La Celibat’ cave (le blog de Celibatman)

 

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Tout l’internet, résumé.

Lundi 16 mai 2011 à 12:15

mensonge

Depuis la nuit des temps, l’être humain a pour occupation principale d’étaler de la merde sur les murs de sa vie. Cela ne pose en soi aucun problème.

Pourtant, avec l’apparition d’internet, une nouvelle capacité, jusque là réservée aux dictateurs, rois, hommes d’influence ou femmes mariées, fut donnée au commun des mortels: le pouvoir d’étaler sa merde sur les murs des autres (et je sais de quoi je parle, étant moi même un ex-malfrat du graffiti débile et un misanthrope cliniquement con).

Alors pourquoi aborder ce sujet ? Tout simplement parce que j’ai la haine (comme tous les jours), et qu’un sujet exutoire ici passera probablement inaperçu entre deux blogs photos sponsorisés par Louis Braille et les récits abscons de premières expériences de puceaux émotifs et donc moites du slip.

Comprenez moi bien: je vous hais, mais ce n’est pas ma faute. C’est la votre ! C’est vous les cons ! Vous les abrutis dans le métro qui vous entassez sur les portières histoire de faire chier le monde, vous les twitteurs qui cherchent à préciser leur localisation géographique toutes les deux secondes histoire que jamais votre maman ne s’inquiète, vous qui bardez vos profils facebook de comptes à rebours tronqués et vides de sens, et vous qui vous sentez obligés d’inonder le net de sujets qui à peine publiés sont déjà obsolètes, vous qui allez à la première occasion venue vous exprimer avec la maladresse d’un singe Bonobo sans justifier la moindre chose, refusant ainsi de participer à un discours construit, qui est pourtant le ciment de toute civilisation.

Bref, c’est vous qui inondez le monde d’une merde vide de sens et anodine jusqu’à en étouffer. Puis, grisés, intoxiqués par les vapeurs de tant de pets d’esprits, vous endormez mollement dans le brouhaha de la connerie auquel vous avez participé. Parfois, ouvrant un œil, vous cliquez sur “+1″, partagez une video à laquelle vous n’avez strictement rien compris, commentée d’un lapidaire “WTF?!” ou videz l’intégralité des 12000 photos de vos vacances en camping-car pour les déverser sur flicker ou les présenter en diaporama dans une video jouant les accords recyclés de cette grosse merde de Maroon 5.

Comprenez une chose: si les masses sont à ce point haïssables, c’est qu’on participe à leurs détestables habitudes, au moindre laisser aller, à la moindre faiblesse. Chaque petit travers qu’on effectue à un instant précis s’en va directement rejoindre le gigantesque réquisitoire contre l’humanité que sont “les conneries faites par les autres”. Chaque négligence, chaque faiblesse, participe à renforcer l’impression qu’ont les gens que les autres sont de fieffés connards.

Je vous hais, donc, mais à ma décharge: vous le faites exprès.

Une belle histoire de merde

Jeudi 30 septembre 2010 à 20:57

J’aime parler de mes projets qui foirent. Que ce soient des jeux video ou des histoires, mon blog en est truffé et continuera à l’être.

Aujourd’hui, “Une belle histoire de merde”. Un projet de BD malheureusement bien trop gourmand en temps pour que je m’y attelle.
En voici le commencement, j’espère qu’il vous plaira: il y a du caca dedans.

Mais juste avant, une image sans rapport:
fer-a-cheval

*****

Tout débute lorsqu’un scientifique du Bureau de Veille de la Masse Totale de l’Univers (le BVMTU) découvre que la masse totale de l’univers a subi une variation (infinitésimale) à la baisse. Bouleversé par ce qu’il considérait avant vérification comme une erreur, il contacte ses pairs et les média.

Les média organisent en réaction un grand débat “pour ou contre l’existence d’un bureau dont la tâche est de s’assurer que la masse totale de l’univers ne bouge pas”.
Il faut dire que 5 ans plus tôt, un autre scientifique inventait par erreur le vapochiotte (de son vrai nom VapoWC), des toilettes révolutionnaires capables de désintégrer totalement tout contenu, avant de quitter son travail pour devenir éleveur de chèvres. Tout cela était bien plus intéressant en comparaison.

