J’aime parler de mes projets qui foirent. Que ce soient des jeux video ou des histoires, mon blog en est truffé et continuera à l’être.
Aujourd’hui, “Une belle histoire de merde”. Un projet de BD malheureusement bien trop gourmand en temps pour que je m’y attelle.
En voici le commencement, j’espère qu’il vous plaira: il y a du caca dedans.
Mais juste avant, une image sans rapport:

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Tout débute lorsqu’un scientifique du Bureau de Veille de la Masse Totale de l’Univers (le BVMTU) découvre que la masse totale de l’univers a subi une variation (infinitésimale) à la baisse. Bouleversé par ce qu’il considérait avant vérification comme une erreur, il contacte ses pairs et les média.
Les média organisent en réaction un grand débat “pour ou contre l’existence d’un bureau dont la tâche est de s’assurer que la masse totale de l’univers ne bouge pas”.
Il faut dire que 5 ans plus tôt, un autre scientifique inventait par erreur le vapochiotte (de son vrai nom VapoWC), des toilettes révolutionnaires capables de désintégrer totalement tout contenu, avant de quitter son travail pour devenir éleveur de chèvres. Tout cela était bien plus intéressant en comparaison.
Quelques jours après la découverte que notre univers avait “maigri”, la première de ces petites créatures étranges apparut. A l’époque, les premiers témoins parlaient d’un être bipède, de petite taille, similaire à un petit ourson rose et blanc avec une énorme tête de peluche pour enfants, qui se tenait sur ses pattes arrières et marchait l’air décidé un attaché-case à la main en direction d’une ambassade. Il est 8h53 lorsqu’on aperçoit ce même petit être étrange entrer dans l’ambassade de Finlande.
C’est également cette heure qui sera retenue par les historiens, s’il en reste, pour dater le début de ce que l’homme de la rue appelle désormais “la Fin”.
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L’attaque fut aussi inattendue qu’imprévisible.
A 8h56, le petit être à l’attaché case fait irruption dans la salle de conférence, où l’ambassadeur de Finlande commentait à quelques journalistes les résultats de l’eurovision. Il regarde autour de lui, aperçoit l’ambassadeur, pose son attaché case sur une chaise, l’ouvre et jette un étron au visage du pauvre malheureux. Ce dernier aura à peine le temps de s’apercevoir de son agression avant d’imploser sous le regard horrifié de ses interlocuteurs. La panique générale est telle que personne n’aperçoit le petit être refermer son attaché case et disparaitre dans la foule.
Le lendemain, à l’heure où le citoyen lambda découvre les yeux embués par son sommeil récent la nouvelle de la veille dans le journal, un autre incident similaire à lieu. Un petit être rose et blanc muni d’un attaché case est aperçu au laboratoire de recherche de VapoTechnics, les inventeurs du célèbre vapochiotte. Cette fois, c’est une dizaine de scientifiques qui se fait agresser, de la même façon que l’ambassadeur.
48 minutes plus tard, leurs restes sont ramassés par les services secrets.
L’émoi est général, mais c’est la classe politique qui décide de réagir, de peur que l’un d’entre eux se voit réserver le même sort. La connexion entre les deux cas est évidente, l’ambassade de finlande avait déjà fait parler d’elle il y a quelques temps en achetant aux enchères le prototype original du Vapochiotte, pour en faire une “exposition utile”. Les Vapochiottes ayant été vendus dans le monde entier, ce sont bientôt les dirigeants du monde entier qui tremblent à l’idée qu’un petit être rose et blanc muni d’un attaché case vienne les voir. Si l’ensemble du laboratoire de recherche de VapoTechnics s’est déjà fait porter pâle pour partir en vacances à l’étranger, de préférence le plus loin possible, le gouvernement déclare l’état d’alerte et ouvre une ligne directe de dénonciation.
Mais rien n’y fait. Bientôt, plusieurs personnalités politiques, toutes ayant voté en faveur d’une motion permettant au Vapochiotte d’être massivement commercialisé avant la fin de ses séries de tests subissent le même sort que le pauvre ambassadeur de Finlande.
C’est alors que tous les yeux se tournèrent vers François Pabeloula l’inventeur du Vapochiotte, celui-là même qui en protestation à ce vote pourtant en faveur de sa découverte s’était retiré de la vie scientifique pour aller élever des chèvres.
Mais François, l’homme qui devait avoir toutes les réponses avait disparu. La rumeur racontait qu’il avait dû se faire agresser dans son enclos et que ses restes auraient été bouffés par ses propres chèvres. D’une certaine façon, le côté tragédie grecque de la rumeur suffisait à rendre l’idée séduisante, pourtant la réalité était tout autre. Alors que les journaux parlaient de sa disparition et que son portrait robot commençait à circuler, François Pabeloula sentant le vent du boulet avait déjà pris la fuite, un sac sur le dos, accompagné de ses deux chèvres favorites: Greta et Garbo.
En direction de nulle part, notre héros torturé toujours en quête de rédemption réfléchit à l’avenir du monde.
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Une semaine après le premier incident, les premières légions de ces petits êtres bicolores apparurent dans les capitales. Tous munis de mallettes remplies d’étrons explosifs.
Et ce que tout le monde redoutait arriva. Toute personne ayant utilisé au moins une fois un vapochiotte, ou ayant autorisé sa création était visée. Autant dire chacun d’entre nous. Les premières légions firent des milliers de morts en une journée. Une véritable hécatombe visant tout le monde, civils comme militaires, politiciens comme businessmen.
Les video amateurs filmant ces petits êtres balançant des étrons explosifs à la face des civils n’ont pas ému l’Afrique centrale. “Nous on s’en fout on n’a jamais eu assez d’argent pour s’en payer des vapotoilettes !”.
Bien entendu il y eut des morts dans le camp adverse, enfin semble-t-il. Les petites bestioles, bien que très rapides, ne résistent qu’un temps aux balles, avant de s’effondrer et disparaitre dans un nuage de fumée avec leurs mallettes.
Une semaine plus tard, une autre légion apparait, un peu plus nombreuse et le massacre reprend de plus belle.
Les chinois quand à eux s’émerveillaient en silence que leur contrefaçon du Vapochiotte ne leur attire aucun ennui.
L’avenir du monde est entre les mains de François Pabeloula. Ou peut être entre les fesses de ce boys band décérébré qui cherche sans relâche à reproduire “l’étron d’apocalypse”, un étron de lendemain de fête qu’ils produisirent un matin par mégarde et dont ils n’ont aucun souvenir de la façon de le… “préparer”.
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