Mandala

ma vie mon oeuvre le blog de Grendel.

[série] Justified, saison 2

Lundi 30 mai 2011 à 17:31

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La saison 2 a été pour moi un régal.

J’avais adoré ce que la première saison nous proposait, mais il faut reconnaitre qu’au regard de celle-ci, elle ne vaut pas tripette tant le niveau est excellent.

J’ai pas aimé la première, y a quoi de différent là ?

L’histoire qui trame tous les épisodes.

Gamin, Raylan a bousillé à coup d’outillage de baseball la rotule d’un des fils Bennett. Faut dire qu’à l’époque, chez les Givens, ça tricotait pas dans la dentelle, avec Marlo le père bipolaire, caïd notoire, associé aux Crowder.

Les Bennett, eux, détiennent le monopole de la maijuana sur cette partie du territoire du Kentucky, où la principale source de richesse et d’emploi, c’est la mine à flanc de montagne (c’est à la mine que Raylan et Boyd étaient devenus potes).

mags-bennett-fx-1301425760De retour au pays, Raylan retrouve les Bennett qui font parler d’eux. En effet, les trois fils sont de grands dangereux (entre le drogué de 140 kilos de muscle, le petit vicieux qui traine la patte et le fils ainé qui est sheriff du conté), mais moins que la mère : Mags Bennett (on pense à Ma Dalton, en vraiment grosse saloperie). Ces trois familles se sont de tous temps disputé le contrôle des activités illégales de la région. Au regard de cet atavisme, Raylan fait figure de mouton noir !

Tu pourrais être encore plus vague ?

Je ne veux pas vous spoiler l’histoire qui est très bien foutue, bien construite, et qui décanne sévèrement, dès le premier épisode. Mais en gros on retrouve les personnages de la première saison (moins ceux qui ont pris cher, évidemment), on en découvre de nouveaux, une compagnie veut racheter la montagne et les terrains des habitants dessus, mais la plus grosse propriété, c’est les Bennett qui l’ont.

Boyd cherche (?) la rédemption, et son personnage est vraiment hallucinant.

Raylan ramasse cher dans cette histoire qui se termine forcément très mal, et il y a un côté jouissif à voir une série qui s’est construite sur deux saisons se tirer dans le ventre pour le plaisir de voir la gerbe de sang.

Je vais aimer, c’est sûr ?

La seule chose de sûre, c’est les impôts, la mort et les cabinets.

Si tu aimes les ambiances, les personnages, une certaine lenteur, beaucoup de tension, comme la lourdeur de l’air avant un orage, oui, tu aimeras, ami lecteur.

Si tu ne jures que par des séries montées caméra à l’épaule avec un Vic Mc Key qui défonce une porte, je pense que tu peux passer à côté de plein de choses que propose Justified.

La saison a été reconduite, et s’ils parviennent à maintenir le niveau, nous tenons-là une référence dans le monde des séries qui prennent des risques.

[série] Justified

Mercredi 16 février 2011 à 18:28

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Elmore Leonard.

C’est un romancier américain, plus tout jeune, qui a pondu une cinquantaine de textes, parfois adaptés au ciné, comme Jackie Brown, Hors d’atteinte ou Get Shorty par exemple.

Son truc, c’est les situations où chaque dialogue est chargé de tension, et où tout peut péter d’une seconde à l’autre sans crier gare. C’est justement un des trucs de Tarantino me direz-vous  ? oui. Il l’a piqué à Leonard.

Leonard a écrit une nouvelle assez bien fichue : Fire in the Hole.

C’est cette nouvelle qui pose la trame de Justified, adaptation libre tournée autour du personnage de Raylen Givens, de retour dans le Kentucky.

C’est un western ?

Non. Le héros a un chapeau et les 3 premières minutes du premier épisode reprennent une narration de type western, mais c’est tout.

