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Chroniques sur les jeux que j’ai fini. le blog de Foine.

[TEST 3DS] Super Monkey Ball 3D

Voici mon premier test sur Nintendo 3DS pour Nintendo Différence… J’aurai pu être plus gâté mais que voulez vous… Au départ on ne s’attendait pas à ce que Super Monkey Ball se prostitue de la sorte…

Sans plus tarder : le test.

Cela fait maintenant dix ans. Dix années durant lesquelles Aiai le singe et tous ses amis nous ont fait tourner la tête dans des parcours aussi tortueux que vicieux. Mais toute la bande a bien changé, depuis ses débuts sur arcade. Après de nombreux épisodes sur toutes les plateformes existantes, c’est au tour de la 3DS de se voir doter d’un épisode de Super Monkey Ball, et ce dès sa sortie. Découvrons donc ce que nous ont cuisiné les développeur de SEGA avec les nouvelles fonctionnalités de la 3DS.

C’est dans les vieilles marmites…

Petit rappel du concept de Super Monkey Ball : vous incarnez un singe coincé dans une boule. En faisant s’incliner le niveau sur lequel vous évoluez, vous devez amener votre animal sans encombre à la fin du parcours. Évidemment, le trajet est semé d’embuches et nombreux seront les précipices et autres bumpers qui vous coûteront la vie. Heureusement, la collecte des bananes dispersées à travers le niveau vous fera gagner une vie. Mais plus vous progresserez dans le jeu, plus le ramassage de ces bananes présentera de risques. À vous de faire le choix entre leur collecte (sans perdre trop de temps) et l’efficacité pour arriver au bout du niveau sans tomber.

Derrière ce concept assez simple se cache un jeu à l’esprit purement arcade. Tout le challenge ne se situe pas dans le fait de finir le jeu, mais bel et bien de faire le meilleur score. Les fous de classements et de chrono ne peuvent qu’aimer Super Monkey Ball, parce qu’il leur offre une fois de plus la possibilité d’épater la galerie en affichant des scores inhumains. Techniquement, le jeu s’en tire avec les honneurs.

Graphiquement parlant, on est largement au niveau d’une Playstation 2. Les univers sont assez travaillés pour nous mettre dans l’ambiance. Une ambiance dans laquelle nous met encore plus la bande originale du jeu qui, sans être inoubliable, remplit parfaitement son rôle. Les environnements paradisiaques égaieront notre journée tandis que les univers futuristes feront raisonner en nous les sons classiques des robots et autre vaisseaux spatiaux. C’est donc un sans faute de ces deux points de vue, même si, au final, on n’est pas plus surpris que ça.

Du point de vue gameplay, les développeurs de SEGA ont repris le travail qu’ils avaient effectué sur Wii, à savoir l’utilisation du gyroscope pour contrôler les mouvements de la plateforme. Vous avez évidemment aussi la possibilité de les contrôler de manière classique avec le stick directionnel. Mais l’utilisation du gyroscope de la 3DS est un plus non négligeable pour le gameplay du titre : les sensations fournies par ce type de maniabilité sont bien plus intenses. Le gyroscope de la console répondant à merveille, vous aurez réellement l’impression d’incliner la plateforme en la tenant par de petites poignées. Le gain d’immersion est immense et le stress qui en découle en est décuplé. Bref c’est un véritable plaisir de passer outre les épreuves via ce mode de contrôle.
Néanmoins, comme on le pressentait lors des différentes présentations de la 3DS, une fonctionnalité en gêne une autre. Il vous sera presque impossible de jouer avec le gyroscope de la console tout en ayant activé la 3D.

La 3DS nécessitant d’être bien placé vis-à-vis de l’écran, bouger la console dans tous les sens n’aura pour effet que de vous faire voir double, ce qui n’est jamais pratique. En bref il faudra faire un choix : le stick et la 3D ou le gyroscope et la 2D. Mais ce choix est simplifié par le rendu 3D que propose le titre. Sans être catastrophique, et proposant tout de même une profondeur assez impressionnante par moments, la 3D n’est pas des plus optimisées. Vous devrez donc régler manuellement l’écran pour être sur de ne pas être gêné lors de moments critiques.

… qu’on trouve des ingrédients moisis.

