Satires de partout

le blog de DindonPoilu.

Archive pour décembre 2005

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Les diseurs de bonne année

Samedi 31 décembre 2005

Quelle est la différence entre un diseur de bonne aventure et un diseur de bonne année ?
Les services du second sont gratuits et ont une durée de validité de 12 mois. A part ça je vois pas.

Si j’en croise un cette nuit, je lui explique que la grande majorité des décès concernent des personnes à qui on a souhaité une bonne année au mois de janvier.

Bon vent.

Reconstruction de l’identité

Mardi 27 décembre 2005

.Questionner son archétype patriarcal et en obtenir un début d’appréhension du sentiment d’exister.
…Transformer tout appendice culturel dégénérescent en humeur du moment présent.
…..Bercer chaque idée naissante comme un nourrisson vulnérable.
…….Réapprendre à distinguer la quintessence plurielle du néant.
…….Penser au retour avant de partir.
…..Partir.
…Conserver la même couleur de cheveux.
.Revenir.

Antiracisme primaire (suite)

Jeudi 22 décembre 2005

Dans mon article précédent et dans le blog de nassos je soumets l’hypothèse que les êtres humains, ayant des différences physiques externes, ont probablement des différences physique internes, et pourquoi pas donc des différences cérébrales.

Tu tu tu, ne montez pas sur vos grands chevaux, laissez-moi finir.

Je précise que je n’ai jamais observé de telles différences, je ne fais que les supputer étant donné que chaque groupe d’individus (puisque le terme « race » est tabou) évolue dans un environnement différent qui requiert des compétences différentes. Si une mutation génétique permettant d’avoir les yeux bridés s’est si bien répandue, pourquoi une mutation génétique permettant à l’hypothalamus de sécréter plus de lulibérine ne pourrait pas se répandre de la même manière ? Beaucoup moins visible, elle passerait facilement inaperçue.

Les réactions à cette hypothèse, dans la communauté scientifique de NoFrag, ont été très vives et souvent peu encourageantes : « con », « pauvre tâche », « retourne à l’école », j’en passe et des meilleures.
On finit par me traiter de « facho » et de raciste. Ben oui, pendant qu’on y est…

Pourtant, en faisant l’hypothèse que les hommes ne sont pas tous identiques, ai-je insinué que certains seraient meilleurs que d’autres ? Ai-je fait preuve de violence, de haine envers une certaine catégorie de la population (c’est plutôt moi qui en ai reçu de la haine) ? Ca, ça aurait été du racisme.
Non, on m’a donc fait un procès d’intention (« Le procès d’intention consiste à rejeter les idées de quelqu’un sous prétexte qu’elles dissimulent d’autres idées (ou intentions) inavouables. ») qui relève du sophisme.

Donc en gros : comme mon hypothèse pourrait être reprise par des racistes, c’est qu’elle est mauvaise. Donc c’est les racistes qui posent problème, pas mon hypothèse. Et alors, mon hypothèse dans tout ça ?

Supposons que mon hypothèse soit fausse, car l’Homme étant parti d’Afrique assez récemment, des différences notables entre les groupes humains n’auraient pas encore pu être observées (un argument qu’on ne m’a même pas sorti). Il y aurait bien quelques différences de couleur, de taille, de masse musculaire, mais pas encore de différences cérébrales.
Mais alors, dans 5 millions d’années est-ce que ça sera encore le cas ? Si la mondialisation échoue, si chaque peuple vit de son côté sans trop se mélanger aux autres, ou si on colonise plusieurs planètes, des différences vont forcément apparaître, même sous notre crâne. Ce n’est qu’une question de temps.
Et est-ce que ça justifierait pour autant le racisme ? La violence entre les peuples ? Le sentiment de supériorité ? Ben j’espère que non ! Nous nous trouverions juste face à des peuples différents adaptés à des milieux et des façons de vivre différents.