Le héros de Justified, Raylen Givins, est un Marshall à la devise très pragmatique : si l’autre dégaine, je tire.  Ce n’est pas un western, mais certes, Raylen a tout du cow-boy : il porte des bottes, un stetson vissé sur la tête, il parle tout bas en plissant les yeux, il aime le whisky et vient du fin fond de l’Amérique, en l’occurrence du Kentucky. Ça tombe bien : comme il s’est amusé à dessouder un trafiquant d’armes peu enclin à obéir à ses injonctions (quitter Miami dans les 24 heures), il est renvoyé au pays pour s’occuper d’une bande de néo-nazis adeptes du dégommage de monuments au bazooka, de l’attaque de banque, du deal de drogue, entre autres.

Le problème, c’est que c’est un petit bled, et qu’il connait tout le monde, le bougre. Bon nombre de ses vieux potes sont devenus des mauvaises graines, et son ex-femme y a refait sa vie.

Rednecks

La White Power Supremacy en prend un coup : c’est peuplé de rednecks, tout le monde a une arme, et l’assistante du sheriff, aussi compétente et bardée de diplômes qu’elle soit restera toujours dans l’inconscient de beaucoup d’habitants une négresse, descendante d’esclaves.

Voilà pour le cadre.

Il me dit quelque chose le mec

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Vous aviez aimé The Shield ? je vous comprends.

Ca vous dit de retrouver l’acteur de Shane Vendrell (Walton Goggins) dans un rôle taillé sur-mesure ?

Alors d’un côté on a Raylen Givens (Timothy Oliphant, déjà sheriff sans Deadwoods), de l’autre Boyd Crowder, neo-nazi foutrement intelligent.

Toute la première saison tourne autour de la confrontation entre ces deux amis d’enfance, aux destins diamétralement opposés.

Pourquoi c’est bien ?

Excellente question, et merci de me l’avoir posée.

C’est une excellente série parce qu’elle a un ton. Elle a une atmosphère, chaude, lourde, on sent le Kentucky. On est dedans, on vit dedans. Les acteurs sont remarquables, la photo est précise et belle, bref, c’est immersif.

Ensuite, elle a un tempo : un peu trainant comme l’accent de là-bas. Des phrases, des moments, des échanges, et beaucoup de regards, de pions qui avancent, doucement. D’un coup, un coup de hache dans le quotidien, la violence qui explose sans prévenir.

Et puis, le scénario est excellent. Tout le jeu auquel se livre Crowder est machiavélique, et Givens bataille dur pour garder le stetson au sec.

Au final

Au final, c’est une série courte (13 épisodes première saison, la deuxième vient juste de débuter), avec une histoire a priori simple, mais qui permet d’aller chercher loin en profondeur des moments de bravoure qui rendent bien accro.

Voici un trailer :

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Richter, indispensable à une vie heureuse.

Mardi 11 janvier 2011 à 17:21

“I am not a complete idiot, but whether from weakness or laziness have no talent for thinking. I know only how to reflect: I am a mirror . . . Logic does not exist for me. I float on the waves of art and life and never really know how to distinguish what belongs to the one or the other or what is common to both. Life unfolds for me like a theatre presenting a sequence of somewhat unreal sentiments; while the things of art are real to me and go straight to my heart.”

Sviatoslav Richter, né en 1915, mort en 1997, est probablement le plus grand pianiste du 20ème siècle.

Il y a les pianistes, il y a Dieu (peut-être), puis Barney Stinson, et après, il y a Richter.

Je vais vous proposer d’écouter un prélude de Rachmaninoff joué par Richter dans quelques instants.

Si cela vous touche, c’est parce qu’il était le seul homme qui s’efface derrière la musique, et, paradoxalement, à la servir, sans jamais mettre son égo en travers.

Quand on lui demandait, sidéré de sa performance, comment il faisait pour rendre une telle richesse (rarement approchée par d’autres interprêtes), il répondait, tout étonné de la question : “je ne fais que lire la partition”.

C’était un homme dont on devine la richesse, l’importance, en écoutant ses travaux, comme ici :

ET TU ECOUTES ! C’EST COURT ET ACCESSIBLE !

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[série] The Wire

Vendredi 26 novembre 2010 à 14:33

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The Wire est la meilleure série de tous les temps.

