Dans la catégorie: jeux finis

Chroniques sur les jeux que j’ai fini. le blog de Foine.

[Test Wii] Guilty Gear XX : Accent Core Plus

Comme à l’accoutumé maintenant, voici un petit test de Guilty Gear XX : Accent Core Plus sur wii. Publié sur Nintendo Différence, Vous pouvez le retrouvé en cliquant là. Mais arrêtons les futilité et parlons de chose sérieuse.

Les jeux de combat ne sont pas légion sur Wii. À part évidemment les éternelles adaptations de licences comme Naruto et autres Dragon Ball, le versus fighting sur Wii est bien pauvre. Pas de Dead or Alive, de Tekken ou de Street Fighter. À peine un petit Tatsunoko Vs. Capcom qui est passé assez inaperçu malgré ses qualités. Heureusement que la Console Virtuelle est en mesure de nous abreuver de nos vieux hits préférés. Mais toujours est-il que l’on préfèrerait des jeux neufs. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que les fans ont pu accueillir la série d’Arc System Works (Arksys) : Guilty Gear (faute de mieux, BlazBlue ne pouvant évidemment pas fonctionner sur nos petites Wii). Arksys a donc ressorti de ses tiroirs Guilty Gear XX Accent Core dans un premier temps (sorti chez nous en 2008), pour continuer cette année avec Guilty Gear XX Accent Core Plus. Et même si les innovations ne se bousculent pas au portillon, cet Accent Core Plus, testé dans sa version américaine, a au moins le mérite de représenter sa catégorie de bien belle manière.

On prend les mêmes et on recommence

S’il y a bien un genre qui peut se vanter de sortir inlassablement de simples suppléments en les faisant passer pour de nouveaux épisodes, ce sont bien les jeux de combat. Combien d’adaptations de Street Fighter 2 ont vu le jour sans pour autant qu’il y ait eu de réel changement ? Entre les Super, Hyper, X… On ne sait même plus dans quel ordre ils vont ! Guilty Gear, en digne représentant du genre, ne fait pas exception à la règle. Et cet Accent Core Plus est, comme son nom l’indique, une simple extension de l’épisode Accent Core. Ce dernier qui est en fait lui-même une des versions finales de la série des Guilty Gear XX. Bref, on tient dans nos mains l’épisode ultime des Guilty Gear XX. Mais qu’apporte cette version en comparaison de son prédécesseur déjà disponible sur Wii ? Pour faire court : presque rien de vraiment utile en matière de versus fighting pur et dur. Seuls deux personnages supplémentaires viendront compléter le tableau déjà bien fourni des combattants, maintenant au nombre de 25. À noter que ces personnages, Justice et Kliff pour ne pas les nommer, sont interdits en tournoi. Viennent s’ajouter à ça de nouveaux modes de jeu (que l’on détaillera un peu plus tard) ainsi que différents bonus comme des artworks à débloquer.

Put this Wiimote down!

Le cœur d’un jeu de versus fighting se situe dans son gameplay. Un gameplay qui ne fonctionne pas rendra tout le reste caduc. Et si les gentils développeurs d’Arksys se sont battus pour rendre Guilty Gear jouable à la Wiimote, le fait est que cela ne fonctionne pas. Car si votre petit cousin prendra sûrement un malin plaisir à vous battre en secouant sa manette dans tous les sens, un joueur ayant une quelconque envie de vouloir combattre efficacement troquera la manette à gyroscope contre un contrôleur classique ou un pad Gamecube (tous les deux acceptés, fort heureusement). La manette de Nintendo a déjà prouvé son utilité à maintes reprises, mais Guilty Gear n’en fait pas partie. Évidemment il est amusant de frapper l’adversaire en donnant un coup de Wiimote, mais encore faudrait-il que l’on sache quel type de coup on va donner. Car là est tout le problème. Ce système de jeu ne permet pas la précision que requièrent les jeux de combat.

