out through the winter throat

out through the winter throat le blog de Anahkiasen.

[Musique] Opeth – And all would sneer at my demise

Tout comme pour Nine Inch Nails ceci est principalement un article pour présenter le groupe, si vous connaissez déjà je vous invite à rester pour éventuellement commenter sur la playlist.

By the turnstile beckons a damsel fair
The Face of Melinda neath blackened hair
No joy would flicker in her eyes
Brooding sadness came to a rise

Words would falter to atone
Failure had passed the stepping stone
She sworn her vows to another
This is when no-one will bother [...]

Still I plotted to have her back
Contentment that would fill the crack
My soul released a fluttering sigh
This day fell, the darkness nigh

Ce que j’aime avant tout sur ce blog dans mes articles musique c’est, non pas forcément aborder des groupes méconnus et faire découvrir la perle rare, mais plutôt m’attarder sur ces gens qui par leur parcours, leur musique ou autre, se démarquent et me donnent quelque chose d’intéressant à dire. Mon amour se porte dans les genres qui s’entremêlent, les artistes qui d’un album à l’autre re-conçoivent leur démarche, j’aime la musique que j’écoute presque autant pour son concept que pour que les images auditives qu’elle est capable de tisser. Partant de ce constat, il y a des artistes que j’écoute et me fascinent, et qui du coup tôt ou tard ne peuvent s’empêcher de terminer en article — c’est en quelque sorte ma manière de rendre hommage à ces personnes que même sans foncièrement apprécier on ne peut qu’admirer.

Opeth – mot supposément emprunté au roman The Sunbird où il signifie « City of the Moon » – c’est avant tout un groupe qu’il est difficile de décrire en une courte phrase sans commencer à énumérer bêtement des noms de genres. De façon à résumer l’idée de manière la plus concise possible, c’est le mariage entre toute la violence et la démesure du death et du metal progressif, avec toute la beauté et la contemplation du rock progressif et du folk/acoustic, ainsi que par moments des éléments de blues et jazz sur les albums les plus récents. Voilà vous voyez ça foire à chaque fois.
Ce que signifie concrètement cette assemblage un peu barbare qui à première vue s’annoncerait bancal, c’est qu’Opeth reprend les structures dynamiques et complexes du progressif, et en crée des morceaux alternant tantôt guitare acoustique et de chant lascif, tantôt riffs violents et chant saturé. Pas dans cet ordre, et pas tout le temps, mais vous avez saisi le concept.
Sur Allmusic on disait ceci et je trouvais ça bien formulé : « Tracks start and finish in seemingly arbitrary fashion, usually traversing ample musical terrain, including acoustic guitar and solo piano passages, ambient soundscapes, stoner rock grooves, and Eastern-tinged melodies—any of which are subject to savage punctuations of death metal fury at any given moment »

Comme pour Nine Inch Nails, étant donné que le groupe n’est pas aisé à appréhender, je propose une petite playlist découverte à la fin, qui aura pour but à la fois de vous faire connaître Opeth en douceur, mais aussi de briser toute idée reçue que j’aurais pu malgré moi vous donner en écrivant. C’est d’autant plus sensible pour un groupe comme celui-là puisqu’à la moindre mention du mot death la moitié de mes lecteurs vont s’imaginer une grosse bande de chevelus qui hurlent du pâté en secouant la tête. Alors bon certes physiquement je vous l’accorde, mais musicalement, non.

Opeth est un groupe qui avant tout a eu des débuts quelque peu tumultueux ; formé en 1990 en Suède c’est originellement un groupe de death metal pur dont le line-up de départ n’incluait même pas la désormais figure de proue du groupe, Mikael Akerfeldt. Celui-ci est en fait arrivé légèrement après la création du groupe en tant que bassiste, sous la demande du chanteur alors actuel, David Isberg. Le problème c’est que sembla-t-il personne n’avait été prévenu de l’arrivée d’Akerfeldt (y compris le bassiste qu’il était censé remplacer) et légèrement contrariés de ce coup en douce, tout le monde se barra d’Opeth à part Mikael et David.
Suivirent trois années du même calibre, avec le line-up du groupe ne cessant de changer au fur et à mesure que les gens rejoignaient et partaient. Au final arrivé comme bassiste, Akerfeld finira par occuper le poste de chanteur et guitariste, place qui sans doute a ô combien participé à pousser le groupe vers sa présente place.