Je ne pouvais pas commencer cet article autrement. Il va sans dire qu’il est impossible de m’objecter des “ce n’est que ton avis, moi je préfère Lost” ou des “non moi j’ai pas aimé”. Je ne suis pas responsable de vos éventuels goûts de chiotte et je vous invite, si vous vous retrouvez dans cet esprit contestataire juvénile, à retourner à vos consoles et à vos fps au pad.

The Wire est une série de HBO de 60 épisodes, en 5 saisons, passée entre 2002 et 2008. Son nom français est : Sur écoute. C’est une série policière.

Et il y a un avant et un après The Wire.

Jeu d’acteur hallucinant, scotchant, confondant ; narration ultra-immersive ; personnages complets ; histoire somptueuse, The Wire est la série des superlatifs.

Bon tu te calmes et tu dis ce que c’est

C’est l’histoire criminelle et policière de Baltimore, sur quelques années, vue à travers un thème particulier à chaque saison :

  • S1 : le marché de la drogue
  • S2 : le fret côtier et ses syndicats
  • S3 : la municipalité et la bureaucratie
  • S4 : l’éducation au collège
  • S5 : le journalisme

Ca a l’air chiant

Oui mais non.

C’est d’un réalisme extraordinaire, et parfois insupportable.

L’histoire, c’est toujours l’opposition de la police et des méchants criminels dealers de drogue, ou proxénètes, ou assassins, ou officiels véreux. Et c’est là où The Wire propose un traitement original : les flics sont fauchés, leurs moyens sont totalement dépassés par ceux mis en place par les mecs qu’ils tentent de serrer, le système est une plaie sur leurs épaules, et il faut compter avec l’incompétence des collègues.

Du côté des dealers, le cash coule à flot, et la structure est super bien huilée, avec sa hiérarchie, ses corners, ses soldats, ses guetteurs, un processus destiné à blouser la flicaille.

A côté de tout cela, des personnages plus flous, aux motivations différentes, parfois convergentes, avec toujours comme trame, l’échange du pouvoir.

L’histoire dure sur cinq saisons, avec un début, une fin (sublimissime), et ce jeu de chat et de souris se poursuit tout durant, avec des batailles gagnées, d’autres perdues, pour une guerre au final où le front oscille peu.

Ce qui frappe, c’est la justesse des situations, des personnages, des raisons qui les poussent à être ce qu’ils sont, et surtout ce qu’ils deviennent.

Et cela s’applique à tous…

…les Personnages

Il y en a une tétrachiée (près de 500), autant du côté des flics, que des dealers, que des satellites. Je synthétise pour être compris plus facilement, mais rien dans The Wire n’est aussi manichéen.

Il est impossible de tous les présenter, pourtant en fermant les yeux je les revois quasiment tous dans ma tête, tant ils m’ont marqué. Voici un florilège de mes préférés.

Jimmy Mc Nulty

Inspecteur Irlandais alcoolique, intelligent, gouailleur, débrouillard, et incapable de supporter une hiérarchie. Il est l’agent Chaos, celui qui permet à la trame de se modifier.

Omar

Omar est un voyou, un voleur, un assassin et un homo plutôt sentimental. Il ne vole cependant que la came des dealers, et leur revend au prix fort. Il se balade toujours avec un canon scié, en sifflant le même air qui fait chier de trouilles tous les guetteurs des coins de rue, et porte ostentatoirement son gilet pare-balle, preuve qu’il n’a pas peur que ça dégénère. C’est le personnage préféré de Barrack Obama : “I gotta say Omar’s a great character … He’s this gay gangster who only robs drug dealers, and then gives back. You know, he’s sort of a Robin Hood. And he’s the toughest, baddest guy on this show, but he’s gay, you know. And it’s really interesting. It’s a fascinating character.”

The Bunk

Inspecteur talentueux et flegmatique, doté à la fois d’un certain sens moral et d’une bonne compréhension de la chaîne de commande, et également buveur infidèle. Partenaire de toujours de Mc Nulty avec lequel il se met une mine régulièrement au bord d’une voie ferrée, à refaire le monde. Bunk, c’est la classe, avec un cigare.