Quelques jours après la découverte que notre univers avait “maigri”, la première de ces petites créatures étranges apparut. A l’époque, les premiers témoins parlaient d’un être bipède, de petite taille, similaire à un petit ourson rose et blanc avec une énorme tête de peluche pour enfants, qui se tenait sur ses pattes arrières et marchait l’air décidé un attaché-case à la main en direction d’une ambassade. Il est 8h53 lorsqu’on aperçoit ce même petit être étrange entrer dans l’ambassade de Finlande.

C’est également cette heure qui sera retenue par les historiens, s’il en reste, pour dater le début de ce que l’homme de la rue appelle désormais “la Fin”.

—-

L’attaque fut aussi inattendue qu’imprévisible.
A 8h56, le petit être à l’attaché case fait irruption dans la salle de conférence, où l’ambassadeur de Finlande commentait à quelques journalistes les résultats de l’eurovision. Il regarde autour de lui, aperçoit l’ambassadeur, pose son attaché case sur une chaise, l’ouvre et jette un étron au visage du pauvre malheureux. Ce dernier aura à peine le temps de s’apercevoir de son agression avant d’imploser sous le regard horrifié de ses interlocuteurs. La panique générale est telle que personne n’aperçoit le petit être refermer son attaché case et disparaitre dans la foule.

Le lendemain, à l’heure où le citoyen lambda découvre les yeux embués par son sommeil récent la nouvelle de la veille dans le journal, un autre incident similaire à lieu. Un petit être rose et blanc muni d’un attaché case est aperçu au laboratoire de recherche de VapoTechnics, les inventeurs du célèbre vapochiotte. Cette fois, c’est une dizaine de scientifiques qui se fait agresser, de la même façon que l’ambassadeur.
48 minutes plus tard, leurs restes sont ramassés par les services secrets.

L’émoi est général, mais c’est la classe politique qui décide de réagir, de peur que l’un d’entre eux se voit réserver le même sort. La connexion entre les deux cas est évidente, l’ambassade de finlande avait déjà fait parler d’elle il y a quelques temps en achetant aux enchères le prototype original du Vapochiotte, pour en faire une “exposition utile”. Les Vapochiottes ayant été vendus dans le monde entier, ce sont bientôt les dirigeants du monde entier qui tremblent à l’idée qu’un petit être rose et blanc muni d’un attaché case vienne les voir. Si l’ensemble du laboratoire de recherche de VapoTechnics s’est déjà fait porter pâle pour partir en vacances à l’étranger, de préférence le plus loin possible, le gouvernement déclare l’état d’alerte et ouvre une ligne directe de dénonciation.

Mais rien n’y fait. Bientôt, plusieurs personnalités politiques, toutes ayant voté en faveur d’une motion permettant au Vapochiotte d’être massivement commercialisé avant la fin de ses séries de tests subissent le même sort que le pauvre ambassadeur de Finlande.

C’est alors que tous les yeux se tournèrent vers François Pabeloula l’inventeur du Vapochiotte, celui-là même qui en protestation à ce vote pourtant en faveur de sa découverte s’était retiré de la vie scientifique pour aller élever des chèvres.
Mais François, l’homme qui devait avoir toutes les réponses avait disparu. La rumeur racontait qu’il avait dû se faire agresser dans son enclos et que ses restes auraient été bouffés par ses propres chèvres. D’une certaine façon, le côté tragédie grecque de la rumeur suffisait à rendre l’idée séduisante, pourtant la réalité était tout autre. Alors que les journaux parlaient de sa disparition et que son portrait robot commençait à circuler, François Pabeloula sentant le vent du boulet avait déjà pris la fuite, un sac sur le dos, accompagné de ses deux chèvres favorites: Greta et Garbo.

En direction de nulle part, notre héros torturé toujours en quête de rédemption réfléchit à l’avenir du monde.

—-

Une semaine après le premier incident, les premières légions de ces petits êtres bicolores apparurent dans les capitales. Tous munis de mallettes remplies d’étrons explosifs.
Et ce que tout le monde redoutait arriva. Toute personne ayant utilisé au moins une fois un vapochiotte, ou ayant autorisé sa création était visée. Autant dire chacun d’entre nous. Les premières légions firent des milliers de morts en une journée. Une véritable hécatombe visant tout le monde, civils comme militaires, politiciens comme businessmen.
Les video amateurs filmant ces petits êtres balançant des étrons explosifs à la face des civils n’ont pas ému l’Afrique centrale. “Nous on s’en fout on n’a jamais eu assez d’argent pour s’en payer des vapotoilettes !”.

