J’y suis.
Après quelques jours passés à Las Vegas je suis arrivé ce matin à San Francisco.
L’arrivée sur Vegas a été mouvementée. Au départ de Denver le commandant de bord nous préviens que le voyage sera légèrement "Bumpy", ce qui augure des soubresauts divers et variés.
C’est confirmé pendant le vol.
Je n’ai pas particulièrement peur en avion. Disons que, même si je trouve tout de même raisonnable de rester autant que possible sur la terre ferme, je n’angoisse pas à bord d’un avion, même si celui-ci tente de se faire passer pour un manège de foire. Mais là, franchement, je trouvais qu’il en faisait un peu trop.
Lorsque le commandant de bord nous a annoncé que le vent ne faiblissait pas, et qu’il allait "tenter" son atterrissage afin de ne pas être détourné sur Palm Spring, les passagers ont commencés à trouver que ce vol tournait vinaigre.
Pendant la phase d’atterrissage la jeune fille à ma droite psalmodiait des "Ho my God", pendant que le mexicain à ma gauche et moi même, croisions régulièrement nos mains lorsqu’elle tentaient de s’accrocher désespérément aux accoudoirs lors des pertes abruptes d’altitude de l’appareil.
La descente fut un vrai calvaire.
Lorsque les roues touchèrent le sol certains passager pensant leur salut venu applaudirent, mais une rafale remis ses optimistes dans le droit chemin, et l’avion de travers. A ce moment précis, j’étais persuadé que nous finirions dans le tas. Le commandant de bord réussi à mettre l’avion sur la piste et plante un coup de frein terrible que plonge tout le monde dans le fauteuil de son voisin de devant. Applaudissement.
L’aéroport sera fermè juste derrière nous, et nous attendrons près d’une heure sur le tarmac avant de pouvoir enfin rejoindre l’aéroport.
Le lendemain, tout comme les chaines locales qui parlent en boucle de la tornade, certaines traces confirment la violence du vent.

Quelques rendez-vous plus tard, nous partons pour San Franciso sous un ciel radieux et sans vent.
Aujourd’hui, premier tours en Cable Cars sur les rues chahutées du Downtown, et reconnaissance des lieux. On passe chercher nos badges demain. Mardi nous avons un rendez-vous que nous avons réussi à organiser en même temps que notre venue à la GDC, puis installation sur le stand et les choses sérieuses commencent mercredi.

18 février 2008 à 9:52 Citer
En allant à Dakar, l’un des 4 réacteurs de notre avion a pris feu au-dessus de l’Espagne. Il y avait un peu de fumée dans l’habitacle, pas mal de gens qui flippaient à haute voix et je crois me souvenir d’une mère qui étreignait son bébé en pleurant. Moi je voulais simplement finir mon livre, juste au cas où… Il me restait 4 pages,
On a fait demi-tour pour se poser à Paris sans aucun incident. Le lendemain, y avait quasiment 9 places sur 10 occupées.
18 février 2008 à 10:30 Citer
Beh, les avions sont conçus pour qu’il leur arrive plein de merdes, avec tout un tas de systèmes de contrôles. Quand on pense qu’il suffit d’un boulon dans un réacteur pour qu’il prenne feu.
Sinon, essaye de nous ramener des infos sympas sur les prochains jeux! Genre, échange un tour de manège sur votre appli contre quelques trucs confidentiels à propos des jeux héhéhé.
18 février 2008 à 12:13 Citer
Ah ! San Francisco…
Ma ville préférée des States après New York. C’est assez impressionnant cette ville, je trouve qu’elle est très "européenisée".
Sinon moi j’ai également eu très peur lors du vol qui m’a fait atterrir à Los Angeles (lors du même voyage). C’était un avion très gros (genre 747), on était très très bas en altitude (on raisait vraiment les plus hauts immeubles) et le pilote faisait une succession de virages à 90° très très serrés (on était écrasé dans nos sièges quand il tournait). Ensuite lorsqu’on était aligné avec la piste, y’avait des trous d’air énormes qui te remontais tes tripes jusqu’à ta bouche (ou presque). En plus à mon côté j’avais l’afro-black américaine qui tenait son chapelet entre ses mains et semblait prier tellement elle était terrorisée, le truc qui met bien en confiance.
Mais finalement l’atterissage à été relativement bon.
18 février 2008 à 14:10 Citer
Moi j’ai effectué un vol Paris-Bucarest dans un petit 737 et…
Enfin ça s’est très bien passé mais le pays pue la merde.
18 février 2008 à 19:13 Citer
Je vous propose de regarder ce (très) interessant documentaire si vous avez le temps:
Aircrash Investigation - 6 Mile Plunge
On y raconte comment un B747 se retrouve dans les choux suite à une succession d’erreurs de la part de l’équipage de bord (et d’un blow-out d’un des moteurs suite à du crosswind).
Happy end: il n’y aura pas de mort (désolé pour les cyniques).