Voilà j’ai mon nouveau pc et tout le bordel, je vais donc comme je vous l’avais promis ressortir un truc que j’avais rédigé il y’a quelques mois pour un site, mais qui par… flemme ne s’est pas retrouvé dessus. C’est un joli wall of text, mal formaté au passage (vu que je sais pas bien faire de mises en pages correctes), et l’hébergement des images est chez free (vu que chez pix.nf je trouve pas comment on fait un mass envoi d’image). Si vous vous sentez tl;dr, passez directement en bas pour dl le jeu.
Pour vous inciter à le lire, dites vous que rédiger des pâtés j’aime pas ça, et les formater encore moins. C’est putain de awesome Knytt !
UPFUCKINGDATE
- Free a swipe mon ftp -donc plus d’images, et les forums de knytt stories ont évolué.
Je vous invite donc à retrouver les niveaux sur KnyttLevels.
Knytt


Knytt (prononcez k’nit) est un jeu de plateforme 2D en l’apparence banal, seulement… après s’y être immergé on ne ressort pas indemne de l’aventure du petit personnage que vous contrôlez, un “Knytt”, humanoïde vivant sur une planète apparemment étrangère au système solaire.
Le jeu en lui même est très simple : après une introduction plutôt sympathique à l’aide d’un petit dessin animé, vous devez aller vous balader aux quatre coins (voir plus) du monde dans lequel vous vous êtes écrasé pour pouvoir repartir dans le vaisseau avec lequel vous êtes arrivés. 11 “fragments” de l’UFO devront être collectés pour revenir chez vous.
“Bon, très bien, c’est assez classique comme tu viens de dire plus haut.”. Yep. Le point fort de Knytt n’est pas son scénario, mais son ambiance si particulière, créée à partir des magnifiques environnements (bien que minimalistes, nous y reviendrons plus tard) et de la bande son.
Comment aborder cette œuvre… c’est assez difficile. Le monde est tout simplement étonnant : il est déjà énorme (plus de 400 écrans si ma mémoire est bonne), et très diversifié. Il fourmille de petits détails ça et là, le tout gardant une fraîcheur et une apparence tellement simple qu’elle est tout bonnement étonnante de par sa richesse.
Knytt ne peut être exprimé que par un “tout”, aucun élément n’est vraiment pertinent tout seul, mais assemblés les uns aux autres, Knytt prend toute son ampleur. Par exemple, les arbres du background qui bougent dans le premier environnement, couplés à la musique, et au sentiment d’exploration qui accompagne tout au long du jeu rend l’expérience assez unique. Et cette expérience n’est quasiment jamais ennuyeuse : plus d’une trentaine d’environnements différents, chacun ayant son charme (un monde fantomatique, les nombreuses galeries souterraines, les montagnes, et surtout, les nuages !).
Qu’est ce que j’entends par ces environnements “minimalistes” ? De la 2D très basique avec un poil d’animation et une résolution plutôt basse (environ 600*240). Les gros gamers vont commencer à se plaindre, mais je m’en fous. Knytt est un jeu pour les gens qui aiment la poésie (ce qui n’empêche pas ce rédacteur d’aimer les fps) et les belles choses, tout en restant simples. La meilleure chose est néanmoins que vous regardiez les images : un dessin vaut mieux qu’un long discours (ce qui est totalement raté dans le but de cet article, comme vous pouvez le constater).


Concrètement, le jeu est basé sur l’exploration. Au niveau du gameplay, c’est donc très basique là aussi : on peut aller à droite, à gauche, sauter, grimper aux murs et sauvegarder à des points prévus à cet effet. Rien qui surcharge au niveau des contrôles. Puis pour trouver les “fragments”, un indicateur de direction pointe vers l’objet le plus proche, ce qui le rend plus facile à trouver. Si vous voulez vous casser un peu la tête ne l’utilisez pas, vous parcourrez plus de paysages, mais il faut avoir du temps devant soi et être imperméable à -parfois- la frustration éprouvée de se balader d’un bout à l’autre du monde en cherchant un objet que l’on aurait oublié !
L’aventure est cependant plutôt rapidement finie : d’une heure à trois heures sont nécessaires pour le finir correctement, trouver les secrets dispersés dans le monde, et surtout le niveau bonus assez rigolo.