Malheureusement, Super Monkey Ball ne contient que 70 niveaux dont 10 font office de didacticiel. C’est peut-être un nombre suffisant pour que les scoreurs puissent polir leur performance, mais c’est très peu pour le commun des mortels. De plus le jeu ne propose pas mode multijoueur pour ce mode. On regrette aussi l’absence d’un éditeur de circuit qui aurait mis à contribution la créativité des joueurs, souvent aptes à créer de beaux défis. Pour combler ce manque, SEGA a ajouté deux modes inédits à son jeu : les courses et les combats de singes. Derrière ces titres on ne peut plus transparents se cachent un double plagiat de Mario Kart et Super Smash Bros. On aurait pu crier à l’ajout de génie : ces deux modes étant disponibles en multijoueur, ils promettaient de belles parties entre amis. Mais la réalité est toute autre.

Les courses de singes se révèlent être à Mario-kart ce que Naruto est au versus fighting. La maniabilité est correcte, les bonus sont sympathiques, mais les courses manquent cruellement d’action. Vous pouvez très vite vous retrouver seul, ce qui évidemment tue tout amusement possible. De plus les bonus, bien que variés et plutôt bien pensés, sont trop handicapants quand ils vous atteignent. La moindre banane sur la route vous mettra complètement à l’arrêt. Non seulement la frustration est énorme, mais en plus le rythme de la couse se retrouve haché. Bref rien n’est digne de retenir votre attention sur ce mode. Pas même les 16 personnages et autant de véhicules disponibles. Et encore moins les neuf circuits répartis sur trois thèmes.

Malheureusement on va de mal en pis avec le mode combats de singes. Cette copie de Super Smash Bros n’a que peu d’intérêt elle aussi. Avec ses 16 personnages disponibles et une panoplie de coups respectables, on aurait pu penser que le jeu en valait la chandelle. Mais là encore, le jeu pèche à cause d’un rythme saccadé. Là où Super Smash Bros nous offre des matchs vifs et stressants, on nous oblige ici à tapoter frénétiquement sur le bouton B, ne serait-ce que pour se relever.

Bref l’intensité retombe très vite (d’autant plus que les périodes d’invincibilité suite à une chute sont très longues) et on ne retire aucun plaisir à jouer à ce mode de jeu. On essaie par ailleurs de nous faire croire que ce mode peut renouveler son plaisir à travers différents type de combat, mais au final on en revient toujours au même principe : taper ses adversaires pour subtiliser leurs bananes… Sachant que seules trois arènes existent, on fait très vite le tour, et c’est presque mieux.

Au final Super Monkey Ball 3D nous offre deux choses. Tout d’abord, de nouvelles sensations très agréables à l’aide de l’utilisation du gyroscope et de la profondeur de champ de la 3D. Et à côté de ça, SEGA nous propose des modes de jeux se rapprochant plus de mini-jeux que d’autre chose. Il est vraiment dommage qu’ils n’aient pas plus travaillé sur ces modes annexes. Peut-être le jeu aurait-il dû sortir un peu plus tard, pour que les développeurs aient le temps de finir des modes qui auraient pu détonner à plusieurs. À cause de ce manque de temps ou de travail, Super Monkey Ball se voit réduit à une soixantaine de niveaux assez peu ardus et qui ne vous résisteront que très peu de temps. C’est bien évidemment trop peu pour le prix qui nous est demandé à la caisse.

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6 commentaires pour “[TEST 3DS] Super Monkey Ball 3D”

  1. Lork dit :

    C’est tout à fait le genre de jeu qui ne se vendrait pas à plus de 99cents sur iPhone.
    Ce n’est pas un troll, quand on voit ce que ça vaut graphiquement et la pauvreté des modes de jeu que tu décris, ça sent l’arnaue.

    PS: Souci avec ta CSS, la moitié du champ de saisie est tronqué, on ne voit pas ce qu’on tape.

  2. Foine dit :

    C’est une belle arnaque en effet. Le pire c’est qu’elle a bien marché car il est 4ème des ventes 3DS… C’est triste.

    PS : Problème de CSS réglé. Merci pour l’indication.

  3. bloodyhenry dit :

    4ème des ventes parmi 8 jeux ? Pas mal.

    J’ai l’impression que la panoplie de jeux de lancement est assez médiocre pour cette console, c’est dommage.

  4. Foine dit :

    Prochainement je vais tester le Star Wars… Peut être qu’il vaut le coup.

    Sinon je m’éclate bien dans tout les sens du terme sur Street Fighter : je m’arrache les main et je m’amuse comme un petit fou.

  5. gatOo dit :

    Alors pourquoi tu ne nous a pas fait un test d’un vrai jeu ??!! Monkey ball c’est la chose qui n’a jamais changé en 10 ans … tu joues au tout 1er, t’a joué à tous les autres.

  6. Foine dit :

    Mes tests pour Nintendo Différence concernent l’actualité Nintendo… C’est totalement différent de mes articles habituels. Voilà tout.

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