Bien entendu il y eut des morts dans le camp adverse, enfin semble-t-il. Les petites bestioles, bien que très rapides, ne résistent qu’un temps aux balles, avant de s’effondrer et disparaitre dans un nuage de fumée avec leurs mallettes.
Une semaine plus tard, une autre légion apparait, un peu plus nombreuse et le massacre reprend de plus belle.

Les chinois quand à eux s’émerveillaient en silence que leur contrefaçon du Vapochiotte ne leur attire aucun ennui.

L’avenir du monde est entre les mains de François Pabeloula. Ou peut être entre les fesses de ce boys band décérébré qui cherche sans relâche à reproduire “l’étron d’apocalypse”, un étron de lendemain de fête qu’ils produisirent un matin par mégarde et dont ils n’ont aucun souvenir de la façon de le… “préparer”.

Vanjansse !

Dimanche 20 juin 2010 à 14:57

Je déteste les articles qui commencent par “ça fait un moment que je n’ai rien écrit sur ce blog”. C’est une façon pédante (quoique désinvolte) d’annoncer que le lecteur n’a pas grand chose à foutre sur ce blog en premier lieu. Quand je lis cette phrase, je me sens à chaque fois un peu idiot. Si ça fait un moment que rien n’a été écrit sur ce blog, qu’est-ce que je fais là ?

Pourtant, force est de constater que ça fait un moment que j’ai rien écrit sur ce blog.

Une joute verbale entre Free et France Télécom m’interdit depuis plus de 6 mois tout accès à internet. Ma ligne téléphonique étant en rade et les deux protagonistes suscités se rejetant la faute tour à tour. Vous me direz, il y a dans cette affaire plus de suspens que dans une finale de la nouvelle star, à quoi je répondrai que je n’en sais rien car je n’ai plus la télé.

C’est dans ce contexte quasi apocalyptique que je suis contraint de quitter Paris à la fin du mois, n’ayant plus les moyens de payer mon appart.
Je pars pour l’inconnu, avec dans ma valise ma haine encore bouillante des recruteurs frileux de la rondelle et des recruteuses qui font la moue avant de trancher par un “Ah en fait vous êtes… créatif”, phrase qui sonne bien souvent le glas de l’entretien.

J’ai un peu l’impression d’être Alan Wake, perdu dans la forêt du chômage, luttant contre des recruteurs possédés par le démon de la sottise, et trébuchant de temps à autre sur l’un des innombrables CVs que je ne me souviens même plus avoir rédigé.

Le chômage c’est un voyage initiatique à l’envers. Dans un voyage initiatique, on passe du statut de naïf à celui d’initié, d’Homme. Dans le processus du chômage, on passe du statut d’homme à celui de sous-merde, statut qu’on nous rappelle à chaque entretien avec la fameuse question “et vous avez fait quoi depuis votre dernier job?”. Je sais pas si on t’a tenu au courant, pauvre étron en cravate (ou tailleur, je ne suis pas sexiste) mais c’est la crise. Ce que j’ai fait depuis mon dernier job ? Eh bien j’ai passé mon temps à avoir le vertige face à la connerie des recruteurs qui me posaient cette question.

Bien évidemment, il n’y a pas que dans ces moments là qu’on fait sentir au chômeur qu’il est une sous merde.
On le lui fait également sentir lorsque sa candidature pour bosser chez Quick ou pour récurer les chiottes du McDo se voient refusées avec panache.

Je quitte Paris, soit. Pour une autre destination sans opportunité d’emploi, soit.
Mais je reviendrai. Et ma vengeance sera terrible.

D’où ma question: avez vous des plans de colocations sur Paris à moins de 500€ ne refusant pas des personnes ayant pour habitude à leurs heures perdues de de déambuler avec un slip sur la tête ?
C’est assez urgent.

La corbeille à dessin

Dimanche 11 avril 2010 à 21:50

Salut les kidz!

