatisent cette création.
- Cependant, on ne peut pas afficher ou imprimer une image HDR, il faut la transformer : c’est le Tone Mapping. Lors de cette étape, les choix de l’utilisateur influencent le résultat final.

Le choix le plus logique est le rendu réaliste (TTHDR pour True Tone HDR) : combler le manque de dynamisme des appareils photo pour gagner en gamme de lumière tout en restant proche de la réalité tel que le photographe a vu la scène. On ne doit pas savoir que le résultat est l’assemblage de plusieurs photos. Mais c’est le rendu le plus complexe, et il faut que les images sources soient rapprochées et suffisantes en nombres pour couvrir toute la plage de luminosité.

L’autre possibilité est le rendu artistique : le traitement HDR peut produire des effets impressionnants, la photo finale ressemble à une peinture ou une image de synthèse. Ce rendu est simple à obtenir et demande moins de photos sources. C’est un rendu que l’on voit souvent sur internet, et c’est pas toujours ce que cherchait à avoir la personne : c’est souvent le résultat d’une mauvaise prise de vue.

Création de l’image HDR

J’utilise couramment 2 logiciels de traitement HDR :
- Photomatix Pro : logiciel commercial de référence, simple à utiliser, efficace pour la plupart des scènes.
- QTPFSGUI : logiciel libre (et gratuit), plus complexe et proposant plus d’algorithmes.

L’étape de création de l’image HDR est très similaire quelque soit le logiciel :
- Sélection des photos sources
- Alignement des photos : efficace seulement pour les faibles déplacements, je préfère utiliser un trépied et donc décocher cette option
- Réglage de l’exposition de chaque photo : si le logiciel n’arrive pas à lire les infos EXIF de l’image, il faut renseigner les expositions (0 eV pour la photo centrale, puis -2 eV, 2 eV, etc.)
- Profil de conversion vers HDR (chez QTPFSGUI) : je laisse par défaut

Le logiciel va mouliner un peu et afficher un aperçu de l’image HDR. N’ayez pas peur, ce n’est pas l’image finale, puisqu’elle contient plus d’informations que le moniteur peut afficher.
Image HDR intermédiaire

Tone mapping

Voici l’étape la plus longue et décisive sur le rendu final. On va utiliser un algorithme qui comprimera la grande plage de luminosité de l’image HDR suivant une pléthore de paramètres.
Je ne peux pas donner une recette qui fournira toujours de bons résultats, à vous de jongler avec les paramètres pour trouver l’effet que vous désirez.

Si vous utilisez QTPFSGUI, l’explication des paramètres de chaque algo est donné sur cette page :
http://osp.wikidot.com/parameters-for-photographers
L’approche du logiciel est intéressante : on peut disposer côte à côte divers rendus afin de comparer plusieurs réglages.

Pour Photomatix, un peu plus de détails sur certains paramètres :
- Strength : dureté de la compression des zones claires par rapport aux zones foncées.
- Light smoothing : influence l’harmonie des zones de luminosité différentes. S’il est faible, on se rapproche d’un rendu irréaliste ; élevé on retrouve la scène telle qu’à la prise de vue.
- Gamma et Luminosity modifient la luminosité globale de la photo.
- Black point et White point (respectivement réglage du point le plus sombre et le plus clair de l’image) permettent d’accentuer le contraste.
- Onglet Color : modification de la saturation des ombres ou des hautes lumières, et de la température de la photo.
- Onglet Micro : accentuation du contraste des détails

On lance ensuite le calcul, et on peut alors sauver le résultat du tone mapping. Il faut savoir que cette image finale peut être un peu différente des aperçus que donnaient les logiciels, parce que les algorithmes réagissent à la taille de l’image.

Résultat du tone mapping :
Image tone-mappée

Traitement du résultat

Une fois le traitement HDR effectué, il est intéressant de retoucher sa photographie comme d’habitude : contraste, saturation, netteté, correction des aberrations chromatiques.
A savoir : le tone mapping au rendu réaliste a tendance à aplatir le contraste des photos, parce que les logiciels sont incapables de faire la différence entre une zone sombre et une zone de contraste.

Exploration Urbaine

Jeudi 28 mai 2009 à 22:20

Pour l’exercice difficile qu’est le premier billet d’un blog wefrag, j’ai décidé de me la jouer facile et de parler photo.

Avant de déménager sur Lille, je m’intéressais pas mal à la photo panoramique, dans les paysages sympathiques des Vosges (images pour une autre fois). Depuis que je suis dans le Nord mes potes m’ont fait découvrir cette pratique qu’est l’Urbex, de l’anglais urban exploration, ou exploration urbaine.

L’Urbex, c’est aller faire des photos de lieux abandonnés. Ces lieux ont souvent été dégradés, taggés, pillés, c’est surtout très sale.

Les lieux qu’on visite sont chargés d’histoire, même si on ne devine pas du premier coup d’oeil ce à quoi ils ont pu servir.

Les clichés plein de couleurs sont plutôt rare en Urbex, je les recherche longuement car ce sont ceux que je préfère.

On se balade dans des bâtiments très sombres, dans des souterrains, le trépied est quasiment obligatoire sauf pour ceux qui peuvent se permettre de monter dans des ISO extrèmes.

Les machines qui restent sont bien souvent vidées de leur âme.

Après un certain temps, la météo fait son œuvre, des planchers s’effondrent, des toits prennent feu suite à la foudre, seul le béton et la rouille restent.

Il faut parfois se dépêcher avant qu’un lieu extraordinaire ne disparaisse.

Et avouons le, on fait ça pour les sensations avant tout, les photos sont notre moyen de prolonger le plaisir une fois rentré dans la sécurité de son chez-soi.

La communauté des fricheurs (les photographes des friches) est assez fermée et tente de garder ses secrets. Ont peut passer des weekends entiers à partir en repérage pour trouver des lieux qui finalement sont toujours en activité. Le graal tant recherché est le lieu abandonné encore vierge de tout passage de casseur. Celui qui en trouve peu monnayer l’information contre d’autre lieux qu’il ne connait pas encore. D’autres sont tellement connu qu’ils ont des surnoms…

Entrer dans une friche est au mieux à la limite de la légalité quand elle est abandonnée depuis 40 ans, c’est souvent bien pire quand le lieu est cloturé, surveillé ou gardé. On apprend à sauter les grilles, ramper avec notre materiel photographique, passer les soupirails. Gros coups d’adrénaline quand on aperçoit les gardes au loin, on guette, on se cache ou on essaye de courir plus vite que le gardien.

C’est souvent dangereux, instable tellement tout est rouillé ou tombe en ruines, c’est tellement sale que ça en devient artistique, l’odeur est parfois insoutenable et nos protection contre l’amiante ne doivent pas être très efficaces. La hauteur de certains lieux sans plus aucune protection (les rambardes métalliques sont vites récupérées par les ferailleurs) n’arrangent rien, il y a parfois des accidents.

Mais l’urbex devient finalement de plus en plus à la mode, avec la démocratisation des appareils photo numérique. Et puisque dans le Nord se concentrent 50% des friches de France et qu’il y en a encore plus en Belgique, c’est pas les quelques programmes de réhabilitation qui font les faire disparaitre de sitôt.

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