Satires de partout

le blog de DindonPoilu.

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Arrêtons de faire semblant d’aimer…

Dimanche 28 décembre 2008
  • les huitres. Qu’ont-elles comme goût à part celui de l’eau de mer ?
  • les escargots à l’ail. Qu’ont-ils comme goût à part celui de la sauce à l’ail ? Mangerions-nous de l’escargot nature ?
  • le champagne. C’est si sec et amer ! Pourquoi nous acharner à en boire alors que nous connaissons de meilleures boissons beaucoup moins chères (telle la Clairette de Die Tradition) ?
  • le foie gras. Un toast de foie gras est-il vraiment meilleur qu’un toast beurré (à dose de gras égale) ?

Cessons d’être hypocrites. C’est parce que ces aliments sont chers que nous les consommons pendant les fêtes. Parce que fête est synonyme de luxe, j’imagine.

Et si nous mangions vraiment ce que nous aimons ?

- Vous avez choisi ?
- Oui. En entrée nous allons prendre un paquet de chips à l’ancienne, et un autre au paprika. Et en plat ce sera brioche au Nutella pour tout le monde.
- Et comme boisson ?
- Une carafe d’eau de mer s’il vous plaît.

Pires voeux

Mardi 3 janvier 2006

Restons dans l’ambiance “bonne année mon cul”.

L’expression “meilleurs voeux” me fait rire (jaune). Celui qui la prononce se croit l’être le plus généreux au monde car dans “meilleurs voeux” il y a potentiellement tout ce dont on peut rêver.
C’est en fait tout le contraire : il choisit le voeu le moins fatiguant à prononcer, le plus vague et le plus impersonnel possible. Ce voeu ne réclame aucune réflexion sur les envies et les besoins de la personne à qui il est adressé, et ne fait donc preuve d’aucun intérêt pour elle. C’est le pire des voeux (des voeux positifs, car on pourrait en imaginer des négatifs).
Déjà que cette tradition de voeux n’a aucun sens, il ne faudrait pas que ça devienne en plus une compétition entre hypocrites qui jouent à celui qui souhaitera de meilleurs voeux que son voisin.

Plein de bonnes choses.

En France, certaines de nos entreprises se délocalisent dans les pays où les salaires sont moins importants. Beaucoup de français s’en plaignent.

Pourtant, c’est quoi le problème ? Ce mécanisme des délocalisations me parait plutôt naturel : pourquoi faire cher quand on peut faire moins cher ?

Eh bien le problème c’est que nous préférons notre bonheur à celui des polonais et des chinois. Tout simplement. Nous infrahumanisons ceux qui vivent loin de nous. Ce mécanisme aussi est naturel, mais un peu moins glorieux que le premier.

Ne soyons pas hypocrites. Lorsque nous prétextons qu’une délocalisation de la France vers la Chine est mauvaise car elle accentuerait le chômage en France, nous ne donnons pas un bon argument, car s’il s’agissait d’une délocalisation de Gif-sur-Yvette vers Montigny le bretonneux, l’argument « cela accentuerait le chômage à Gif-sur-Yvette » ne serait pas retenu. Dans le cas de la Chine, l’argument est retenu grâce à la distance qui sépare ce pays du nôtre. Le bien-être apporté aux Chinois, suite à une délocalisation d’une de nos entreprises chez eux, ne rayonne pas jusqu’à nous. Nous n’essayons même pas de l’imaginer. Nous ne voyons que ce qu’il y a autour de nous, c’est-à-dire du chômage. Pourtant, le malheur d’un Français peut peut-être faire le bonheur de dix Chinois.

Ma conclusion c’est que nous nous sentons avant tout français, un peu moins européens, et encore moins de simples habitants de la planète Terre. Si un seul pays regroupait tous les habitants de la Terre, nous ne serions pas embêtés par des réfractaires aux délocalisations. J’ai dit mondialisation ?