Il faudra attendre 1995, soit cinq ans après la formation du groupe, pour que leur premier album, Orchid sorte. Je ne suis pas vraiment dans la capacité de parler de cet album parce que pour une fois dans un article musical je n’ai pas vraiment toutes les cartes en main : je n’ai jamais écouté leurs deux premiers albums, c’est un fait, je l’avoue. C’est un peu le problème avec les groupes changeants, selon ce qu’on y cherche et ce qu’on en tire, on peu très bien vouer un culte à un album pour ne tomber que de plus haut au suivant. Et étant habitué à ce qu’est Opeth désormais je n’ai jamais trop eu le désir de me plonger dans les années les plus death metal du groupe puisque ce ne sont pas celles qui m’intéressent au final (si, je suis un grand sensible).


I see roots beneath my feet
Led me trough wastelands of deceit
Rest your head now, don’t you cry
Don’t ever ask the reason why

Kept inside our idle race
Ghosts of an idol’s false embrace
Rest your head now, don’t you cry
Don’t ever ask the reason why

La manière dont j’ai connu le groupe est assez particulière. Sans vraiment avoir jamais écouté Opeth, j’avais toujours eu de l’appréhension du fait de l’image que les gens en peignaient en en parlant, à savoir une image résolument death metal donc – un genre que pour être honnête je n’ai jamais trop porté dans mon cœur. J’ai un ami qui en écoutait inlassablement il y a quelques années, et sans doute pas du plus classieux, ça m’en avait coupé l’envie.
Et puis un jour alors que j’arpentais Last.fm je suis tombé sur leur fameux morceau Harvest ; un morceau qui s’entame sans le moindre fade in sur un rythme envoutant de guitare acoustique accompagnée par un long chant clair, un beau solo de guitare claire, pas de sang sur les murs, pas de tremblement de terre, j’étais plus ou moins dérouté à la fin du morceau, à me demander si je ne m’étais trompé de page.
Voulant savoir de quoi il en retournait j’ai commencé à écouter l’album duquel il était tiré, à savoir Blackwater Park sorti en 2001. Me fiant aux pistes les plus populaires du groupe sur leur profil, j’ai directement entamé par Bleak, la piste qui à elle seule définit presque Opeth, et le miracle s’est produit. Il y avait du death metal, il y avait de la puissance projetée à l’auditeur telle que je l’avais attendue jusque-là, mais j’ai adoré cette piste plus que jamais et maintenant encore c’est une de mes pistes favorites du groupe. Tout simplement parce que tant le break acoustique que le chant clair par-dessus les segments de rythmique acérées faisaient que le tout fonctionnait ensemble à mes oreilles et me faisait passer outre ce fameux chant death métal que je redoutais — mieux, me le faisait apprécier dans son contexte.

C’est tout con mais c’est là que tout le cœur de mon paragraphe réside : contrairement à d’autres groupes que j’ai mentionné tels Nine Inch Nails qui eux aussi faisaient preuve de dualité, ici ce ne sont pas deux univers qui cohabitent et s’effleurent d’un bout de piste à l’autre. Mais plutôt deux parties d’un tout qui sont complémentaires tout autant qu’indépendantes. On passe de pistes surpuissantes comme Blackwater Park qui vous entraînent dans douze minutes de pure épique musique, aux deux Patterns in the Ivy et leurs calme et fluide ligne de guitare acoustique portée par un faible chant clair intimiste. C’est là que l’originalité et la force du groupe résident et c’est ça qui fait qu’ils ne sont pas n’importe qui, ils mêlent des mélodies jazz, du piano, du metal, du folk et en font un tout cohérent. En quelque sorte c’est du metal progressif mais retranché plus loin que jamais dans ses extrêmes.


The sigh of summer upon my return
Fifteen alike since I was here
Bathed in deep fog, blurring my trail
Snuffing the first morning rays

Weary from what might have been ages
Still calm with my mind at peace
Would I prosper or fall, drain the past
The lapse of the moment took it’s turn [...]

