Can it be weaboo tiem nao ?
Vacances, nouveau débit (yay ~660Kio/s), trois mois à tuer… Hop, direction mononoke-bt et clics au hasard. J’ai été à la pèche à l’aveugle, me fiant à quelques-uns des premiers commentaires des séries, et me suis fait une petite séance de trois animes dont les noms m’étaient inconnus.
Mushishi
Un monde poétique, sombre, beau, une histoire simple, sombre, belle, pourtant Mushishi ne sombre jamais dans la noirceur, qui est traitée de manière impartiale, omnisciente, ce qui est, est. Es muss sein. C’est ce qui est bien, il n’y a pas de bien ou de mal, quelques intérêts personnels ou communautaires, mais rien n’est bon ou mauvais, tout se contente d’être. Loin d’être noir, Mushishi est sombre, poétique diront d’autres. Le background est excessivement simple, l’histoire aussi, reposant. Mushishi raconte l’histoire d’un Mushishi, un expert en mushis, les mushis étant une forme de vie paradoxale, une autre vie, ils ne sont ni vivants ni morts mais sont une forme de vie, pouvant être assimilée à des esprits, mais sans conscience présente ou passée, ils se contentent d’être là.
Background mis de côté, Mushishi c’est beau, la rétine est ravie, les osselets se réjouissent de vibrer et le cerveau reposé se fait des fix à l’endorphine.
Au début, j’étais sceptique, je lisais quelques commentaires et il en ressortait qu’il n’y avait aucune action, mais que ça restait excellent. Comment transformer un potentiel film polonais en agréable moment ? Je ne sais pas, mais Mushishi l’a fait, les épisodes qui n’ont ni ordre chronologique, ni suite logique (sauf au niveau de la découverte des (du ?) personnages) s’enchaînent pourtant très rapidement, trop rapidement. Beaucoup trop vite écoulé.
C’est une série à voir, et surtout à apprécier.
Seto no Hanayome
Bof. Je dois reconnaître que je suis (trop) bon public et j’ai du mal à détester quelque chose, en m’interprétant moi-même, je dirais que j’ai pas aimé. Même si sur le principe ça aurait pu être bien, faire tout un anime fondé sur une idée à la con, c’est finalement assez fade, j’avoue avoir sourit, mais j’étais fatigué, assez pour apprécier l’humour très grand public de cet anime. L’idée à la con donc : Un jeune couillon qui se noie à cause d’une crampe se fait sauver par une sirène, pour déroger aux lois subaquatiques qui stipulent que l’un des deux doit crever (révélation d’identité tout ça) la sirène doit se marier au couillon de service. C’est con hein ? Sauf qu’ils se sont pas arrêtés là, les parents de la sirène ne sont rien de plus que des yakuzas en puissance avec des écailles, la gourdasse (parce qu’elle est pas finaude la dame-poisson) est protégée par une garde du corps de deux pommes de haut, plus tard une ‘idole’ adulée par nombre de nippons viendra aussi se joindre au groupe… C’est un bordel pas possible.
Là où se situe vraiment le problème, c’est qu’on y croit pas une seconde, bien que le réalisme d’un scénario ne fasse pas tout (Excel Saga ça poutre, mais niveau réalisme, une hystérique, un zombie et un gigot de secours qui partent en croisade pour conquérir une ville, j’ai vu mieux) là ça plombe tout, à moins que les gymnases japonais se fassent souvent détruire par des sous-marins naviguant sous les terres, creusées par un fils de riche agora/acrophobe qui n’a rien à foutre de sa vie. (Bien évidemment, le riche est une sirène, juste histoire de concentrer plus de WTF.)
Je deviens verbeux, c’est que j’ai vraiment pas aimé en fait, donc : sauf grosse connexion, Seto no Hanayome c’est du gâchis de bande passante.
Ghost Hound
Ghost Hound est un anime que j’ai beaucoup apprécié, histoire complexe mais simple, fucked-up du début à la fin tout en restant rationnel, pas de raisonnements binaires du genre ‘les gentils’ contre ‘les méchants’, aspect manichéen trop souvent développé un peu partout pour justifier des scénars miteux. Visuellement c’est pas dégeu, pas extraordinaire non plus mais ça reste beau et agréable à l’œil.
En ce qui concerne l’histoire, c’est assez dur de ne rien spoiler, tout part d’un gamin d’une demi-vingt-huitaine d’années qui souffre d’un syndrome post-traumatique, le traumatisme étant le kidnapping de lui et sa sœur dont il voit le cadavre parler dans ses rèves. Un certain nombre de personnages apparaissent par la suite, aux implications diverses et insoupçonnées, aux intentions diverses et insoupçonnées… Je me suis laissé surprendre par la trame, mieux ficelée qu’un Cochonou. Tout au long du truc sont développés certains aspects intéressant de notre ressenti et interprétation du monde, si Ghost Hound n’est pas basé sur l’action, on s’emmerde pas pour autant, ce qui aurait pu être des creux s’avèrent être des théories sympathiques, bien que quelque fois un peu trop populaires. (Cogito ergo sum -> je sais que je suis -> les autres n’existent pas ; ce genre de conneries.)
Imperceptiblement, une certaine pression monte au fil des épisodes et les dix derniers s’enchaînent beaucoup trop rapidement, si après les deux premiers j’étais sceptique, presque pas intéressé, j’ai rapidement changé d’avis.
Bref, c’est un animu que je conseille, ça change, ça rafraîchit l’esprit et il y a des bouts de WTF dedans.
25 juin 2008 à 19:31 Citer
Les décors de Mushishi sont somptueux. C’est incroyable, chaque background est une oeuvre d’art.
25 juin 2008 à 19:57 Citer
Seul Mushishi vaut quelque chose là. Essaie Jyu-Oh-Sei, Samurai Champloo, Code Geass, Ergo proxy, Wolf’s Rain, Berserk (en mangas), Gantz.
25 juin 2008 à 20:21 Citer
Entendu pour Jyu-Oh-Sei.
Samurai Champloo j’ai déjà regardé (et même fait une petite review), Code Geass ça me tente pas trop et j’ai pas trouvé les autres. (J’ai pas cherché bien loin non-plus.)
25 juin 2008 à 20:30 Citer
AniDB et le download sur IRC sont tes amis. Même les animes licenciés s’y trouvent.