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Chroniques sur les jeux que j’ai fini. le blog de Foine.

[Test DS] Might & Magic Clash of Heroes

Mon dernier test sur nintendo différence. Visible aussi ici. En ce moment petite pause dans les articles MGS du à un manque de temps pour faire tout ce que je souhaite. Mais je n’oublie pas MGS 3 et 4, faites moi confiance.

Il y a des sagas intemporelles. Quelle que soit la plateforme, le style de jeu, l’époque, elle survit envers et contre tout. Might and Magic (aka: M&M) fait partie de ces sagas. Car, quand le premier opus sort en 1986 (Might and Magic: The Secret of the Inner Sanctum sur apple II, MS-DOS, etc…) et que le dernier épisode sort vingt quatre ans plus tard, c’est bien que l’on a affaire à un monument du jeu vidéo. Et c’est cette dernière sortie qui nous intéresse aujourd’hui, car non seulement elle met fin au petit trou d’activité de la saga (la sortie de Dark Messiah Element remonte maintenant à deux ans), mais elle signe aussi l’arrivée de M&M sur DS. Et comme M&M se réinvente à chaque itération, il nous paraît normal que M&M: Clash of Heroes soit d’un genre tout à fait unique au sein de la saga. On ne sera donc pas surpris de voir Ubisoft (l’éditeur) et Capybara Games (le développeur) signer un puzzle-game de très bonne facture.
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La préquelle d’une guerre légendaire.

3.jpgDepuis qu’Ubisoft a repris la licence (avec Heroes of M&M V), tous les jeux s’inscrivant dans la saga M&M se déroulent dans l’univers d’Asha. Que ce soit Heroes of M&M V et ses extensions ou Dark Messiah, tous les scénarios sont interconnectés et entremêlés. Clash of Heroes (CoH) ne dérogera donc pas à cette règle et on aura l’honneur d’incarner les prédécesseurs des personnages de Heroes of M&M V. Les connaisseurs auront d’ailleurs le plaisir de retrouver certains visages connus. On sera donc de retour dans l’univers d’Asha pour tenter de stopper l’arrivée des démons lors d’une éclipse de lune, en incarnant tour à tour de jeunes gens représentants les différentes races présentes sur Asha.

Le scénario nous sera conté via de multiples dialogues, assez classiques. Néanmoins, on aura parfois une suite de diapositives de bonne qualité pour nous décrire les scènes d’action. Malheureusement ce procédé enlève tout dynamisme aux scènes qui sont sensées en posséder.

Bref, si le scénario ne paie pas de mine à première vue, il nous réservera quand même quelques agréables surprises et on se laissera aisément guider à travers Asha pour sauver le monde une énième fois. À contrario, l’ambiance, elle, est très développée. Car si Ubisoft nous oblige à jouer dans Asha pour tous ses M&M, c’est bien pour bénéficier du background très complet que cet univers possède déjà. Et qu’on se le dise, ils en ont profité à bon escient.

Comment faire du nouveau avec de l’ancien.

M&M sur DS. Une nouveauté qui a la lourde tâche de reprendre un univers énorme tout en étant en adéquation 2.jpg avec le public habituel de la DS. C’est donc avec une toute nouvelle identité graphique ressemblant fortement à un manga que M&M fait son apparition sur la portable de Nintendo. Les développeurs ont donc opté pour des graphismes uniquement en 2D, pour un résultat qui, sans être très fourni en détails, est de bonne facture. Les sprites des personnages et des créatures sont en SD (Super Deformed, c’est-à-dire avec une grosse tête et un petit corps). Un choix plutôt curieux quand on connait les antécédents de la saga, qui, sans être tourné vers le photo-réalisme, était loin d’approcher ce style. Mais le choix est assumé et bien réalisé. D’autant plus que les décors possèdent de nombreux détails qui ne nous laisseront pas indifférents (mention spéciale aux démons se battant dans la taverne, particulièrement drôles). On regrettera tout de même quelques menus détails comme le fait que les personnages ne pivotent pas lorsqu’ils sont sur la carte (ils nous feront toujours face). Bref graphiquement le titre tranche totalement avec ses aînés sans pour autant échouer.
5.jpgMusicalement le titre reprend les thèmes de Heroes of M&M V. Malheureusement le processeur sonore de la DS étant ce qu’il est, les développeurs n’ont évidemment pas pu générer de musique digne des morceaux orchestraux auquel Heroes of M&M V nous avait habitué. Mais si le résultat n’est pas parfait il est tout de même plus que correct, étant donné que les thèmes se reconnaissent sans mal. Mais le jeu ne se contente pas de reprendre les meilleurs thèmes de Heroes. Nous avons aussi droit à des compositions originales tout à fait dans l’ambiance et du même niveau de qualité. On notera même certaines musiques, pour les boss par exemple, particulièrement bien réalisées.

Bref CoH se dote d’une réalisation sonore de haute volée ainsi que d’une identité graphique efficace, soit un franc succès. Mais bien qu’excellente, cette réalisation ne fait que sublimer la substantifique moelle de CoH : son gameplay.


Faites fumer les neurones.

12.jpgCoH étant avant tout et surtout un puzzle game, il vous faudra un minimum de concentration pour jouer efficacement. Durant les phases de combat, qui prennent place sur un tableau de huit cases par six (une unité de base occupe une case), vous devrez vaincre votre adversaire en utilisant les unités mises à votre disposition. Ces dernières arrivent de manière aléatoire et il vous faudra alors les agencer de manière à les regrouper par trois, de couleur et de type identique. Si vous les regroupez de manière verticale, l’unité sera alors activée et attaquera votre adversaire quelques tours plus tard. Si vous faites un regroupement horizontal de trois ou plus cela créera un mur qui absorbera les attaques adverses. Mais comment faire pour déplacer ses unités? Tout simplement via le stylet. Un petit coup vers le bas enlèvera l’unité la plus haute de la colonne que vous ciblez. Vous n’aurez alors qu’à donner un petit coup de stylet vers le haut pour la replacer là où vous le souhaitez. C’est autour de ce concept assez simple que le jeu s’articule.