C’est dangereux de faire un lien de cause à effet entre la différence entre les individus et le racisme. Car le jour où les individus seront vraiment différents, ce qui n’a rien de rocambolesque, qu’est-ce qu’on dira pour combattre le racisme ?
Je suis différent de mon chat, même cérébralement (eh oui !), et pour autant je l’aime. Je ne vois pas le problème.

Je combats l’antiracisme primaire, celui qui rend tabou toute idée mettant en relief une différence entre des individus, et qui occulte de ce fait une partie de la richesse du genre humain.

Surprise

Vendredi 9 décembre 2005

John : Voilà tu peux ouvrir les yeux.
Samantha : Oh, qu’elles sont jolies ! Oh, John… c’est mon plus beau cadeau d’anniversaire !
John : Ah oui c’est vrai, en plus c’est ton anniversaire ! Ca tombe vraiment bien.
Samantha : Quoi ? T’es en train de me dire que t’as encore oublié mon anniversaire ?
Samantha éclate en sanglots.

Laissez-moi deviner. Votre première réaction est de comprendre la tristesse de Samantha.

Mais un instant plus tard vous réalisez qu’elle n’a rien compris à la vie car elle préfère être fêtée de façon programmée (le jour de son anniversaire) plutôt que de façon spontanée (une surprise, n’importe quand), la spontanéité dans ce domaine étant le meilleur révélateur de l’attachement d’une personne pour une autre.

La question est donc : Pourquoi est-ce si bien vu d’offrir des cadeaux aux anniversaires, noëls etc. ? Il serait plus logique de montrer du doigt ceux qui ont de telles pratiques, en s’indignant devant leur manque de spontanéité. Car fêter quelqu’un uniquement le jour de son anniversaire c’est lui avouer « Il n’y a que le calendrier qui puisse me donner l’idée de te faire plaisir. »

Quoiqu’il en soit, joyeux non-anniversaire à tous ! (dites-moi si je me suis trompé de date)

Antiracisme primaire

Jeudi 1 décembre 2005

J’ai l’impression que, depuis Hitler et Le Pen, celui qui évoque des problèmes engendrés par l’immigration (Sarkozy ou Alain Finkielkraut par ex.) est un peu trop rapidement qualifié de raciste par une flopée de gens.

Le débat sur l’immigration est devenu tabou.
On n’ose plus dire « noir », alors on le remplace par « black ».
J’ai même lu dans une revue scientifique une explication étonnante de la différence de comportement au cours d’une expérience (portant sur le jeu de l’ultimatum) entre des personnes de pays civilisés et des membres de tribus « éloignées ». L’auteur expliquait que cette différence ne peut pas avoir une origine génétique car nous sommes tous de la même espèce. Donc c’est forcément culturel, conclut-il. C’est pour moi un très mauvais argument car je peux observer beaucoup de différences physiques (donc génétiques) entre deux hommes nés dans des pays éloignés. Couleur, masse musculaire, taille (du sexe ?), forme du crâne, etc. Les différences physiques sont les plus faciles à observer, et s’il y en a autant, je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas aussi de cérébrales. Ces dernières influeraient sur notre comportement, et pourquoi pas celui engendré par l’expérience dont parle l’article.
On dirait que le chercheur n’a pas osé penser/écrire qu’une différence de comportement entre un blanc et un pas-blanc pouvait avoir une origine innée.

Je pense que trop de gens sont obnubilés par la peur que toute parole dérape en propos raciste. Les conséquences néfastes (y’en a sûrement des positives) sont multiples :
D’une part ça rend le sujet tabou, et j’apprécie quand Sarkozy mets les pieds dans le plat et ose parler d’immigration (je n’aime pas tout ce qu’il dit).
D’autre part ça provoque une association d’idée pas-blanc->racisme->mal qui personnellement me gène : quand je vois une personne issue de l’immigration, je voudrais la considérer comme un être humain et non comme quelqu’un-qui-est-victime-de-racisme-et-qu’il-faut-bien-traiter-pour-ne-pas-que-quelqu’un-(moi le premier)-pense-que-mes-arrières-pensées-puissent-avoir-une-origine-raciste.