Faire des dessins pour croustination et nofrag, c’est franchement bien marrant.
Mais ça me fait remplir mes dossiers de brouillons et autres dessins rejetés.

je suis la SPA de l’humour. Voici donc quelques dessins en vrac:

Act I Vision

J’ai dessiné le dessin suivant en milieu de semaine. Juste avant qu’une video de bonne qualité de Crysis2 ne sorte :-(
crysis2

En souvenir du chinois qui trichait à Counter-strike:
perks
(je ne savais pas que je savais dessiner le pip-boy à la souris).

et une question, importante:
knife

[edit][jeu] Le jeu du saumon V2 et XL

Mercredi 31 mars 2010 à 18:28

j’avais un peu de temps donc j’ai modifié quelques points suite à vos remarques:
les poissons et le saumon n’ont plus la même couleur, ni le fond de l’écran.
Les déplacements transversaux sur des cases occuppées par des poissons est désormais possible.
Attention, cependant: passer sur une case poisson par la droite ou la gauche ne permet pas de monter d’une case. ca ne fait qu’augmenter le compteur qui détermine à quel moment vous allez grandir.

En d’autres termes, il est désormais possible de “manger une case poisson latéralement”, mais ça n’apporte qu’un désavantage: celui de vous faire grandir dès le bas du niveau. N’en abusez pas !

Oh et pour les déplacements du saumon, je ne les ai pas modifiés, il faut pas déconner non plus, le but n’est pas de rendre le jeu hyper facile (sinon où est le fun ?).
Bref, c’est ici, le jeu du saumon, v4.

EDIT: je me suis réservé le droit de refaire une version du jeu avec un écran plus large, et en remettant l’impossibilité de se déplacer latéralement sur une case poisson. Vous me direz si vous trouvez ça mieux.

version XL disponible ici:
http://www.filedropper.com/lejeudusaumonv5_1
et là
http://rapidshare.com/files/370539202/le_jeu_du_saumon_v5.exe.html

[jeu] le jeu du saumon

Mardi 30 mars 2010 à 16:37

Quand on s’attaque à un jeu, mieux vaut commencer par assurer les bases. Par conséquent, faire des mini jeux basés sur des routines hyper simples est un bon exercice.
Du coup pour bosser sur la gestion des grilles, j’ai fait ce petit jeu en une journée (graphismes inclus).

le-jeu-du-saumon-screenshot-011

Le jeu du saumon !
Vous devez remonter la rivière. Pour cela vous devez manger les poissons qui tombent de la cascade, en évitant les boites de conserves et les chaussures.
contrôles: flèches gauche et droite

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques.

Puisse l’aurore triompher de mes ennemis

Dimanche 28 mars 2010 à 19:38

Ca fait longtemps que je rêve de faire des jeux video. Avec la technologie actuelle (je parle des logiciels de création de jeux pour les noobs, comme Construct ou Game Maker) il me semble tout à fait possible de faire des jeux pourvu que leur gameplay soit modeste.

Du coup, je me dis qu’il devrait être possible de faire cette idée de jeu que je rumine depuis un moment:

médéric02

Médéric a vendu son âme au diable pour obtenir ce qu’il désire le plus au monde.
Médéric à 5 ans, et après lui avoir fait signer son contrat, le diable lui donna une télécommande avant de disparaître dans un nuage de fumée.

médéric01

“Mais ce n’est pas ce que je voulais…”

Une semaine s’est écoulée depuis que Médéric a signé son pacte avec le diable. Désormais, chaque nuit, le diable envoie un de ses sbires chercher Médéric pour le ramener en enfer.
sbire01

Le jeu:
Le jeu se déroule dans la chambre de Médéric, en vue de dessus, façon Bomberman.
Une case est occupée par le petit Médéric, caché dans une peluche plus grosse que lui. A l’abri des regards et muni de sa télécommande magique, il donnera des ordres à ses jouets via sa télécommande.
Atour de Médéric, le sol est recouvert de jouets. Ces jouets auront pour but de défendre Médéric jusqu’au lever du soleil.

board-detail

L’image ci dessus représente une vue schématique de l’écran de jeu.
Sur la gauche, le plateau de jeu, sur la droite une marge avec en haut les informations (temps avant lever du soleil, objectif, nombre de jouets actifs, nombre d’ennemis), et en dessous, la fameuse télécommande du diable.
Cette télécommande sera l’interface pour donner des ordres.

