Frêle Esquif

Journal de bord d’un Nofragé, le blog de Douceur.

Burnout Paradise, c’était mieux avant

Grand moment pour le test de Burnout Paradise: The Ultimate Box. Il s’agit en effet du premier test d’un jeu que je n’ai pas fini. J’ai tenté, je me suis fait violence, mais non, impossible de venir à bout de ce dernier Burnout. Laissez-moi vous en conter les raisons.

Burnout, au départ, c’est une succession de courses à très haute vitesse dans des parcours urbains bien délimités, où les concurrents font montre d’une violence hors du commun. Bref, les courses sont intenses et les retournements de situation très nombreux. C’est la recette de Criterion depuis le début de la série, et ça fonctionnait plutôt bien. Mais pour éviter que le public ne se lasse, le studio a décidé d’innover pour Burnout Paradise en articulant les courses autour d’un – tenez-vous bien – monde ouvert. Avec de la ville, de la campagne, des courses de différentes catégories réparties sur toute la carte, un cycle jour/nuit, des défis, et tout et tout. L’idée est louable, tant que l’on ne prend pas en considération la conduite de Burnout : nerveuse et surtout ultra rapide.

D’un côté, le pilotage des véhicules n’est pas du tout adapté à la balade dans la ville ; d’un autre côté, les courses deviennent un véritable calvaire où il faut aller très vite, éviter la circulation, faire gaffe à ses concurrents qui ont tendance à faire n’importe quoi et trouver la bonne route. Des pauses pour vérifier notre position sur la carte s’avèrent donc indispensables et viennent couper toute l’intensité des courses. Au final, on ne s’amuse pas tant que ça… Rajoutez à cela que le jeu ne dispose d’aucune courbe de progression et la finalité sera simplement de finir les courses qui parsèment la carte, sans véritable challenge. C’est marrant les premières courses, puis on se lasse très vite, d’autant plus que certains tracés se répètent, malgré les possibilités que pouvait offrir la ville de Paradise City.

Road rage, traque, course classique, et appropriation de véhicule tiers

YouTube Preview Image

Ce gameplay redondant est d’autant plus décevant que le jeu tient la route sur d’autres points. Le moteur graphique, avec de jolis environnements et une excellente optimisation, est mis au service d’une ville plutôt cohérente et agréable à parcourir. Ensuite, la bande-son, qui mélange étrangement garage-rock américain et musique classique, est fort bien fournie. Ces bons points n’arrivent cependant pas à redresser la barre, et je sens que Burnout Paradise va s’éterniser sur un coin du disque dur jusqu’à sa désinstallation. Messieurs de chez Criterion, rendez-nous notre Burnout d’antan, celui fun, à jouer aussi bien en solo qu’entre potes.

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12 commentaires pour “Burnout Paradise, c’était mieux avant”

  1. D0h dit :

    Même constat que toi. La ville ouverte a été une très mauvaise idée sur cet épisode.
    Burnout sur PS2 est largement meilleur.

  2. ReN dit :

    Burnout à partir du 3(”TakeDown !”) c’est devenu n’importe quoi. Beaucoup, beaucoup trop arcade. Avant il y avait de la tension pendant la course, l’erreur n’était pas permise. Maintenant tu défonces comme un fétu de paille un 18wheelers. :/

  3. Erkin dit :

    Je n’ai pas le même avis, pour moi la ville ouverte est un point fort énorme pour un jeu de voiture.
    C’est pour cela que j’ai aimé TDU, et c’est pour cela que j’adore Burnout.
    Tout comme j’aimais les Destruction Derby pour le côté combat entre véhicules, que je retrouve dans ce Burnout.

    D’autant plus que la ville déchire, avec des passages de partout , des tremplins, et de bons tracés de routes, je m’amuse même à m’y balader à fond sans réel but.

    Ville ouverte + courses nerveuses et rapides + gameplay au poil + IA combattante qui n’hésite pas à te foutre dans le décors + différents types de courses(road rage, course, traque, cascade, etc.) et d’objectifs tiers (défis, panneaux, etc.) qui permet d’éviter une certaine répétition + moteur optimisé/magnifique avec des accidents impressionnants = Mon jeu de voiture favori !

    Les seules choses que je regrette sont ses quelques gros plantages (freeze et reboot obligé) au lancement du jeu et son multi.

  4. Nooky dit :

    Je trouve que la ville ouverte est bien. Pour les stunt et autres c’est genial.

    La mauvaise idée c’est d’avoir fait les courses au GPS, ça c’est completement con, au lieu de tirer la bourre un max, on cherche souvent son chemin.

  5. XoBaR dit :

    Le chemin on le cherche plus trop au bout d’un moment puisque la ville est assez petite et les départs/arrivées des courses sont toujours les mêmes.

    J’ai beaucoup aimé ce jeu, dommage que ça soit quand même répétitif et surtout beaucoup trop facile.