Lester

Flic à deux doigts de la retraite, qui sculpte des meubles pour des maisons de poupée en tuant le temps, et qui se retrouve affecté au dernier sous-sol de la cellule de flic sur écoute. Il se révèle être une intelligence capitale et décisive dans l’action de cette équipe. Personnage ultra-intelligent, il est ce que Morgan Freeman aurait du être si ce dernier avait un jour su jouer.

Stringer Bell

Immense fils de pute, l’un des cerveaux de la distribution de la drogue à Baltimore. Homme froid, méthodique, totalement sociopathe, c’est l’inverse du soldat. Il ne se salit pas les mains, mais envoie des gosses à la mort sans scrupule aucun. Immense Idriss Delba (acteur anglais vu récemment dans le très bon “Luther” sur BBC) dans ce rôle.

Marlo

Jeune mec qui reprend le trafic là où la police a réussi à le restreindre, il fait passer ses prédécesseurs pour des enfants de coeur. Psychopathe froid comme un serpent, c’est un stratège qui mène son domaine comme un loup sur son territoire.

Chris et Snoop

Les deux exécuteurs de Marlo, duo mixte qui, sans passion ni colère, planifie avec pragmatisme l’assassinat de tous ceux que leur boss leur désigne. Totalement dénués de sens moral, leur vie n’est qu’une succession de meurtres réglés comme du papier à musique. Glaçants !

Ouais mais il me reste des CSI à mater

Et bien va jouer sur l’autoroute, pauvre connard.

Tu n’as pas le droit de ne pas mater The Wire. Tu n’as pas le droit de ne pas la mater en VO.

Regarde un exemple : la scène d’ouverture de la saison 1, et tu vas comprendre tout de suite :

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Je ne peux rien dire de plus sans spoiler, et vous ne voudriez pas ça. Vous voulez découvrir par vous-même, ressentir cette addiction démente, jamais ressentie entre deux épisodes. Vous voulez vous injecter votre came dans les yeux, et ne rien ressentir de meilleur que de mater un épisode, sachant que vous avez la suite sur votre disque.

Je comprends. Je suis passé par là.

Quand vous aurez tout vu, n’hésitez pas à repasser, à laisser un mot. Et faites passer l’info autour de vous, ne laissez pas des gens que vous estimez passer à côté de cette œuvre magistrale.

[série] Community

Vendredi 19 novembre 2010 à 15:40

Je tiens à partager avec vous mon rendez-vous du vendredi, le seul actuellement qui me fasse télécharger une série par plaisir plutôt que par habitude.

Community est une série comique en format de 20 minutes.

Nous en sommes actuellement à la deuxième saison, et chaque épisode est un petit délice.

Pourquoi ? Comment en est-on arrivé là ?

Le cadre, l’histoire, les gens

Un community college, c’est une sorte de fac américaine publique, considérée comme de très faible niveau, et où l’on retrouve un peu de tout, notamment des personnes qui sortent du cadre : mère célibataire qui décide de reprendre ses études, jeune étudiante modèle qui sort de 2 ans de clinique de repos, joueur de football américain qui revient d’une blessure, ou tout simplement mecs fauchés.

Pour poser le cadre de la série, celle-ci tourne dans les premiers épisodes autour de Jeff Winger, avocat sans scrupule et beau gosse dont le barreau s’aperçoit qu’il a pipeauté son diplôme. Plutôt que de le dégager, il lui est permis de repasser les UV qui lui manquent. Seul un Community College peut l’accepter, il se retrouve donc à Greendale, dans le Colorado. Là, il rencontre Brita, une bombasse altermondialiste donneuse de leçon au caractère diamétralement opposé.

Dans l’espoir de la draguer, Jeff s’inscrit dans un module d’Espagnol, réputé comme facile à obtenir, pour pouvoir intégrer son groupe d’étude.

Community, c’est l’histoire de ce groupe d’étude, de ses évolutions et de tout ce qu’il traverse.