Un des points les plus gênants étant le temps de latence entre le mouvement que vous effectuez et le moment où il est détecté. Pas du tout idéal pour faire des combos quand le timing est serré. En conclusion, toute personne visant à jouer correctement à cet Accent Core Plus se doit de posséder une extension classique à la Wiimote ou une manette Gamecube. L’avantage de ces deux manettes étant que chacune d’elle possède sa propre maniabilité. On ne pourra bouger le personnage qu’à l’aide du stick pour la manette Gamecube ou de la croix multi-directionnelle pour la manette classique (qu’elle soit « pro » ou pas). Ce simple fait change totalement les sensations que l’on a sur le jeu. Après, cela reste une question de goût, mais en tout cas l’approche est complètement différente au stick ou à la croix. Les différences s’arrêtent là étant donné que les deux manettes permettent d’exécuter tous les coups du jeu. On aura donc la possibilité de donner des coups de poings, de pieds, de « slasher », de « high slasher » et bien évidemment de « duster ».

Keep yourself alive !

Tout cela mis bout à bout vous permettra bien sûr de multiples combos, les plus conséquents pouvant enlever la moitié de la barre de vie adverse. Voilà la substantifique moelle de Guilty Gear. Des combos, des combos, des combos et des combos aériens (un système de jeu que l’on retrouve dans les autres productions d’Arksys) ! Car si l’exécution des coups spéciaux reprend King of Fighter ou Street Fighter, à base d’une combinaison de directions suivie d’un coup, le système de jeu est on ne peut plus différent. Beaucoup plus nerveux que ses rivaux, Guilty Gear nécessite de rester perpétuellement en mouvement pour surprendre son adversaire et lui infliger un combo monstrueux. Pour cela les dashs aériens ou encore les « high jumps » (des sauts plus hauts que la normale que vous effectuez en pressant bas puis haut rapidement) seront des armes redoutables. Quoi de plus déstabilisant qu’un « high jump » en diagonale pour passer derrière l’adversaire pour enchaîner avec un dash aérien de repli qui vous permet de finalement l’attaquer de front ? Les « high jumps » pourront aussi vous servir à interrompre un combo (cancel) pour attaquer votre adversaire avec un tout nouveau combo auquel il ne s’attend pas. Vous aurez aussi la possibilité d’envoyer votre opposant dans la stratosphère pour lui envoyer un combo aérien des plus impressionnants. Bref, tout dans Guilty Gear vous incite à faire d’énormes enchaînements, tous plus ahurissants les uns que les autres grâce aux super techniques des différents personnages. Et cela n’est qu’un aperçu des possibilités offertes par Guilty Gear, car n’ont été énoncées ici que des généralités. Le système prend toute son ampleur en fonction du personnage utilisé.

Et c’est là que le panel de personnages présents dans cet Accent Core Plus devient intéressant. Les 25 personnages disponibles (dont deux sont à débloquer) sont en effet tous différents. Même ceux que l’on pourrait considérer comme des clones n’en sont pas du tout. Par exemple, le robot Ky ne se joue pas du tout de la même manière que son homologue humain. Vous pourrez donc choisir par exemple la force brute de Potemkin ou bien la vitesse de déplacement de Chipp Zanuff, entre autres. Autrement dit, il y a très peu de chance que vous arriviez à maîtriser parfaitement tous les personnages (à moins d’avoir énormément de temps devant vous) car la façon de jouer et d’utiliser les possibilités offertes par le jeu sera différente à chaque fois. Ce qui donne une profondeur au jeu assez importante. Et si cela ne vous suffit pas, vous aurez la possibilité, comme dans l’épisode précédent, de choisir la version de votre personnage. À savoir sa version Guilty Gear, Guilty Gear X ou XX. Ce qui, sans réellement tripler le nombre de personnages, permet d’augmenter encore un peu plus la profondeur du gameplay. Mais Guilty Gear ne se limite pas à son système de jeu bien pensé (ce qui finalement aurait presque suffi aux puristes des jeux de combat). Guilty Gear, c’est aussi une identité unique.

Rock it !