Pale touch, writhing in the embers
Damp mud burning in my eyes
All the faces turned away
And all would sneer at my demise

S’il y a une chose qui m’a beaucoup frappé aussi au commencement c’est bien évidement la performance de Mikael Åkerfeldt. Comme beaucoup de groupes de metal progressif, Opeth aussi possède sa propre figure iconique au centre de la scène ; l’homme qui derrière les albums en fabrique les concepts et qui du bout de sa plume emporte le public. Un point sur lequel Mikael ne faillit pas, déjà parce qu’il a un aisance incroyable à l’écrit pour un artiste né dans le death metal, que ce soit par la manière lyrique et poétique qu’il a d’approcher ses thèmes que les thèmes eux-mêmes. C’est vraiment un groupe dont il est plaisant de tirer des bouts de paroles à mettre dans l’article parce que chaque piste est vraiment pensée comme un poème et ça se sent à la lecture.

Second point qui frappe : la fluidité avec laquelle il manie la guitare acoustique et sa capacité à créer et mêler des couches de mélodies avec. Toute l’introduction de Benighted ou l’étouffée mélopée qui entoure la puissante Dirge for November, ce sont des thèmes qui restent en tête pour tant que l’on apprécie le style. Akerfeldt prépare même un album solo de guitare acoustique en marge d’Opeth, pour mettre au-devant de la scène des mélodies qu’il a composées en cours de route mais qui jusque là n’avaient pas trouvé pas leur place.
Ensuite le chant est à l’image de ce jeu acoustique : inattendu. Je ne sais pas si c’est parce que je n’y connaissais rien (sans doute) ou parce que je me basais sur une poignée d’artistes fonctionnant comme ça, mais j’avais toujours imaginé que les groupes où se partageaient plusieurs styles de chant avaient en réalité deux chanteurs — pour les groupes qui ne modulent pas leur voix tout du moins. J’ai cru ça d’Opeth pendant un long moment jusqu’à ce que je regarde un live de Bleak toujours dans mes premières écoutes de Blackwater Park.
C’est là que j’ai réalisé qu’Akerfeldt prenait ces deux places au-devant de la scène et le voir passer, dans des morceaux comme The Moor, d’un style de chant à l’autre au détour d’une phrase fait partie des choses qui marquent quand on découvre ce groupe. Bien sûr il y a des tas d’artistes qui sans doute partage cela, mais à mes yeux ce qui fait la force d’Akerfeldt c’est qu’il est à l’aise dans ces deux styles et propose un chant clair vraiment maîtrisé, mélodique, et large dans sa capacité. Je ne sais pas si tous les artistes de death metal seraient en mesure de chanter certains récents morceaux d’Opeth tel Burden où le chemin parcouru saute immédiatement aux yeux.


Trees bend their boughs toward the earth.
And nighttime birds float as black faces. [...]

You have nothing more to find.
You have nothing more to lose.
The cold season drifts over the land.
They huddle in the brown corners.

S’il est une période du groupe qu’il est inévitable de mentionner c’est Damnation et Deliverance. Sortis respectivement en 2003 et 2002, ce sont deux albums qui grossièrement, ont été composés dans l’optique de cristalliser tout ce qui alors constituait Opeth. Prendre ces deux extrêmes qui animaient le groupe et les séparer comme deux frères à la naissance. Le résultat en est ce double album.
À gauche nous avons Deliverance, à ce jour décrit comme un des albums les plus intenses faits par Opeth — ça ne veut pas dire le plus violent, simplement tous ces temps de battement et de répit qui d’habitude peuplent leurs albums, ont ici été écartés pour ne laisser qu’un échantillon du plus sombre de ce qu’ils sont capables de faire. D’une quelque manière c’est un long plongeon dans un retour aux racines du groupe et en ressortir c’est non seulement ne pas en ressortir indemne mais c’est aussi reprendre souffle comme après une longue apnée.
De l’autre côté, Damnation délaisse absolument tout aspect ne serait-ce que vaguement metal, et se livre à un long album entièrement acoustique entrecoupé d’une pincée de pistes rock progressif et jazz dont leur désormais connue Windowpane. La nuance à ajouter c’est que jeu acoustique ne signifie pas jeu joyeux, et certaines pistes même à la guitare folk sonnent et se ressentent bel et bien comme du métal lointain.