Si ça vous fait chier, des gens ont créé une version boostée, Knytt XH, une modification qui ajoute une bonne dose de difficulté à Knytt, avec son lot de pièges, ennemis divers et de claviers explosés. A tester si vous vous sentez de faire une petite crise de nerfs.
Knytt Stories


Passons maintenant à Knytt Stories, le clou de l’article. Peu après Knytt, son unique créateur Nifflas s’est mis en tête de réaliser une suite qui aurait une durée de vie quasi-infinies. Vous vous doutez sans doute de quoi je parle, je l’ai mentionné plusieurs fois, c’est le support de maps. Support grandement encouragé, puisque livré avec un éditeur très performant et un niveau (The Machine). Considéré comme le niveau originel, il donne une personnalité au nouveau Knytt, elle s’appelle Juni !


Juni va devoir se balader dans le niveau (beaucoup moins long que Knytt premier du nom), pour couper une machine maléfique qui a transformé le monde dans lequel elle réside. Désormais, c’est vraiment joli. Les détails ont été poussés et très travaillés, des petits animaux sont présents, c’est encore plus « mignon » (non, on ne dit pas kawaii) et apporte un côté poétique à l’aventure.
Côté gameplay, plusieurs choses.
Les méchants font leur apparition ! Des créatures coudront vous faire du mal, qu’elles soient aériennes, terrestres ou maritimes, en vous envoyant des bouboules, en vous fonçant dessus, ou en vous prenant au piège dans leurs crocs. Cette fois ci, on ne fait plus qu’explorer, on essaye de survivre.
(screenshots)
Des power-ups à récupérer vous octroieront des pouvoirs spéciaux. Sachant qu’au début on ne sait que marcher, on en arrivera à courir en faisant des double-sauts puis planer avec un parapluie ! Les niveaux sont donc adaptés à ces power-ups. Vous ne pourrez par exemple, passer par un chemin seulement si vous avez déjà récupéré le super saut. Malheureusement, cela bloque la liberté absolue que l’ont ressentait dans Knytt, et laisse place à une certaine… linéarité de l’exploration. Ce « défaut » est bien entendu corrigé dans les grands niveaux, où on acquiert très vite les bonus et nous laisse découvrir le monde comme bon nous semble.
Désormais, on part chercher des clés. Quatre clés sont à trouver si l’on veut ouvrir certains passages. Bien entendu, comme KS n’est pas qu’un niveau, l’objectif changera : certains mondes vous obligent à trouver les clés pour continuer l’aventure, tandis que d’autres vous serviront à ouvrir des secrets (comme c’est le cas pour The Machine), qui débloqueront des fins cachées, etc…




Je vous ai parlé de l’ambiance très travaillée, la musique n’est pas à exclure. La bande sonore composée par Nifflas lui-même et quelques un de ses collègues (dont un Français nommé Nurykabe, qui a pas mal de projets : je vous laisse visiter son site web), est juste époustouflante. Le chill-out rêveur se cale parfaitement au monde vivant que Juni explore. Elle est d’ailleurs disponible dans le répertoire Data\Music, en .ogg.

Stories of Knytt Stories
Après cette introduction passons au clou de l’article : les niveaux créés par la communauté, présente sur le forum officiel. Ils se classent dans plusieurs grandes catégories : Environnemental, Challenge, Puzzle, Labyrinthe, Playground et Autres, les impossibles à classer. Ceux-ci se sub-divisant en 5 niveaux de difficulté. Petite description rapide.
Environnemental : on se ballade et on regarde le monde qui nous entoure, niveaux magnifiques.
Challenge : Et bien… du challenge. On parcourt le niveau à la recherche de clés, ils sont généralement plutôt longs.
Puzzle/Labyrinthe : Attention, il faut réfléchir. Des warps sont souvent utilisés.
Playground : On se ballade comme un environnemental, sauf qu’il n’y a pas de but précis. Souvent beaucoup de personnages avec des dialogues, créant un univers vivant.
Autres : … Les impossibles à classer ! Un niveau consiste en une bataille contre des boss, une série de niveaux raconte une histoire de SF, un autre vous met dans la peau d’un knytt qui prend un champignon hallucinogène sans s’en rendre compte…
Pour la difficulté, un débutant saura s’y prendre en Normal. Le Hard commence à se corser avec un peu plus de pièges, d’ennemis et de sauts compliqués. Le Very Hard est un poil plus dur, et le Lunatic est tout simplement pour les gros tarés : sauts absolument abominables, pièges vicieux au possible, lancements de claviers par terre,
Pour la petite histoire, les premiers niveaux « officiels » créés par Nifflas devaient être payants, une somme modique, mais il a finalement préféré les offrir gratuitement (c’est un grand homme!). Ce sont les suivants :
A Strange Dream, niveau challenge absolument gigantesque et très bien réalisé, doté de plusieurs passages secrets, d’une fin secrète, de nouveaux tilesets, et d’une demi heure de nouvelles musiques ! Le bon niveau pour découvrir ce dont Knytt Stories est capable.