  6. coolR dit :

    J’ai partagé le même avis au début du jeu. En fait, lorsque l’on connait pas la map, ce jeu est un foutoir monstre et les courses sont un enfer.

    Mais dès que l’on connait parfaitement la map (bon ok il faut pas mal de temps), ça devient un vrai bonheur. Avant même que la course ne démarre tu sais par où tu vas passer, les raccourcis, comment éviter la circulation… On prend vraiment son pied.
    Résultat, j’ai fini une fois le jeu à 100%, et deux autres fois en faisant seulement toutes les courses une seule fois :p

    Mais il est vrai que mon meilleur souvenir de Burnout restera le 3, j’avais d’ailleurs acheté la PS2 exprès pour ce jeu (après avoir passé une nuit entière dessus chez un ami).

  7. cha dit :

    ReN a dit :
    Burnout à partir du 3(”TakeDown !”) c’est devenu n’importe quoi. Beaucoup, beaucoup trop arcade. Avant il y avait de la tension pendant la course, l’erreur n’était pas permise. Maintenant tu défonces comme un fétu de paille un 18wheelers. :/

    Carrément, j’avais le 1 sur gamecube et il était quand même bien sympa, entre les courses en écran splitté à 4 et les concours où tu dois faire un max de dégats en un carambolage, y’avait de quoi s’amuser !

  8. Tim dit :

    Sans troller, au pad on est quand même vachement plus précis pour doser les virages et l’accélération avec les touches analogiques.

  9. SongesNoirs dit :

    Autant les Courses sont devenues à chier, autant les Road Rage sont devenus géniaux, plus besoins de parcourir un tracé prédéfini, on peut déchirer les adversaires où on le souhaite.

    Pour les courses, il aurait juste fallut mettre des barrières comme dans les 5 premiers épisodes et les courses auraient gagné en intensité. Car bon, matter son Gps tout les 2 embranchements, c’est lourd, très lourd. Et qu’on ne me parle pas des clignotants qui s’enclenchent avant chaque intersection, à 300km/h, j’ai pas vraiment le temps de mater.

    Sinon, le manque du mode Crash (institué dans le 2ème épisode) et du CrashBreaker (explosion de la caisse, institué dans le 3 et amélioré dans le 4) sont les trucs qui m’ont vraiment déçu dans cette épisode. Et le splitté bourdel ???!!!!!!

    Et cette musique dans le 2 <3

  10. HiHu dit :

    C’était mieux avant ça c’est clair.. j’ai même préféré l’épisode sur psp que celui sur PS3, revendu 1 mois après l’avoir acheté..

  11. Celibatman dit :

    SongesNoirs a dit :

    Sinon, le manque du mode Crash (institué dans le 2ème épisode) et du CrashBreaker (explosion de la caisse, institué dans le 3 et amélioré dans le 4) sont les trucs qui m’ont vraiment déçu dans cette épisode. Et le splitté bourdel ???!!!!!!
    Et cette musique dans le 2 <3

    Le mode crash est remplacé par le “Showtime”, un mode qui se lance n’importe quand. Sur xbox360 ça se lance en pressant LB et RB en même temps. Des scores sont à battre dans chaque rue de la ville, et les déplacements sont possibles comme sur les précédents en orientant la caméra dans la direction voulue (les explosions de la voiture la projettent toujours vers le fond de l’écran, donc orienter la caméra permet d’aiguiller la voiture sur sa trajectoire).

    Moi c’est l’inverse. J’ai trouvé le portage PSP vraiment basique (voire foutage de gueule) et j’ai bien aimé l’idée d’un monde ouvert où l’on peut pourchasser les nouvelles voitures qu’on a débloqué.
    Dans Burnout Paradise, tout le jeu est dans l’excès, des crashs au ralenti (avec leurs bruits de tôle froissée) et l’absence de pénalisation en cas d’accident réaffirment la volonté d’avoir un jeu au gameplay arcade, orienté vers le fun.
    Le jeu n’est pas parfait mais je le trouve tout bonnement excellent dans cette version Paradise.
    L’un des rares jeux auxquels je joue encore alors que je l’ai acheté il y a plus d’un an (il y a Pure également, avec pour ce jeu aussi un gameplay très arcade, facile d’accès et fun)

  12. nico dit :

    Bon j’y ai joué, et malgré le côté répétitif, j’arrive à m’amuser correctement. Je n’ai pas eu besoin de regarder le GPS une seule fois pour l’instant par contre, contrairement à ce que tu dis dans ton test.

    Après, c’est clair que course, course, course… c’est vite lassant. Mais bon, pour même pas 4 euros, je pense ne pas avoir fait un mauvais investissement quoi qu’il arrive. Au pire c’est un jeu auquel je jouerai de temps en temps, parce que la ville est quand même bien sympathique et les sensations sont présentes.

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