Outre Jeff et Brita, le groupe se compose de Shirley, mère divorcée noire catholique bigote ; Annie, jeune hystérique perfectionniste ; Pierce, homme d’affaire appartenant à une secte ; Troy, ancien meilleur quaterback et nerd non-assumé ; Abed, nerd assumé, extraterrestre Palestinien qui ne perçoit le monde qu’à travers le prisme des classiques du cinéma de geek.

On peut ajouter à cela le staff des encadrants de Greendale ; Senior Ben Chang, prof d’Espagnol gravement déséquilibré ; le Doyen, homosexuel politiquement correct, etc…

Sur une trentaine d’épisodes, une multitude de personnages secondaires viennent se greffer, de la manière la plus cohérente qui soit : on les retrouve régulièrement d’un épisode à un autre.

Ca a l’air naze  !

Oui mais non. Les personnages semblent très caricaturaux, et c’est le cas, mais la série ne repose pas sur leur caractère, mais sur les situations dans lesquelles ils se retrouvent placés.

Community use et abuse des références, et peut aller particulièrement loin dans le délire. Auquel cas, les personnages deviennent les éléments les plus stables et équilibrés du show.

Jusqu’à présent on a eu droit à un remake des films de zombie, d’Apocalypse Now, de Robocop, des Sopranos, de…. de tout ! c’est étourdissant ; les références pleuvent. Rien que pour l’épisode du Paintball (le Doyen organise une journée paintball générale où le dernier debout choisira de l’organisation de ses cours l’année suivante, et ça dégénère méchamment), j’ai compté une vingtaine de références diverses et je suis sûr d’être passé à côté d’un paquet.

L’épisode des Zombies :  lors de la soirée d’Halloween, bloquée sur le best-of d’Abba, des tacos avariés (en réalité des biscuits surplus de l’armée américaine périmés) transforment les fêtards en zombies adeptes de la morsure.

Exemple de dialogues :

*Abed: “Troy, make me proud. Be the first black man to get to the end.”

* Abed remarquant des zombies en approche : “I’d hate to be the ‘we’ve got company’ guy, but…”

Voilà, Community c’est ça : tout peut arriver, n’importe quelle situation improbable, et ce sera toujours drôle, avec des dialogues absolument excellents, le tout sur un format court, avec une grande continuité dans les histoires.

Ma scène préférée :

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Mention spéciale pour les génériques, à chaque fois différents, et souvent désopilants, comme celui-ci, du deuxième épisode de la première saison :

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Allez encore un autre, pour le plaisir :

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J’espère que ça vous donnera envie de regarder. Comme dans toutes les comédies, il faut être tolérant pour les 3 premiers épisodes, et après ça part bien.

Nespresso Open Source

Jeudi 9 septembre 2010 à 10:16

Gentlemen ?

Gentlemen ?

Enfin !

Enfin Nespresso et son monopole absurde sur le système de dosettes qui fait “ploc” avant de se faire bombarder de vapeur sous pression est tombé  !

Rappel des faits :

Une bonne centaine d’abrutis de chez Nestlé, en Suisse, décide de vendre non pas du café soluble, plutôt dégueulasse, mais de vendre à la place du luxe, du prestige, une appartenance à un code classe et décontracté, possesseur d’Iphone, etc. Le concept de Nespresso est né.

L’icône-star choisie pour la communication de ces belles valeurs est illustré ci-contre, pour les ermites qui auraient pu (les bienheureux) échapper à la vague de pub qui s’abat sur nous depuis des années.

Le café Nespresso n’est pas mauvais. C’est même surprenant compte tenu des procédés de fabrication.

Mais son goût n’est pas à l’origine de ma grogne.

C’est d’une part son prix à la capsule, d’autre part son système fermé qui t’oblige à acheter une cafetière chère pour n’y enfiler que des capsules à eux. Et pour acheter les capsules, l’expérience boutique est un sillon de traumatisme dans ma mémoire de client. C’est la première fois que je me faisais prendre de (très) haut par une vendeuse sans le bac, tellement hautaine que je voyais l’intérieur de ses narines, parce que je ne savais pas faire la différence entre du livanto et du whateverio.