Gustav’s Daughter, un niveau challenge plutôt fun à la réalisation originale, plutôt facile et agréable.
An Underwater Adventure, un niveau sous l’eau complètement barré où il faudra réfléchir afin de sortir vivant du complexe sous marin dans lequel le Knytt est entré. Ce niveau se base d’ailleurs sur l’un des précédents jeux de Nifflas (que je vous conseille vivement : Within A Deep Forest).
Sky Flower, un magnifique niveau challenge plutôt difficile. Court, mais très original et agréable.
Vient la première « extension » officielle, réalisée par les bêta-testeurs, composée de cinq niveaux très différents: Blockland, Plotless, Afar, Chamber of Trials et The Explore Challenge. Tous sont dotés d’une bonne réalisation, et les trois derniers proposent véritablement une difficulté.
Puis vient les autres niveaux, disponibles en profusion sur la partie réservée du forum. Je vous ai préparé une petite (mais quand même conséquente) liste regroupant à mon sens les meilleurs.
Mais avant de s’attaquer à tout ça… Training Grounds !
Réalisé par Drakkan, c’est un tutorial très avancé. Vous êtes guidé par un maître japonais qui vous prend pour un moins que rien, et vous devrez finir ses parcours pour gagner son respect, le tout dans un environnement soigné et très bien modélisé.
Training Grounds vous apprendra tout particulièrement à bien gérer vos sauts, chose importante pour tout niveau de difficulté supérieure à normal.



Environnementaux
Gaia 1.5:
LE niveau environnemental, malgré tout un peu challenge sur les bords. Il est tout simplement incroyable, le travail ayant été fourni par Drakkan et Anyndel (et aussi Elder pour un continent) aura permit d’accumuler plus de 1000 écrans, le tout réparti sur quatre continents, transcendants le temps. Il existe une dizaine de fins différentes, et un bon quart d’heure de musique a été ajouté, ainsi que 27 tilesets (un tileset est une palette graphique, des textures, objets…). Travail titanesque, en effet.



Il n’en est pas rien de tout explorer… c’est là qu’on remarque que les créateurs se sont éclatés. Il y’a des détails partout. Rien n’est laissé au hasard, pour peu que l’on ait du temps devant soi, on passe bien deux heures à tout explorer, cherchant les fins alternatives… pour peu que l’on aime se ballader sans but précis. Mais tout est tellement travaillé… on a l’impression d’être dans un monde vivant, les gens nous parlent, des anecdotes sont présentes ici et là, une morale est même présentée (il faut avoir les quatres clés, et cela mêne à un monde encore énorme !).



Un tableau interactif.
Trek :
Dans le niveau totalement barré, on a aussi Utopia. Concu par Terv, on explore sans but un monde plutôt fou avec énormément de détails. On se prend souvent à rigoler, et si l’on cherche bien on peut apercevoir pas mal de références… bref, que du fun.



Utopia :
Elder revient avec Utopia, un niveau d’exploration très agréable avec dix minutes de musique supplémentaire.
A Walk In Sad :
Drakkan crée un niveau très linéaire, mais tellement envoutant grâce à sa musique…
Challenge
Travel Eastwards :
Grand niveau qu’est celui-ci! La maison de Juni s’est faite déplacée par des aliens, alors il faut aller la chercher. Seulement, le monde n’est pas exactement celui qu’on le croit… de nombreuses surprises dans ce niveau complètement original et carrément hors normes. Un joli coup qu’a réalisé Darktremor.



Frozen Mountain :
Un grand (+200 écrans) niveau type d’exploration challenge. Notre héroïne se retrouve à explorer cette fameuse montagne plein de secrets et soit-disant habité par de mystérieuses fées… Niveau Very Hard très soigné, Drakkan étant un très bon level designer, je vous conseille chaudement ses niveaux.
Panacea :
Attention, niveau lunatic qu’est celui-ci. Sa difficulté extrème en rebutera plus d’un, cependant il reste un mode hard, mais il ne contient pas toutes les scènes. La particularité de Panacea? Des gradients (images de fond) vraiment sublimes, jugez par vous même. Par vdweller.