Si Guilty Gear se démarque tant de ses concurrents, c’est aussi grâce à son gamedesign. Tout d’abord, Guilty Gear est un amoncellement géant de références au rock. « Heaven or Hell » ou encore « Slash », termes que l’on retrouve en début et fin de combat, feront forcément tiquer les amateurs. Les noms des personnages (Zappa et Sol Badguy par exemple) sont eux aussi des références au monde du rock. La musique utilisée pour l’ambiance du jeu est, elle aussi, furieusement rock. Mais l’originalité de Guilty Gear ne s’arrête pas là. S’il est si particulier, c’est non seulement par ses références musicales, mais aussi par son identité visuelle totalement unique. Basée sur un style très orienté manga, qui convient parfaitement aux affrontements dantesques et aux attaques dévastatrices auxquelles on assiste, les designers des personnages se sont permis toutes les excentricités possibles et imaginables. Le roster nous proposera donc d’incarner des combattants on ne peut plus classes à l’image de Sol, ou alors une jeune femme aussi blanche qu’un zombie possédant une clé géante qui parle. Quoi de plus classique ! Et encore, on n’a pas parlé de la sorcière à la guitare électrique et son chapeau qui parle ! Bref, non seulement ce casting vous permettra de choisir votre personnage par son style de combat, mais aussi par son apparence, qui ne pourra pas vous laisser indifférent (que vous l’appréciez ou non). Et là encore tous les personnages sont uniques.

Un autre point positif du fait de cet univers rock-manga-déjanté c’est la réalisation qui en découle. Les graphismes 2D et les différents effets pour les attaques sont convaincants. Les décors sont très variés et cela joue parfois en leur défaveur car, si certains sont vraiment jolis, d’autres laissent à désirer. Les animations sont fluides et permettent de profiter de toute la nervosité du jeu. Les musiques rock ajouteront du punch ce qui ne fera que rendre les affrontements d’autant plus électriques. Mais le plus étonnant dans tout ça, c’est que tous ces personnages, aussi différents les uns des autres, font tous partie du même univers. Encore plus étonnant, cet univers est cohérent.

Story of my life

Nous vous l’indiquions plus haut : cette version « Plus » est dotée de nouveaux modes de jeux. L’un d’eux est le mode histoire. Car si les acharnés du versus fighting ne cherchent qu’à être les meilleurs sur le terrain, d’autres préfèrent explorer les chemins, souvent obscurs, des scénarios des jeux de combat. Et s’il y a bien un point où cet Accent Core Plus ne nous vole pas, c’est bien son mode histoire. Car même s’il s’agit d’une suite de combats entrecoupés de dialogues, le fait est qu’il est complet. Vous aurez en effet la possibilité de vivre l’histoire des 25 personnages du jeu, et vous aurez même deux fins alternatives pour chacun d’entre eux (les matheux ont déjà fait le calcul : 50 fins dans le jeu). De plus tous les dialogues sont doublés en japonais, ce qui les rend authentiques et vivants (on reconnaît même certains acteurs assez célèbres au Japon pour leurs doublages d’animés). Les combats sont bien évidemment parsemés de différents évènements. Dans un, vous ne pourrez pas sauter, dans un autre, votre adversaire regagnera sa vie progressivement. Bref, plein de petites choses qui donneront un peu plus d’intérêt au mode. De plus, cela rajoute un challenge non négligeable.

Le scénario d’un personnage se termine en environ une demie heure en moyenne (en écoutant tous les dialogues évidemment). Bref, ce sont 25 petites heures de jeux qui vous attendent si vous décidez de vous lancer dans cette aventure. Autant vous dire qu’après ça, vous pourrez au moins vous vanter de connaître le jeu un minimum. L’autre mode réellement nouveau est le tag match. Ici pas besoin d’aller chercher bien loin. Pas de changement de personnage en cours de match. On a affaire à un système à la King of Fighter. C’est-à-dire que vous sélectionnez trois personnages et vous devez battre vos trois adversaires. Sachant qu’une victoire permet à votre personnage actif de récupérer un peu d’énergie. À noter aussi que vos personnages partageront la même barre de tension. Il faudra donc veiller à ne pas la vider juste avant que votre personnage ne trépasse, étant donné que le suivant pourrait en avoir besoin. Sont bien sûr présents les modes plus classiques comme l’arcade, les missions, le survival et les versus.