J’avais finalement acheté sous un regard méprisant du livanto, honteux de ne pas appartenir au monde merveilleux de George, de ne pas prendre part aux codes de la tribu. Dans la minute, j’étais furieux contre moi, d’avoir été blousé par la jolie architecture intérieure de la boutique, et d’avoir acheté une fortune pour ce que c’est un café somme toute bien inférieur en goût à du moulu-main.

Et puis La Maison du Café entendit mes prières. Elle trouva un procédé pour niquer la propriété intellectuelle de Nestlé et pu fabriquer ses propres capsules.

Viens bégère

Viens bégère

Malheureusement, je tombais de déconvenues en déconvenues : le café était dégueulasse. Immonde est un meilleur terme. Un jus de carton et d’éponge. J’y ai trouvé un goût de pneu.

Je n’ai pas fini la boîte, d’ailleurs pas pratique car m’empêchant de mettre les capsules emballées individuellement dans mon présentoir de merde à capsules reçu à un Noël. Cadeau à la con qui t’incite à te faire humilier par des vendeuses lorsque tu veux le rempoter parce que vide, c’est une structure en inox moche.

Hier, au Géant Casino de Roubaix, lieu connu des forces de police, je suis tombé sur ça :

Enfin !

Enfin !

J’avais déjà été échaudé par La Maison du Café, mais comme ça ne pouvait pas être pire, et que la capsule Casino me revenait à 0,25€, je fis une tentative et achetai le produit.

Ce matin, je tente l’expérience, me fais un mug avec 2 capsules et me pose devant, circonspect.

L’odeur : agréable, un arôme d’arabica un peu végétal, un rien de caramel, un peu fumé.

La mousse : moins crémeux qu’un Nespresso, ce qui est un avantage, mais suffisamment pour donner un côté percolateur gourmand.

Le goût : délicieux. Meilleur à mon goût qu’un Nespresso, car moins prétentieux dans l’assemblage. J’ai bu un café qui m’a ravi, bien meilleur qu’un espresso au café du coin, du niveau de satisfaction d’un moulu.

Le corsé : équilibré, long en bouche.

Le plus : la capsule est biodégradable, ce qui, comparé à l’aluminium (voir si la rose…) de Nespresso est un énorme avantage quand on essaie de ne pas infliger trop à la nature le poids de sa présence. Ce dernier argument n’engage que moi, je ne fais pas de prosélytisme.

Verdict : J’ai trouvé un produit excellent, que j’achèterai encore longtemps. Je suis impatient de tester les variantes proposées par Casino. Dans ton cul Nestlé. Dans ton cul la connasse de serveuse. Dans ton cul George, retourne coudre des panses dans ton hôpital. Dans votre cul l’assemblé de cons qui avez greenlighté un positionnement aussi agaçant pour un produit si cher.

Casino, bravo.

Nas et media

Vendredi 27 août 2010 à 14:48

Je cherche à me faire une installation en fonction de besoins précis. J’ignore quelles solutions sont disponibles et la meilleure manière de les intégrer harmonieusement dans un espace de vie. Je cherche de la simplicité, de l’élégance, de la factorisation.

J’aimerais accéder de mes périphériques à un serveur personnel contenant tous types de documents, de l’audio à la vidéo en passant par les documents Office. Pour les y lire. Et ce à distance (en partant de l’hypothèse que le signal WiFi reste bon).

Je souhaiterais que mes divers périphériques se synchronisent régulièrement à ce serveur pour y envoyer des données nouvelles stockées sur des dossiers prévus à cet effet (mon PC sous torrent, mon portable du bureau, mon iPhone…).

Je souhaiterais que cette installation soit silencieuse, contienne le moins de fils possibles, et soit réduite en taille.

Je voudrais pouvoir jouer le son contenu sur ce serveur avec des enceintes sans fil.