Dans les deux albums l’utilisation de styles qui s’opposent n’empêche que l’ambiance propre à Opeth est indéniablement présente et c’est une performance assez admirable qui prouve qu’en tant d’années ils ont réussi à se forger une patte qui leur est propre et qui désormais fait partie de tout ce qu’ils font même sans qu’ils y prêtent attention. Sans que Deliverance soit un album dans lequel j’ai vraiment réussi à me plonger hormis quelques pistes dont la piste éponyme, j’admire beaucoup la démarche et la mise en opposition (la délivrance par la violence) des deux facettes d’Opeth.


Summer is miles and miles away
And no one would ask me to stay
And I should contemplate this change, to ease the pain
And I should step out of the rain, and turn away

Avec du recul, et ça se ressentira sans doute malgré moi dans ma sélection, j’ai conscience que j’ai toujours été attiré par leur côté le plus calme, pour au final être happé par leur autre côté et rester à écouter tout. C’est un groupe qui de toute manière au cours de ces dernières années s’est de plus en plus éloigné de ses origines, de manière complètement ouverte sur des albums comme Watershed ou au final le compte de pistes vraiment fidèles à leurs début se compte sur les doigts d’une main atrophiée. C’est un groupe qui est devenu de plus en plus complexe à définir au point qu’eux-mêmes en interviews se refusent à s’apparenter à un genre. D’une certaine manière ils étaient à un endroit précis, et c’est comme s’ils avaient décidé d’aller s’aventurer toujours plus loin au point que les frontières de ce qui était vraiment leur maison en deviennent troubles.

Alors certes et je tiens à le rappeler à la fin de l’article, ça reste un groupe de metal progressif dans ses grandes lignes et après tant de mots versés je ne veux pas induire en erreur ceux qui ne connaissent pas : oui il y a du death metal dedans, il n’y a pas que ça, mais ça reste une partie intégrante et importante d’Opeth. Mais s’ils ont réussi à me convaincre et me faire passer outre mon aversion, c’est qu’il y a véritablement quelque chose de particulier dans leur musique, d’unifiant et d’indescriptible. Je pense que plutôt que de continuer il est temps de vous laisser en musique.

Étant donné qu’un article musique ne le serait vraiment sans quelque chose à écouter, je vous propose comme à l’accoutumée une petite playlist découverte d’Opeth. Tout comme pour Nine Inch Nails elle est divisée en sous-parties et tout comme pour NIN, tentez au moins d’écouter une ou deux sections en entier avant de réellement vous forger un avis. J’ai quand même tenté de mêler un peu de toute la discographie du groupe — une vingtaine de pistes pour un tour d’horizon de douze ans d’histoire.
J’espère en toute franchise que les fans de la première heure ne me tomberont pas sur le dos pour avoir omis leurs deux premiers albums, et espère avoir été fidèle dans ma retranscription du groupe malgré les blancs laissés.

Prologue : Prologue (de My Arms, Your Hearse)

— This Day Fell —
The Face of Melinda (de Still Life)
Burden (de Watershed)
Porcelain Heart (de Watershed)
Patterns in the Ivy II (de Blackwater Park)
Hours of Wealth (de Ghost Reveries)
Epilogue (de My Arms, Your Hearse)

— The Darkness Nigh —
The Moor (de Still Life)
Bleak (de Blackwater Park)
Dirge for November (de Blackwater Park)
Interlude : Madrigal (de My Arms, Your Hearse)
When (de My Arms, Your Hearse)
Reverie / Harlequin Forest (de Ghost Reveries)
Blackwater Park (de Blackwater Park)

— Into the Night —
Benighted (de Still Life)
Harvest (de Blackwater Park)
Windowpane (de Damnation)
In My Time of Need (de Damnation)
A Fair Judgement (de Deliverance)
Coil (de Watershed)

