[Films&Series] Comment ne pas s’user les yeux ?
On a coutume de dire que le temps, c’est de l’argent. Ceux qui soutiennent cet adage n’ont visiblement jamais été au chômage.
Il y a en ce monde tant de choses à voir que c’est souvent avec une rage difficilement répressible que j’éructe, la bouche pleine de bile (c’est une métaphore, s’il vous arrive d’éructer la bouche pleine de bile, veuillez contacter votre médecin) contre les œuvres chronophages que ne valent pas un kopek.
Mais je sais également me montrer clément, voire encenser ce qui mérite de l’être.
C’est donc avec une impartialité exemplaire que je vais vous donner mon sentiment sur ce qu’il m’a été donné de voir ces derniers temps, afin que toi lecteur, tu puisse éviter de perdre le tien en t’usant les yeux sur d’abominables navets, pour à la place te consacrer à de plus nobles activités (je veux bien entendu parler de la masturbation).
Séries:
J’ai déjà parlé de the IT Crowd et The Mighty Boosh, dans le style humour british décapant. Eh bien figurez vous qu’il existe d’autres séries anglaises qui valent qu’on parle d’elles: Black Books, Spaced, How Not To Live Your Life, et No Heroics.
Malheureusement pour No Heroics, c’est pour parler d’elle en mal.
No Heroics:
Imaginez une ville ou il y aurait plein de super héros vivant parmi les gens ordinaires. L’idée vous avait plu quand vous l’aviez eue en CP ? C’est bien, mais ça ne suffit pas à faire une série. Car oui, en un épisode, on a déjà fait le tour.
Alors certes, c’est marrant d’imaginer que ce sont des super héros qui discutent dans ce pub. Malheureusement, ce n’est ni bien écrit ni correctement joué, et encore moins inspiré. Dommage, mais bon, si vous avez l’habitude de manger des navets en écoutant du Richard Clayderman, cette série pourra peut-être vous occupper en attendant que la mort ne vienne mettre fin à l’aberration biologique que vous êtes.
How not to live your life:
Ah ! Une petite série sympatoche: 6 épisodes, un format de 28 minutes, mettant en scène un gigantesque trou de balle (c’est une image bien entendu, on n’est pas sur arte), un trou de balle géant disais-je, qui agit sans la moindre retenue ni le moindre sens des convenances. Ce gros bâtard sous loue la maison de sa grand mère morte (avant même qu’elle soit froide) à une bimbo dont la simple vue peut, je vous préviens, vous faire saigner du nez. Souci: elle est maquée. Ce n’est pas vraiment un souci pour notre ami la raclure.
L’originalité de cette série est d’être ponctuée de "N Façons de ne pas bien se comporter dans la situation imposée par l’histoire", dont la dernière est souvent celle choisie par le héros. Cela donne des mini saynettes d’un absurde monty pythonien, et très souvent tordantes.
Bref, si vous ne savez pas quoi mater en mangeant vos pâtes-à-rien (parce que bon, c’est un peu la crise), c’est la série toute désignée.
tiens, j’ai trouvé un extrait de How not to live your life
Spaced:
Soyons clairs: si je sais me montrer indulgent, je ne tolèrerai pas qu’une personne ose me dire en face qu’elle est fan "des mecs de Shaun of the dead et Hot Fuzz" si elle n’a pas vu cette série. Antérieure aux deux films, elle rassemble Simon Pegg (le blondinet) , Nick Frost son acolyte le gros débile au regard absent ainsi qu’Edgar Wright le réalisateur des deux longs métrages sus-cités.
Le pitch est d’un basique: deux personnes se font passer pour un couple pour squatter une sous location dans la maison d’une alcoolique notoire. Pourtant chaque épisode est un petit bijou de connerie, bien écrite, bien ficelée et montée comme un film de Guy Ritchie.
En termes de série culte, c’est du gros niveau. Donc: toi regarder, c’est pour ton bien. Compris ?
Black Books:
Un irlandais misanthrope et alcoolique tient une boutique de livres, prétexte pour qu’on lui foute la paix. Entre deux insultes, menaces voire violence corporelle avec des clients, il s’aperçoit qu’il n’arrivera jamais à tenir correctement ses comptes, car les chiffres, c’est l’enfer.
Un soir de beuverie, il rencontre un gros mou aux cheveux gras qui s’avère être comptable. Il l’engage avant de sombrer dans son coma éthylique quotidien.
Bien entendu, c’est le lendemain que ça se corse, quand le mou bedonnant sonne à sa boutique. C’est con, mais vraiment débile, avec des gags toutes les deux secondes, humiliants et donc drôles.