Le jeu se joue au tour par tour, l’action se déroule sur le plateau de jeu, divisé en cases sur lesquelles on trouve différents types de pièces.

En jaune, nous avons Médéric, le pion à protéger.
En vert, les jeux commandés par Mederic.
En bleu les Super Jouets (plus forts et plus résistants que les jouets, mais inamovibles)
En gris, les cases “obstacles”
En noir les pions ennemis détruits (servent d’obstacles)
En Magenta, les points par lesquels les démons arrivent.
En rose les ennemis.

sbire02

Les ennemis sont soit des démons, soit des jouets dominés par les démons (quand les points de vie d’un jouet tombent à zéro, le jouet devient un ennemi de Méderic, contrôlé par les démons.

Conditions de succès:
Médéric ne doit pas se faire toucher par ses ennemis.
La partie se termine au lever du soleil, ou dès que Médéric se fait toucher par un ennemi.
Condition supplémentaire: sauver un nombre déterminé de jouets.

jouet

La télécommande contient 5 ordres:
Finir le tour: (lance les actions du joueur)
Lumières: permet d’allumer ou éteindre la lumière de la chambre. La lumière allumée donne un bonus d’attaque aux jouets de Médéric, mais lui empêche d’utiliser l’action “Intervertir”. La lumière éteinte permet à Médéric d’utiliser l’action “Intervertir” mais donne un bonus d’attaque à ses ennemis.
intervertir: (permet d’intervertir deux pièces: Médéric et un jouet situé sur la même ligne/colonne que lui). Condition: la lumière doit être éteinte.
Créer un Super Jouet: cette action requiert de sélectionner trois pions “jouets” adjacents. Ils deviennent super jouets, et gagnent en attaque et défense, mais ne peuvent plus se déplacer. Les super jouets sont retirés au décompte du total des jouets (pour l’objectif secondaire)
Déplacer: permet de déplacer les jouets vers une case adjacente.

Contagion
la mécanique du jeu repose sur le fait que les jouets “détruits” sont convertis à la solde des démons. En d’autres termes, l’ennemi se propage de pion en pion. Par conséquent, un super jouet peut jouer un rôle décisif dans une partie, s’il est converti par l’ennemi. C’est à double tranchant.

IA
Comme je ne suis pas codeur, j’ai besoin d’une IA simple, voire d’une absence d’IA. Dans un jeu de ce type, puisque l’ennemi se propage, pas besoin d’une IA très élaborée. j’aimerais cependant faire en sorte qu’un super jouet ait tendance à attirer les ennemis, jouant ainsi le rôle de leurre. Après tout, Médéric étant caché dans une peluche et ne se déplacant qu’une fois la lumière éteinte, les démons ne savent pas où il se trouve parmi ses jouets. Un super jouet donnerait donc l’impression que Médéric n’est pas loin.

Design
Construct, le logiciel sous lequel je pense faire le jeu, permet de jolis graphismes. Donc une sorte de vue façon Bomberman HD me semble être intéressante. Le dessin, je sais faire. Je devrais pouvoir m’en donner à coeur joie.
A ce titre, je pense orienter le design vers un genre assez particulier pour raconter en filigrane une autre histoire, répondant à la question: “si la télécommande n’est pas ce que médéric voulait, alors que voulait-il?”
Des indices sont donnés dans l’apparence des démons (cf dessin plus haut).
Je développerai un peu plus dans un autre billet si j’arrive à surmonter les difficultés qui ont souvent raison du noob.

D’ailleurs, si vous êtes motivés pour me filer un coup de main ou me donner des conseils, n’hésitez pas à me le faire savoir. Je risque d’en rencontrer, des obstacles.

Oculés !

Lundi 8 mars 2010 à 20:15

oculés-illustration

Nous sommes en 2010, et comme je l’avais déjà annoncé il y a 4 ans, la recherche sur le robot sexuel féminin avance (la preuve). Certes, elle n’a pas encore de seins lumineux qui s’allument quand on les touche, mais que cela ne nous détourne pas des vraies questions.
La vraie question, c’est plutôt “Pourquoi, en 2010 alors qu’on a le LHC et les prémisces des premiers robots esclaves sexuels n’a-t-on pas encore ce dont on aurait pourtant toujours eu besoin?”