— When Days Are Done —
Hessian Peel (de Watershed)
The Baying of the Hounds (de Ghost Reveries)
Serenity Painted Death (de Still Life)
Beneath the Mire (de Ghost Reveries)
Deliverance (de Deliverance)

Cliquez sur l'image puis « Play All » pour lancer la playlist

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19 commentaires pour “[Musique] Opeth – And all would sneer at my demise”

  1. Anahkiasen dit :

    Notes :
    - Pas de chiffre pair, pas de Morningrise.
    - Secrètement en ce moment même je croise les doigts pour que Grooveshark ne chie pas dans la colle.
    - Prochaine fois : Archive

  2. bloodyhenry dit :

    Très bon article ! Je le sauve, comme ça j’aurais plus qu’à le filer à des amis si je veux leur faire découvrir ce groupe !

    Mes 2 centimes sur les premiers albums :

    Ce sont des perles, au même titre que les albums suivants. Certes c’est un peu plus brut (il y a de gros relents de black metal sur Black Rose Immortal), mais toute la richesse d’Opeth s’y retrouve.

    Si tu veux commencer soft, essaye “To Bid You Farewell”, sur Morningrise. Si tu aimes le reste de la disco d’Opeth, tu aimeras celle là, c’est le strict minimum !

    On peut aussi noter que les artworks des albums retranscrivent en général très bien l’atmosphère des dits albums (Watershed par exemple, une perle).

    Ah et pour la signification de “opeth”, si on en croit la dernière ligne du livret de watershed : “opeth : 1 A cluster of musicians expressing emotions by playing notes and/or chords together, 2 City of the Moon”.

    C’est tout je crois !

  3. chtitelarve dit :

    J’approuve cet article.
    Avoir vu ce groupe en concert était une putain de bonne expérience. Akerfeldt est assez incroyable (comprendre beaucoup très).

  4. ap0 dit :

    Grooveshark, c’est la vie.

    Par contre, étrangement, Opeth, j’ai pas aimé du tout.

  5. Anahkiasen dit :

    ap0 a dit :
    Grooveshark, c’est la vie.

    Pour l’instant, ils vont bien y passer tôt ou tard aussi.
    Merci aux autres, j’ai eu envie d’écrire un article justement en voyant tous ceux qui achetaient des places pour les concerts d’Opeth sur Wefrag. J’aimerais vraiment aller les voir, mais bon étrangement à Nice il y a pas beaucoup de groupes intéressants qui passent (que je connaisse je précise).

  6. ChevalZombie dit :

    J’ai eu la chance de les voir 2 fois à Montréal. 2 concerts mémorables. Merci pour l’article.

  7. UnF dit :

    Super article : un groupe aussi énorme et capable de procurer autant de sensations musicales, ça ne court pas les rues, merci de faire partager ton bon goût !

    Je suis un fan inconditionnel du groupe depuis longtemps, voici donc mon petit grain de sel : tu devrais conseiller “To Bid You Farewell” comme première écoute, le titre est soft, long, magnifique et ne contient pas de vocaux death metal. Tout le savoir-faire d’Opeth en 10mn : guitares acoustiques superbes et mélancoliques, passages blues à la guitare électrique clean, puis harmonies saturées et quelques power chords bien sentis. J’ai découvert ce groupe avec ce morceau et j’ai pleuré.

    Ensuite, même si ce n’est pas facile d’entrer dans un morceau aussi complexe, il ne faut absolument pas rater une des oeuvres les plus grandioses : “Black Rose Immortal”. La aussi c’est la totale, 20 minutes de grand art.

    Mais bon ce n’est que mon avis, ton article est extra et saura efficacement introduire le groupe à ceux qui ne le connaissent pas… En tout cas, message à ces derniers : découvrez Opeth absolument, c’est de la grande musique. Ne vous laissez pas effrayer par le fait que le chanteur / compositeur Mikael Akerfelt utilise des vocaux death metal et des passages de guitare destructeurs : c’est un des rares groupes à le faire parfaitement, et pour le reste c’est un savant mélange de rock progressif à la Pink Floyd, de blues, de classique, et de metal au sens large. La mélodie, la mélancolie et le raffinement cohabitent avec des passages death sombres et brutaux mais toujours pertinents. En fait, Opeth est à la musique ce que les “Fleurs du Mal” sont à la poésie : une exploration complète des émotions humaines, du burlesque à la tristesse en passant par la beauté pure, l’introspection, le désir… Bref j’arrête ça fait critique à la con. Foncez ;-)