The end

Au final, cet ultime épisode de la série des XX remplit parfaitement son rôle. Tout d’abord, d’un point de vue scénaristique l’histoire qu’il conte nous apprend pourquoi tant de personnages ont disparu pour l’épisode « Overture » (car même si c’est un autre genre, « Overture » est bel et bien la suite chronologique de Guilty Gear). Et en plus il regroupe vraiment tout ce que la série des XX a produit de mieux. Assez de personnages pour combler toutes les envies, un gameplay bien étudié et une nervosité à toute épreuve. Pour tous les amoureux des Guilty Gear XX, ce jeu est à posséder car il signe la fin d’une ère. Pour ceux qui voudraient découvrir, autant commencer par là, car cette version regroupe une bonne partie de toute la saga. Bref, un excellent jeu de combat qui ravira les passionnés du genre, tout en laissant une chance aux novices de découvrir un univers unique et pourquoi pas de se laisser prendre aux joies du versus fighting.

Résumé :

Graphisme : Graphiquement le jeu s’en sort avec les honneurs. Dommage que les sprites soient autant aliasés dès que l’on veut passer sur un écran presque grand. Encore une fois sur de nombreuses productions Wii, le mode 16/9 ne fait que rajouter des bandes noires à gauche et à droite de l’écran. On notera quand même que les attaques spéciales sont particulièrement soignées. Un des points marquants du jeu se situera aussi dans la mise en scène des combats entre rivaux qui sont agrémentés de petites animations souvent impressionnantes ou humoristiques. Durée de vie : La durée de vie d’un jeu de combat n’est pas réellement mesurable car elle dépend du joueur. Essayer de rechercher toutes les bonnes combinaisons contre tous les adversaires possibles demanderait un temps incalculable. Mais avec un mode histoire plus que complet, même ceux ne cherchant pas à être les meilleurs ont énormément de temps de jeu devant eux avant d’en faire le tour. Dans tous les cas donc, le joueur en aura pour son argent
Gameplay : On pourra pester tant que l’on veut sur tel ou tel aspect du gameplay si l’on y est pas habitué. Mais le fait est que le système de jeu marche comme il est et ce depuis maintenant un certain temps. Le gameplay de ce Guilty Gear fonctionne, est équilibré et c’est tout ce qu’on peut lui demander. Néanmoins, il n’a pas la note qu’il mérite normalement, car la maniabilité à la Wiimote n’est pas viable pour jouer sérieusement. Musique : Sans renverser les murs, l’ambiance sonore du jeu correspond à l’univers mis en place. On ne peut donc que l’accepter. D’autant plus que les thèmes rock du jeu vous mettront tout de suite dans l’ambiance survitaminée que le jeu nécessite. Petit plus aussi pour les voix utilisées pour les différents personnages. Elles sont de bonne qualité et permettent aux dialogues de ne pas avoir l’air trop lourd.

Conclusion :

Soyons clair : Guilty Gear XX Accent Core Plus est LE Guilty Gear XX à posséder s’il faut n’en choisir qu’un seul. Néanmoins, on regrettera le faible nombre d’ajouts comparé à la version initiale déjà sortie il y a maintenant 2 ans. Et les possesseurs de cette première mouture pourront hésiter à faire l’investissement, et à juste titre. Toujours est-il que l’on a ici sûrement ce qui sera la dernière version des nombreuses éditions de Guilty Gear XX et peut-être des Guilty Gear premiers du nom tout court. Les gens d’Arksys vont peut-être se décider à faire revivre une énième fois leur licence avec un « Guilty Gear XZY », mais avec l’arrivée de Guilty Gear 2 qui rompt totalement avec son passé, rien n’est certain. En 21 mots comme en 100 : si vous aimez la série, jetez-vous dessus et si vous ne connaissez pas, il est temps de vous y mettre !

Tags: , , , , , ,

2 commentaires pour “[Test Wii] Guilty Gear XX : Accent Core Plus”

  1. Fwouedd dit :

    Non, ils ne feront probablement pas revivre Guilty Gear car Arksys ne sont plus propriétaires de la licence.

    Il semblerait d’ailleurs que cette histoire de droit soit à l’origine de la naissance de la série Blazblue.

  2. Foine dit :

    Okayyyyy ! Voilà qui explique des choses… Mais bon Duke Nukem Forever va sortir donc rien est impossible !

    Bon au vue de ce que tu dit et en voyant ce qu’est Guilty 2 on peut supposer qu’une possible suite en jeu de baston dans la veine des XX (même si Arksys n’est pas sur le coup) ne verra surement pas le jour…

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté avec votre compte Wefrag pour publier un commentaire.