Mais évidemment ce n’est que le b.a-ba. Vous avez aussi la possibilité de sacrifier un mur ou une unité pour activer des unités et ainsi faire des combos vous rapportant de nouveaux points d’actions, qui vous permettront de déplacer encore plus d’unités. Vous pourrez aussi faire en sorte de synchroniser le moment où vos unités attaqueront pour rendre leurs attaques plus puissantes. Ou bien vous pourrez encore fusionner des unités du même type ce qui doublera la force de l’unité ainsi créée. Si l’on ajoute à tout ça les unités d’élites et légendaires, qui prennent plus de place sur le plateau, mais qui sont incroyablement puissantes, on se retrouve avec un panel d’actions possibles à réaliser assez incroyable.

4.jpgDe plus, le fait que les unités arrivent de manière aléatoire sur le plateau fera de chaque combat un tout nouveau puzzle à résoudre. Mais le jeu reste accessible pendant l’intégralité du scénario, l’IA opposant une résistance modérée pour permettre au joueur de ne pas abandonner. Mais les amateurs de challenge ne seront pas blasés pour autant : l’histoire comporte aussi des puzzles optionnels, un peu différents des combats classiques. Ici, il faudra en effet détruire toutes les unités adverses en un seul tour. Cela peut paraître simple au premier abord, mais ces chalenges seront bien plus ardus que les combats habituels.
Rien que tout ça nous aurait déjà amplement satisfaits, mais CoH ne serait pas un vrai M&M s’il n’y avait pas un côté RPG. Vos personnages, ainsi que vos unités auront donc un niveau et des caractéristiques qui augmenteront via l’expérience que vous gagnerez au combat. Chacun de vos personnages possèdera un pouvoir qui lui est propre et qu’il pourra utiliser en fonction de vos actions durant le combat. Vous aurez aussi accès à un artefact vous conférant une capacité supplémentaire parmi une bonne dizaine disponibles par race. Mais cet aspect RPG n’est pas que là pour rappeler que l’on est dans M&M. Il a aussi deux intérêts. Le premier est de permettre aux joueurs qui piétineraient dans l’histoire de s’en sortir en s’entraînant pour monter de niveau. Un héros et des unités puissantes étant un avantage incontestable, le système favorisera ceux qui auront pris un peu de temps pour faire de leur héros une bête de combat. Le deuxième intérêt de l’aspect RPG du jeu ne se montre que dans des combats rapides ou multijoueur. Les choix du personnage, des unités et de l’artefact seront en effet primordiaux pour espérer avoir l’avantage à plusieurs. Et le niveau de votre adversaire en combat rapide sera influencé par la difficulté que vous choisirez (une difficulté élevée impliquant évidemment un adversaire bien plus fort que votre personnage).
7.jpgLa partie exploration de CoH bien que minime reste honnête. On aura en effet accès à des quêtes optionnelles et à des unités cachées (très peu cachées, mais cachées tout de même).
Pour conclure sur le gameplay, on notera que bien que très guidé (on ne pourra se déplacer que de point en point le long d’un chemin prédéfini), il est agréable de se diriger dans tout Asha. Le jeu pouvant se jouer intégralement au stylet ou de manière plus classique, et les deux manières ne posant pas de problème, on n’a plus qu’à choisir son mode d’exploration et en avant l’aventure !

Une guerre qui est loin d’être finie

Mais alors quel est le point faible de ce M&M : CoH ? Et bien en réalité, il n’en a presque aucun. Avec une réalisation soignée, une bande son digne des plus grands, un gameplay plein de ressources, une histoire se clôturant en environ trente heures, on ne peut pas reprocher grand-chose à cet épisode. Les râleurs pesteront contre le scénario bateau, mais l’intérêt du jeu n’est pas là. Néanmoins, on pourra critiquer la replay value. Car une fois le jeu fini on ne gagne finalement rien à part d’autres personnages pour les combats rapides et multijoueurs. Mais un puzzle-game étant ce qu’il est, on n’aura aucun mal à rallumer la DS pour faire un ou deux combats. Une autre critique à faire aussi c’est la communication catastrophique d’Ubisoft autour du jeu (les dates de sortie mal, voir pas indiquées) qui l’a un peu desservi. Heureusement, le jeu est suffisamment bon pour faire parler de lui tout seul. Maintenant on ne se demande plus qu’une seule chose: y aura-t-il un CoH 2 ? CoH peut-il se faire une place à plein temps dans la saga M&M ? En tout cas nous, on l’espère.


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2 commentaires pour “[Test DS] Might & Magic Clash of Heroes”

  1. Meurk dit :

    J’ai personnellement adoré ce jeu également.

    Par contre il peut être dangereux ma copine ne lâche plus ma DS depuis !

    En tout cas il me faudra bien plus de 30h pour le finir, peut être 45.

  2. Foine dit :

    J’ai mis 33 heures pour le finir perso. Je me suis dit que 30 était une moyenne pour finir l’histoire si on sprint ^^.

    Pour ta copine sache qu’elle est tout à fait normal. Depuis que je lui ait montré ce jeu la mienne insiste pour qu’on fasse des matchs… ^^”

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