Boeing - EADS, round 12
Dimanche 2 mars 2008C’est amusant de voir comment les deux géants de l’aéronautique passent le plus clair de leur temps à se mettre des bâtons dans les roues et à renchérir dans les méthodes de pute pour décrocher les contrats. On se souvient des petits coups de pouces de la CIA en amérique du sud pour les contrats Boeing, des déficits et retards cachés d’EADS pour l’A380, de la dissimulation de problèmes de développement du dreamliner, etc etc… Ce genre d’histoire, en creusant un peut, on en trouve tous les six mois. A vrai dire, dans cet univers ultra-compétitif, on en venait à penser que seuls les coups bas permettaient de remporter la victoire.
Au point que l’on en délaissait la méthode basique, à savoir la négociation avec le client. EADS vient de changer la donne en remportant un contrat astronomique portant sur les avions de ravitaillement en vol de l’US Air Force. Faut savoir que les appareils actuels commencent à dater sérieusement. Boeing insistait depuis des années pour des reports successifs du projet de remplacement des 150 et quelques appareils car son propre modèle n’était vraiment pas à la hauteur de la concurrence, formée par EADS et Northrop grumman, ce qui a finit par agacer le départment de la défense qui a finalement donné son feu vert au projet européen. Ce n’est pas la première fois que les ricains choisissent un modèle du vieux continent pour leurs troupes loin de là, mais sur un contrats aussi énorme, et au détriment d’une des plus grosse corporation américaine, c’est assez étonnant. Le géant américain ne souffrira pas réellement de ce manque à gagner, gonflé par les bons résultats de ses autres branches, mais a quelques raisons de faire la gueules. La première, c’est que la assure la longévité d’EADS pour les dix années à venir en raison de la grosses rentrée d’argent que ça va générer. La deuxième, c’est que ça confirme la suprématie de Northrop Grumman sur le secteur de la défense, et que celui-ci pourrait très bien décider de passer la vitesse supérieur pour empiéter encore plus sur le marché de l’aéronautique aux US.
Comme quoi, ya pas que les coups de pute qui fonctionnent…