|Deus Ex Machina|

le blog de Daedalus.

Archive pour juillet 2007

Qui a-t-il de mieux pour redonner une seconde vie à un bon jeu, premierement passé inaperçu dans le paysage vidéoludique, que l’apparition de ce dernier dans Steam ©? Et bien un petit aperçu de ce que le jeu a à vous offrir, par un fan de RTS spatial.

Balayons d’un geste toutes les idées reçues. Nexus: The Jupiter incident, n’est pas un jeu de stratégie à proprement parler. On ne construit pas de base dans l’espace, ni de flotte complète de vaisseaux énormes ayant la puissance de feu de l’étoile de la mort. Ici, tout se joue en finesse: On immobilise son adversaire, on lui détruit ses générateurs d’armement et on abat les nacelles de sauvetages, tentant d’aller se réfugier dans le dernier vaisseau encore en état de marche. Quelques précisions sur le gameplay atypique de ce jeu sont de rigueur.

Dans Nexus, à l’instar d’un ground control, nous avons un groupe de vaisseaux de départ. Groupe qui devra tenir jusqu’à la fin de la mission. Durant les briefings (ultra complets, meme inutilement trop complets) précédents les missions, nous pouvons paramètrer jusqu’au moindre composant de chaque vaisseau qui nous est aloué: armement léger, lourd, artilerie, torpilles, missiles, contre-mesure, radar passif, actif, propulsion a ion, fusion, chimique, furtif, bouclier agressif, batterie d’energie, j’en passe et des meilleurs. Tout est parametrable. Biensur chaque vaisseau a sa limite de slots aloués mais en plus, une limite d’énergie pour faire fonctionner tout le matériel embarqué. Parce que c’est quand-même genant de voir tomber ses boucliers pendant qu’on riposte à une attaque.

Donc, rien à voir avec un homeworld ou un quelconque autre RTS se déroulant dans l’espace.

Ici les combats sont longs, éprouvants, hypnotiques presque. A chaque rencontre avec un vaisseau, il faut connaitre ses faiblesse, choisir quelle tactique employer (détruire les moteurs, ou les générateurs principaux, attaquer IEM et envoyer un commando prendre possession de l’appareil, ou alors simplement faire tomber son bouclier et entamer la coque). Des choix différents suivant l’angle d’attaque, le flan du vaisseau qui est en visée, l’angle de tir des armes de chaque vaisseau de la flotte, les equipement embarqués, la distance d’attaque etc.

Ces choix sont décisifs à chaques combats. Inutile à 2 contre votre simple vaisseau d’essayer de les détruire, mais handicaper une cible pour gagner du temps pour détruire la seconde, est une stratégie qui sera bien des fois récompensée. On ne peut pas se la jouer bourrin dans Nexus.

Ce jeu a été descendu par la critique car il etait "trop lent" et que "l’on avait qu’a cliquer sur un bouton et regarder le spectacle". Et bien c’est faux. Biensur les combats sont longs, il faut du temps pour détruire un simple vaisseau, mais c’est d’un autre coté terriblement immersif. On ne fait pas exploser un vaisseau avec exactement 3 salves de canon à photon, un vaisseau ne peut pas combattre avec 1% de point de vie. Ici tout a un aspect "réaliste". Nacelles de sauvetages qui sont utiles, les ingénieurs à bord réparent automatiquement les dégats des systemes suivant les ordres de priorité mais ne peuvent pas réparer la coque, le vaisseau est completement inutilisable si les générateurs principaux sont touchés mais la coque n’a subit aucun gros dommage.

Dans les niveaux de difficulté élevés, il faut jongler avec les ordres manuels de tir, de réparation, de distribution de puissance dans les systemes, en plus du fait de savoir bien gérer la position de sa flotte, arriver à un encerclement total de la cible, à une position d’attaque permettant de frapper n’importe où sur sa cible, etc.

Tout cela peut paraitre assez difficile (et ca l’est vraiment, à des moments), mais c’est jouissif. Le jeu a une pause active, ce qui veut dire que l’on peut donner tout type d’ordre en pause, ce qui permet de réparer une erreur de tactique sans en subir trop les conséquences.

Au niveau du jeu en lui-même, il est un peu lent à démarrer, et l’on commence à apprécier les vrais batailles dans l’espace, apres seulement quelques missions. L’histoire est assez interessante et nous donne envie d’aller plus en avant dans le jeu.

Mais ce qui fait que Nexus n’a pas vieilli sont sans doute ses graphismes encore top moumoute, qui servent à merveille l’action. Sans parler de la bande son planante et douce, qui pose une une vraie ambiance.

Je terminerai ce petit article en disant: ne vous fiez pas à la démo. Elle vous largue completement dans une mission du milieu de la campagne sans vous avoir appris les bases dans un tutorial absoluement NECESSAIRE pour bien jouer à ce jeu. Donc, vu qu’il n’est pas cher sur steam (pour environ 8 $), et encore moins en version boite si vous arrivez encore a le trouver, il aura une place de choix dans votre catégorie "jeux complexes mais sublimes".