Trois saisons, c’est parfait pour vous occuper cet hiver quand vous vous serez rendus compte que la fille avec qui vous sortez s’avère être un homme.
Sanctuary:
Série américaine perdant toute crédibilité à la 32ème minute. Que dire si ce n’est que c’est suffisament mauvais pour provoquer des lésions cérébrales sur le premier fan de stargate SG1 venu (dont le seuil de tolérance à la merde est pourtant redoutablement élevé).
Dialogue fantasmé qu’on aurait presque pu trouver dans cette série:
- Hé mec, c’est les services secrets du paranormal ici ? Où sont les grandes putes blondes en simili-cuir ?
- Bah y’en a pas, à part Martine. Globalement, on est tous plus ou moins maquillés façon buffy contre les embryons déssechés, mais on s’en fout, vu que les décors sont eux aussi complètement faux.
Ne vous fiez pas à l’ouverture où un enfant roumain tue deux flics à l’aide d’un tentacule mangeur de cerveaux. Ni même à cette actrice de stargate au physique tellement austère que même à poil elle doit donner l’impression d’être habillée.
La série présente l’originalité d’être entièrement tournée sur fond vert, les décors étant en images de synthèse. Si j’avais sû ça AVANT de mater le pilote, je n’aurais pas perdu mon temps.
C’est nul => POUBELLE!
Films:
Mirrors
Petit film sympatoche, dans la lignée des thrillers horrifiques de la fin des années 90 (je serais infoutu de vous en citer, et pourtant ça y ressemble pas mal).
Quelques poussées d’acné lors des phases de grand stress, du gore mais pas trop, juste assez pour que ça marque, et un finish assez sympathique.
A voir avec vos enfants si vous avez le malheur d’en avoir. Ca les calmera, ces petits cons.
Dark City Directors Cut:
Encore mieux que la version originale que j’ai eu le malheur d’acheter en DVD. Imaginez: vous achetez un film en DVD et vous apprenez quelques années plus tard qu’il existe une version director’s cut: une violente douleur au fondement s’ensuit.
M’en fout, je l’ai téléchargé, faudrait pas me prendre pour un con non plus.
Survive style five plus:
Film japonais à l’humour débridé (haha). Tourné par le fils malade du croisement impie entre Guy Ritchie et Tarantino, ce film visuellement extraordinaire raconte les destins croisés de personnages tous plus inqualifiables les uns que les autres. Un type maltraité par une femme qui revient à chaque fois qu’il la tue, un tueur en série anglais énervé passant son temps à demander aux gens quelle est leur fonction dans la vie, un hypnotiseur qui baise littéralement comme un lapin, une publicitaire débile qui rigole à ses blagues, un groupe de jeunes qui s’amusent à squatter chez les gens en leur absence pour jouer aux cartes…
Les premières minutes sont déroutantes, puis, peu à peu, on comprend la logique, et tout se met en place. Un film à voir, de préférence avec un cardiaque, histoire de voir s’il devient tout bleu.
Anime:
Forcément, je ne vais pas vous parler du dernier anime débile où un jeune écolier introverti secrètement amoureux d’une écolière de douze ans aux cheveux roses gaulée comme lolo ferrari découvre qu’il a des super pouvoirs et qu’il doit s’en servir pour sauver le monde.
A la place, je vais vous parler de Aachi and ssipak, un long métrage d’animation coréen prenant place dans un monde où la principale source d’énergie étant le caca, une drogue faisant chier a transformé les citoyens accros en mutant bleus pourvus d’un gigantesque anus.
L’animation est époustouflante, le character design accrocheur, et vous vous en doutez, l’humour de haut vol. Le genre de référence qu’il faut absolument placer dans un discours d’investiture à l’académie française, histoire qu’ils crèvent tous.
Voici venu le moment d’achever cet article, avant que mon PC portable n’ait achevé de me calciner les couilles. La prochaine fois, je vous parlerai de BD.









+ 100 pour Survive style five plus. Un super film complètement gigantesque.
J’ai beaucoup de mal avec les séries UK, je vais tenter Survive style five plus et Aachi and ssipak !
Cette version Directors Cut de Dark City, elle existe en DVD ? Je ne l’ai trouvé qu’en Blu-ray.
edit : ah oui, elle existe.
La director’s cut existe, mais en zone 1. Elle comporte 11 minutes de plus.
Tu es dur avec No Heroics. C’est assez pathétique pour être drôle.
J’avoue avoir un travers: je préfère rire quand c’est drôle. D’où mon désamour pour No Heroics.
Dans les séries anglaises cool j’ai regardé Skins récemment, c’est chouette, manges-en.