Un blog qui sert à rien

Un nouveau blog sur Wefrag le blog de DiDay.

On a chié sur ma porte, épisode III

Dimanche 11 juin 2006 à 1:21

Je ne vous cache pas mon excitation.

Pour l’éventuel lecteur qui aurait la flemme de lire les deux articles précédents, à savoir l’épisode deux précédé de l’épisode un (la vie est bien faite), je résume vite fait:

Moi dodo, quelqu’un frapper.
Horreur. Caca porte. Nettoyage.
Enquête.
Aménagements spéciaux.
Attente.

Et bien quelle ne fut pas ma surprise de voir, au fil des jours s’inscrire des "saluts", "scuter de visu" (rapport au "DIscuter de visu" ahaha que les gens ont de l’humour !), "Paul 10h44 : ouais je suis passé et j’espère que je te réveille enfoiré, t’as pas répondu alors que c’était urgent", "je t’invite au ru à 19h" et autres messages tant personnels qu’inutiles, dans le sens où le coupable ne s’est pas dénoncé comme je l’espérais.
Le carton en lui-même n’a pas été souillé comme il était convenu, si ce n’est le premier jour par un emballage de Mars, et, Ô miracle - mais peut-être le positionnement géographique (bout de couloir) de mon appartement m’a grandement aidé - personne ne m’a encore piqué le critérium !

Devant tant d’obscurs éléments, un schéma s’imposait. J’ai noté et recoupé à l’aide du sus-mentionné critérium et d’un calepin tous les indices et les faits dont je disposais. C’est au sortir d’une longue et fastidieuse réflexion que l’évidence m’a sauté aux yeux.

Mais pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ?

Le malfaiteur ne sait ni lire, ni écrire, c’est pourquoi il n’a pu interpréter, comprendre et utiliser les outils que je mettais à sa disposition.
A la lumière de ce fait nouveau, j’ai d’emblée éliminé les élèves ingénieurs qui m’entourent, pour me focaliser un peu plus sur la faune voisine : les ersatz de sous-hommes que sont les étudiants de la fac d’à coté (à savoir Toulouse III, Paul Sabatier).

J’ai donc poursuivi ma tentative de communication avec des dessins explicatifs. Pour l’aider dans sa tâche, et c’est le mot juste, j’ai disposé, accolé au carton, un rouleau de papier hygiénique rose moltonné. Qu’il se dénonce et il est mort. Qu’il récidive ou ne réponde pas, et preuve sera faite que j’ai affaire à un malvoyant.

S’il ne se passe rien d’ici 3 jours, je traquerai impitoyablement tous les aveugles estudiantins de Toulouse III, et là, passez-moi l’expression, ça va chier.

Vivement jeudi.

On a chié sur ma porte, Acte II

Dimanche 4 juin 2006 à 19:13

A la suite de l’article précédent, j’ai pu obtenir grâce à vos commentaires de bien belles méthodes plus ou moins rigoureuses afin de mettre la main sur le brigand scatophile qui sévit dans mes parages.

Après une brève enquête, j’ai pu déceler trois choses :
La première, c’est que l’individu doit faire pas loin de ma taille, vu que la merde fut étalée à hauteur de mes yeux.
La seconde, c’est que l’individu semble droitier, au vu de l’angle que font les traces de matière fécale avec la porte.
La dernière c’est que je ne suis pas plus avancé.

Alors, le plus simplement du monde, j’ai décidé de faire appel à sa courtoisie et à son sens de la diplomatie, en posant sur ma porte le mot suivant, un crayon accroché à ce dernier par une ficelle.

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Cher-e-s ami-e-s,
Je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas combien tu es, je ne sais pas ce que tu me veux ni même pourquoi tu sembles attacher une importance à la décoration de ma porte, seulement je suis sincèrement perplexe face à ta dernière action, à savoir décorer de substance marron coulante et de ce que je me plais à considérer comme des résidus de crachats ma pourtant inoffensive porte. J’avoue, mais ce n’est que mon avis personnel, que ces derniers atouts n’étaient pas particulièrement en adéquation avec l’idée que je me fais d’une porte. Bien entendu, les goûts et les couleurs, tout ça, c’est pas vraiment quantifiable je le reconnais. Mais ne m’en veux pas si tu découvres avec horreur mon nettoyage de printemps, détruisant par là même tes belles déjections.
C’est pourquoi je te demande, en toute rigueur scientifique et dans le dessein de satisfaire mon insatiable curiosité, de me faire un rapide descriptif de tes motivations, car vois-tu, j’aimerais comprendre.

Je te laisse ci-joint un stylo afin de te permettre d’écrire tout ceci, dans le probable cas où tu n’aurais pas le courage de discuter de visu.

Tu peux écrire là :

Dans l’attente de tes nouvelles,
Cordialement.
DiDay
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Je suis impatient de savoir qui c’est.

On a chié sur ma porte.

Samedi 3 juin 2006 à 15:45

J’trouve ça fou, quand même.

Pas plus tard qu’il y a 20 minutes, une copine vient taper à ma porte pour chercher un truc et du même coup m’apprend qu’on a craché et étalé de la merde (putain, de la vraie merde !) sur ma porte de résidence étudiante.
Non mais FFS, j’suis dans un campus d’école d’ingénieur, les mecs qui ont fait ça ont entre 18 et 28 ans, comment est-ce possible d’être aussi…animal ?

Je n’ai pas réellement d’ennemi, je ne faisais chier personne jusqu’à ce connard sur ma porte, j’vois vraiment pas ce qui a pu amener quelqu’un à accomplir un tel acte.

Pour le coup l’humanité descend d’un cran dans mon estime, mais j’suis tout de même curieux de connaître les raisons d’un tel acte. Je veux percer à jour le malandrin qui a fait ça, j’veux saisir sa psychologie, ses motivations, ses relations avec sa mère, j’veux le comprendre, saisir les tenants et aboutissants de son intellect qui ont pu le mener à accomplir un tel acte. Je suis curieux. Mais j’veux surtout lui péter les dents et lui racler la gueule sur ses propres déjections à cet enculé.