Satires de partout

le blog de DindonPoilu.

Articles taggés avec ‘science’

Antiracisme primaire (suite)

Jeudi 22 décembre 2005

Dans mon article précédent et dans le blog de nassos je soumets l’hypothèse que les êtres humains, ayant des différences physiques externes, ont probablement des différences physique internes, et pourquoi pas donc des différences cérébrales.

Tu tu tu, ne montez pas sur vos grands chevaux, laissez-moi finir.

Je précise que je n’ai jamais observé de telles différences, je ne fais que les supputer étant donné que chaque groupe d’individus (puisque le terme « race » est tabou) évolue dans un environnement différent qui requiert des compétences différentes. Si une mutation génétique permettant d’avoir les yeux bridés s’est si bien répandue, pourquoi une mutation génétique permettant à l’hypothalamus de sécréter plus de lulibérine ne pourrait pas se répandre de la même manière ? Beaucoup moins visible, elle passerait facilement inaperçue.

Les réactions à cette hypothèse, dans la communauté scientifique de NoFrag, ont été très vives et souvent peu encourageantes : « con », « pauvre tâche », « retourne à l’école », j’en passe et des meilleures.
On finit par me traiter de « facho » et de raciste. Ben oui, pendant qu’on y est…

Pourtant, en faisant l’hypothèse que les hommes ne sont pas tous identiques, ai-je insinué que certains seraient meilleurs que d’autres ? Ai-je fait preuve de violence, de haine envers une certaine catégorie de la population (c’est plutôt moi qui en ai reçu de la haine) ? Ca, ça aurait été du racisme.
Non, on m’a donc fait un procès d’intention (« Le procès d’intention consiste à rejeter les idées de quelqu’un sous prétexte qu’elles dissimulent d’autres idées (ou intentions) inavouables. ») qui relève du sophisme.

Donc en gros : comme mon hypothèse pourrait être reprise par des racistes, c’est qu’elle est mauvaise. Donc c’est les racistes qui posent problème, pas mon hypothèse. Et alors, mon hypothèse dans tout ça ?

Supposons que mon hypothèse soit fausse, car l’Homme étant parti d’Afrique assez récemment, des différences notables entre les groupes humains n’auraient pas encore pu être observées (un argument qu’on ne m’a même pas sorti). Il y aurait bien quelques différences de couleur, de taille, de masse musculaire, mais pas encore de différences cérébrales.
Mais alors, dans 5 millions d’années est-ce que ça sera encore le cas ? Si la mondialisation échoue, si chaque peuple vit de son côté sans trop se mélanger aux autres, ou si on colonise plusieurs planètes, des différences vont forcément apparaître, même sous notre crâne. Ce n’est qu’une question de temps.
Et est-ce que ça justifierait pour autant le racisme ? La violence entre les peuples ? Le sentiment de supériorité ? Ben j’espère que non ! Nous nous trouverions juste face à des peuples différents adaptés à des milieux et des façons de vivre différents.

C’est dangereux de faire un lien de cause à effet entre la différence entre les individus et le racisme. Car le jour où les individus seront vraiment différents, ce qui n’a rien de rocambolesque, qu’est-ce qu’on dira pour combattre le racisme ?
Je suis différent de mon chat, même cérébralement (eh oui !), et pour autant je l’aime. Je ne vois pas le problème.

Je combats l’antiracisme primaire, celui qui rend tabou toute idée mettant en relief une différence entre des individus, et qui occulte de ce fait une partie de la richesse du genre humain.

Oscillations du bonheur

Vendredi 19 août 2005

Les questions « L’homme est-il plus heureux que le chien ? » et « Les jeux vidéo actuels sont-ils plus amusants que ceux d’il y a 15 ans ? » se ressemblent.
Pouvons-nous accroître notre plaisir de vivre par le progrès technique ou celui de notre intelligence ? Le bien-être dépend-il de la complexité de celui qui le ressent ? De l’objet sur lequel il porte son attention ?
Je crois que plus cette complexité est élevée chez un sujet, plus les variations de son plaisir sont importantes. L’homme a peut-être plus de plaisir que le chien lors d’un orgasme, ou lorsqu’il contemple un paysage, mais en contrepartie il est probablement d’autant plus triste quand un membre de sa famille décède ou quand il rate un métro pour quelques secondes.

Allez, lâchons-nous, bâtissons une théorie :
- Tout être vivant a une sensation de bien-être oscillant autour de zéro, zéro étant l’absence de sensation relative au bien-être.
- Plus un être vivant est complexe, plus l’amplitude de son oscillation de bien-être sera importante, c’est-à-dire qu’elle aura tendance à davantage s’éloigner de 0 aussi bien dans le sens positif de la joie que dans celui négatif de la tristesse.

Certains être vivants complexes ont du mal à supporter ces oscillations à grande amplitude que leur confère leur condition (souvent humaine). Notre théorie montre qu’une solution à leur problème serait de leur ôter leur surplus de complexité, par une opération appelée lobotomie.
Mais il s’avère qu’il existe une catégorie d’humains, appelés « les croyants », dont la courbe d’oscillation du plaisir est décalée par rapport à celle de tous les autres êtres vivants. Elle est mystérieusement tirée vers le haut.

Lorsqu’on les interroge, les croyants démontrent un plus grand détachement vis-à-vis de la vie et des événements qui la contrarient, un peu comme s’il n’y avait pas que la vie dans la vie. Ils font preuve également d’une plus grande capacité à apprécier des événements a priori neutres. Par exemple, il n’est pas rare de les voir en extase devant deux bouts de bois posés en croix.

Voici les courbes de bien-être de plusieurs catégories de croyants :

Conclusion : entre la croyance et la lobotomie, il n’y a pas à hésiter, devenez croyants.