Aujourd’hui, je dispose d’une Livebox Orange (je mérite le pal, je sais), d’un pc de bureau, d’un pc portable, d’un iPhone.

Je suis prêt à investir, étant donné que cette solution apparait comme pérenne.

Cela vous parle-t-il ? Cela vous fait-il penser à une solution existante ? y aurait pas une Freebox du futur qui fasse déjà tout ça ?

Pour remercier les gentils, une babe nommée Ruth.

FlickR en mieux, ça se trouve ?

Mardi 24 août 2010 à 14:46

Une requête, connaissant les amateurs par ici.

Je suis très béotien en photo, et mes besoins en ce moment ce résument à uploader des galleries de photos prises par iPhone sur un site web de type FlickR, pour partager les photos avec d’autres personnes.

Le problème de FlickR, à moins que j’ai fait une connerie, c’est que les photos ne sont pas restituées en taille originale, mais sont rognées à une taille de naze.

Vous savez comment faire ?

En retour, une babe.

Comment ne pas comment - Part 2

Mardi 24 août 2010 à 11:04

Mes prières ont été entendues. Mes sacrifices d’animaux ont été utiles !

Le bloqueur de commentaires :
https://addons.mozilla.org/en-US/firefox/addon/161674/

Comment ne pas comment ?

Lundi 16 août 2010 à 23:08

Faire croire aux gens que parce qu’ils peuvent s’exprimer, ils doivent s’exprimer, c’est l’idée la plus maléfique qui soit.

Depuis que l’on peut commenter tout article de presse online, blogs, statuts FB, Twitter et j’en passe des centaines (non, n’abordons même pas les Youtube) , on assiste à la mort d’un esprit de valeur des mots, de la parole.

D’une part ils n’impliquent plus autant leur auteur. D4rkloard666 n’est pas une vraie identité civique. Planqué derrière un pseudo, et assuré d’être lu par un grand nombre, l’abruti dégoise.

D’autre part, l’immédiateté de l’action du commentaire n’amène pas, plus, à se relire, à réfléchir au contenu, à sa pertinence.

“Les avis, c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un”.

Je suis simplement fatigué de devoir lire ces avis sur tout, partout, où que j’aille sur le Web. Pour un commentaire pertinent, ou intelligent, ou spirituel, ou sympa, ou original, il faut se fader 100 commentaires urticants.

Je profite de mon espace de blog pour dire ce que je pense des commentateurs précoces, des amalgameurs, des idiots, des abrutis, des sordides sots, de toute cette frange imbécile de la population, des communautaristes, des théoristes du complot, des illettrés, des trolls qui ne savent pas s’arrêter, des moutons suiveurs, des prétentieux qui usent de ces tribunes dérisoires pour planter leur orgueil sur leurs ergots…

Mention spéciale aux amateurs du conflit israélo palestinien et aux antisarkozystes primaires. Ils prennent n’importe quel sujet, n’importe lequel, vraiment, c’est sidérant, et s’en servent pour panurger sur leur sujet de prédilection auquel ils ne panent rien mais qui leur donne l’impression d’exister, ainsi reliés aux braiments des autres moutons.

A tous ceux-là, à ces derniers en particulier,

Je vous emmerde tas de cons.

Je vous vomis.

Je vous souhaite de mourir salement et lentement.

J’espère que vous vivez une vie aussi misérable que ce que je lis de vous laisse supposer.

J’espère que vous ne vous en sortirez pas, que vous perdrez vos cheveux vite.

Je voudrais que vous soyez tous malheureux, tristes et fatigués.

Je vous rêve en noir et blanc, dans un monde qui sent le béton, le gaz d’échappement et le tabac froid.

Puissent vos amis mourir, vos parents disparaitre, votre chien périr écrasé, votre chat se barrer et votre poisson rouge se noyer.

Puisse votre enfant naître trisomique.

Puissiez-vous contracter un herpès génital.

Battez-vous entre vous, mutilez-vous, étripez-vous, souffrez, mais en silence.

Allez vous-en.

Je vous méprise.

Je vous méprise.

Je vous méprise.