Car il y a bien une chose dont nous aurions besoin, et ce depuis la nuit des temps. Je parle bien entendu de cette deuxième paire d’yeux situés derrière la tête.

Réfléchissez un instant. Vous passez votre temps à observer. Vos yeux vous permettent d’analyser des tonnes d’informations sur ce que vous voyez en face de vous. Imaginez qu’il se passe autant de trucs intéressants à analyser FACE à vous que DERRIERE vous. Cela vous permettrait d’avoir deux fois plus d’informations sur le monde qui vous entoure et dans lequel vous évoluez.
Parler de se faire modifier les yeux pour voir les infrarouges, c’est débile quand on peut commencer par voir deux fois plus de trucs rien qu’en se faisant mettre une deuxième paire d’yeux derrière le crâne.

Et puis c’est pas comme si la zone de derrière la tête était vraiment super esthétique en tant que telle. Vous avez déjà essayé de complimenter quelqu’un sur l’arrière de son crâne ? C’est un truc à vous faire invariablement passer pour un fou.
“Mademoiselle, permettez moi de vous dire que vous avez un très joli arrière de crâne”. Si vous êtes dans un bar, je vous conseille de fermer les yeux après avoir lâché ce compliment car vous risquez fort de vous recevoir une margarita dans la gueule.

Et qu’on ne vienne pas me sortir des arguments du type “la sodomie n’aurait jamais été inventée si les humains avaient une deuxième paire d’yeux derrière le crâne”.
Argument solide, certes, mais imaginez une orgie de l’époque avec des yeux derrière la tête ? Ça devait être déjà bien spectaculaire.

Tout deviendrait deux fois mieux.

Visiter un musée => deux fois plus rapide
Faire de la balançoire => deux fois plus ouf
Descendre acheter du pain => deux fois moins chiant (car deux fois plus de choses à regarder sur le chemin)
Mater les filles sur la plage => deux fois mieux
Manger dans un resto plongé dans l’obscurité => nan, ça c’est toujours aussi nul.

Et puis ça nous débarrasserait de ces idéalistes à la con qui voudraient avoir des ailes dans le dos (vous iriez vous faire greffer des ailes sur la poitrine, vous ? Bah vous penserez la même chose des ailes dans le dos quand vous pourrez voir vos omoplates à chaque fois ce vous baisserez les yeux).

Oh, et on pourra voir son propre cul aussi.

Empêchez-moi de le faire.

Mercredi 3 mars 2010 à 22:45

YouTube Preview Image

Ecoutez ce morceau. Ecoutez le bien. Il va vous ronger la cervelle pour s’y faire une place et demain vous commencerez à avoir envie de le réécouter.

Plus tard, vous aurez envie d’aller chercher un truc dans le frigo et vous vous direz: “j’aurais carrément plus de classe si j’allais chercher ce truc dans le frigo avec en fond la musique de Dark Void”.

Le lendemain, vous aurez des cernes sous les yeux et expliquerez “non j’arrivais pas à dormir, j’ai passé ma nuit sur la page de la bande son de Dark Void, à me demander si j’allais cliquer sur le bouton “ajouter au panier”. J’ai hésité toute la nuit. ”

Il faut que je vous avoue un truc: j’adore la musique de Dark Void. Depuis que j’ai joué à la démo, elle me hante.
C’est Bear McCreary* qui s’est chargé de la composer. Il a été entre autres l’auteur de la bande son de Battlestar Galactica (2005).
J’ai tout de suite été séduit par l’orchestration des morceaux, leurs envolées épiques accompagnées à la basse et guitare, qui rappelleront justement le thème de la fin de la saison 3 de Battlestar.
Et puis la ligne de basse complètement folle à partir de 4:04 dans ce morceau “above the Canopy” (le morceau de la video ci-dessus)  qui donne l’impression d’être passé à tabac par un robot venu de la planète Funk pour t’enfoncer des riffs sauvages par les trous de nez.
Tout ça rend de plus en plus difficile de ne pas avoir envie de jouer à Dark Void, malgré tout ce qu’on en dit. Après tout, la démo était trop courte pour savoir si le jeu pouvait être chiant… et puis quitte à se faire chier en jouant, autant le faire sur une musique de Bear McCeary, quoi.