Tower of Babylon :
Explosion de clavier. Ce niveau lunatic consiste à grimper une tour très spartiate (un peu à la Mario avec la lave), mais… quelle tour. Des sauts inhumains, de la difficulté abberante, reste à voir si vous aimez. Signé Mateus Dalmedico Gessoni.



The Little Gothic Doll :
Alors là, on a un niveau époustouflant. Le jouer est cette fois ci dans la peau d’une petite poupée gothique dont personne ne veut qui décide de se chercher une amie. Ambiances fantastiques sans être morbides, spécialement le cimetière qui a un côté très décalé, et la magnifique musique. Le tout pour aboutir à deux fins possibles, un bien agréable niveau par Velvet.



The Phantom Apparatus :
VlachVania propose une aventure plutôt difficile où l’environnement graphique est très soigné et assez original.



Old Man’s Lighthouse :
Un bon niveau avec des superbes gradients, un bon quart d’heure de musiques, deux fins et une aventure très sympathique.



The Seashell :
Jigganis a réalisé celui-ci, où Juni découvre un coquillage étrange qui va lui faire vivre une aventure étrange qu’elle sera forcée d’oublier…
Les « Autres »
Inside the Golden Pyramid :
Celui ci vous propose d’incarner un égyptologue qui s’engouffrera dans une pyramide afin d’en récupérer son trésor et qui devra en sortir vivant, bien entendu. Ce niveau a un aspect très cinématographique et a l’apparence d’un film, plutôt sympathique à jouer. Par Bass.



Don’t Eat The Mushroom :
UncleSporky vient de lâcher une délire absolument gigantesque, tout simplement hilarant : Juni qui mange un champignon se met à halluciner, pouvant amener à cinq fins différentes ! On retrouve en tant que BO la désormais célèbre musique d’Haddaway, What is Love.



Rolly Scrolly :
Introversity réalise un petit niveau puzzle très bien construit où il faudra réfléchir pour s’en sortir, car beaucoup de warps (des téléporteurs) sont utilisés : pour peu que l’on veuille aller à gauche, on finit à droite !
Vengeance :
Un des niveaux qui doit avoir le plus de travail derrière lui, et c’est aussi le plus original : Knytt Stories devient un jeu d’aventure orienté « film d’action », en effet, le scénario nous empresse d’aller botter le cul à des dragons qui ont massacré le village, le tout à grand renfort de cinématiques in-game. Ce n’est pas tout, une heure de musique est présente, ce qui gonfle la taille du niveau aux environ de la soixantaine de méga-octets (ce qui est plus de cent fois plus que la taille d’un niveau normal, sans pistes audio). Un bel exploit de Bass.



Jolio :
Jolio est une série de niveaux (actuellement deux : alpha et continuation, ep2) racontant une histoire plutôt étrange et assez poussée dans le domaine de la science-fiction. Le premier épisode est plutôt difficile, tandis que le deuxième est plus basé sur le scénario qu’autre chose (Juni se retrouvera à bord d’une station spatiale pour un procès). L’épisode final est actuellement en bêta et je vous conseille vivement de tester cette aventure plutôt hors du commun avec un bonne dose d’humour et de secrets. Par Noi.
Episode 1
Episode 2




Bien entendu, cette liste ne comporte que très peu de niveaux, sans doute pas les meilleurs (j’ai pas pu tout tester non plus), mais il fallait faire un tri Allons donc, il en reste des tas, vous trouverez bien votre bonheur sur l’un d’eux (voire plus)… Evidemment si vous vous sentez d’attaque à réaliser un niveau, il y’a toute une partie du forum officiel à votre disposition.
Je tiens à remercier toute la communauté, les level-designers que j’ai oublié, et en particulier J qui a créé le site KnyttLevels permettant d’upload/download les niveaux créés par les fans, et également repris « The Cheese in the Sky », comprenant tous les jeux de Nifflas, des bonus, ainsi que son travail en tant que musicien. Si vous avez le temps, ça vaut le coup d’oreille !
Site officiel (téléchargements de Knytt, KS, WaDF, et les levelpacks officiels)
Forums officiels
Putain c’était long.