Vous voyez ce qui m’arrive? Je commence à me faire peur. Il faut que je trouve un moyen de ne pas craquer. Ou plutôt: il faut que j’évite de craquer en me disant que ce n’est pas raisonnable car si je craque, je me serai convaincu que c’est tout à fait raisonnable et je risque fort de ne pas le regretter.

C’est pourquoi je me tourne vers vous, lecteurs. Vous qui n’avez probablement pas joué à ce jeu non plus, vous êtes les mieux placés pour me dissuader de le faire. Je vous écoute.

EDIT: ah et sinon, j’ai publié ce matin un dessin sur Croustination. De loin celui qui m’aura demandé le plus de travail (environ 10h, je travaillais sur un format deux fois plus grand que l’image finale), pour une blague étrange.

*le blog de Bear McCreary a un article intéressant à ce sujet, accompagné d’extraits musicaux, pour ceux qui voudraient découvrir.

Caca, qui es-tu ?

Dimanche 28 février 2010 à 19:05

je-ne-donne-pas-une-crotte

Vous avez certainement déjà vécu la scène: au détour d’une conversation, vous soulignez plus ou moins subtilement la présence d’une analogie entre les éléments de la conversation évoquée et le caca, et soudain tout le monde se barre.

Au début vous pouvez vous demander si c’est la blague en elle même qui est à mettre en cause. Mais laissez moi vous rassurer: pour des raisons que j’expliquerai plus tard, toute analogie au caca est bonne à prendre.
Aussi, si ce n’est pas votre blague qui est à remettre en cause, pourquoi tout le monde est parti ?

C’est pour répondre à cette question que je me fends d’une analyse pseudo sémiotique du symbole du caca.
Car le caca c’est plus que du caca, mais ça vous devez certainement vous en douter. Le caca est un symbole, un tabou, un emblème.
Mais commençons par le commencement.

Analyse: c’est quoi le caca ?

Le caca, c’est le terme enfantin sous lequel on fait référence à l’acte visant de se débarrasser des matières non assimilées lors de la digestion. Il y a donc ici deux axes d’analyse: l’acte en lui même et le choix du terme y faisant référence.

L’acte en lui même est animal, et par animal, je ne fais pas référence aux éventuels mugissement gutturaux dont vous pouvez envisager l’emploi pour vous donner du courage pendant l’accomplissement de cette tâche.
Je fais référence au fait que cette action est une action naturelle que l’on partage avec l’intégralité du règne animal.
Faire caca, c’est pendant quelques instants faire pencher la balance du côté du corps, dans une civilisation qui souhaite avant tout s’imaginer comme de purs esprits. C’est abandonner le mensonge d’une espèce au delà du règne animal, différente de lui, car choisie par un ami imaginaire et tout puissant qui, lui, ne ferait pas caca: Dieu.

Le terme y faisant référence, “caca”, est un terme originellement employé par les enfants. Son irruption dans une conversation à des fins tout à fait superflue provoque par conséquent une rupture dans le niveau de vocabulaire de la conversation.

Par conséquent, parler de caca et doublement gênant. Tout d’abord parce qu’il remet l’humain à sa place dans le monde animal en parlant de l’acte, tabou, nous rappelant ainsi l’existence de notre corps et de ses mécanismes. Et ensuite parce que le niveau de langage employé est enfantin, dédramatisant ainsi le contexte, se focalisant sur le symbole plutôt que sur le produit.

C’est pourquoi toute analogie gratuite avec le caca est bonne à prendre, voire à encourager. Derrière chaque blague scatophile, il y a une assertion secrète: celle que nous ne sommes guère qu’une variété de grands singes schizophrènes et sophistiqués.

Regardez ! Nous sommes tellement habitués à nous penser comme des esprits désincarnés qu’on s’offusque si quelqu’un parle de caca. Comme si on ne voulait pas entendre une vérité qui pourrait briser l’illusion qu’on se fait du genre humain.

Mais rassurez vous, dans ce texte, on trouve 17 fois le mot caca. Cela signifie d’une part que je viens de vous épargner trois ans d’analyse psychiatrique dues à une perception erronée de la “dichotomie” du corps et de l’esprit, et que d’autre part si vous êtes parvenu à lire cet article jusqu’au bout, il y a fort à parier que vous êtes moi, en train de me relire pour y trouver des fautes.
Ou du réconfort, car oui: j’aime bien parler de caca.