  8. Orifist dit :

    Très bon article. J’ai eu l’occasion de les voir une fois en concert malheureusement à l’époque je n’appréciais pas encore pleinement leur musique…

  9. Lolokth dit :

    Article sympa, mais le truc qui m’horripile c’est cette façon d’avoir peur du death, genre “oh non c’est beaucoup trop viril pour moi”. Damnation à la base c’était une bonne surprise, ça a fait son buzz, au final si c’était un test pour la futur orientation du groupe, moi je dis dommage.

    Opeth c’est un peu le groupe de metal extrême super mainstream, qui plait à papa et à Gudule, le groupe qu’on avait que pour nous, metaleux, pour se dire qu’on avait de la chance d’en écouter et de connaitre cette perle, si raffinée.

    Pour les supers chanteurs, dans le metal c’est “assez” commun. Là direct me viennent à l’esprit Ihsahn (d’ailleur y a un morceau d’un de ces albums solo avec Akerfeldt), formidable chanteur et excelent gratteux compositeur, Vintersorg, Simen Hestnæs (aka Vortex), A.A. Nemtheanga (Primordial).

    Pour résumer ma pensé, juste déçu de la hype et de l’engouement (faisons écouter à tout le monde, parce que c’est du metal mais en fait c’est trop bô) autour du groupe depuis qu’il vire de plus en plus mieleux.

    Jetez une oreille sur Bloodbath ça me fera plaisir.

  10. bloodyhenry dit :

    Lolokth a dit :
    Article sympa, mais le truc qui m’horripile c’est cette façon d’avoir peur du death, genre “oh non c’est beaucoup trop viril pour moi”. Damnation à la base c’était une bonne surprise, ça a fait son buzz, au final si c’était un test pour la futur orientation du groupe, moi je dis dommage.
    Opeth c’est un peu le groupe de metal extrême super mainstream, qui plait à papa et à Gudule, le groupe qu’on avait que pour nous, metaleux, pour se dire qu’on avait de la chance d’en écouter et de connaitre cette perle, si raffinée.
    Pour les supers chanteurs, dans le metal c’est “assez” commun. Là direct me viennent à l’esprit Ihsahn (d’ailleur y a un morceau d’un de ces albums solo avec Akerfeldt), formidable chanteur et excelent gratteux compositeur, Vintersorg, Simen Hestnæs (aka Vortex), A.A. Nemtheanga (Primordial).
    Pour résumer ma pensé, juste déçu de la hype et de l’engouement (faisons écouter à tout le monde, parce que c’est du metal mais en fait c’est trop bô) autour du groupe depuis qu’il vire de plus en plus mieleux.
    Jetez une oreille sur Bloodbath ça me fera plaisir.

    J’ai failli mentionner Bloodbath, mais vu l’aversion pour le death de l’auteur, je me suis abstenu. M’enfin Bloodbath, c’est quand même énorme.

  11. rgk dit :

    Tu m’as donné envie de me repasser Blackwater Park

  12. Anahkiasen dit :

    Lolokth a dit :
    Article sympa, mais le truc qui m’horripile c’est cette façon d’avoir peur du death, genre “oh non c’est beaucoup trop viril pour moi”. Damnation à la base c’était une bonne surprise, ça a fait son buzz, au final si c’était un test pour la futur orientation du groupe, moi je dis dommage.
    Opeth c’est un peu le groupe de metal extrême super mainstream, qui plait à papa et à Gudule, le groupe qu’on avait que pour nous, metaleux, pour se dire qu’on avait de la chance d’en écouter et de connaitre cette perle, si raffinée.
    Pour les supers chanteurs, dans le metal c’est “assez” commun. Là direct me viennent à l’esprit Ihsahn (d’ailleur y a un morceau d’un de ces albums solo avec Akerfeldt), formidable chanteur et excelent gratteux compositeur, Vintersorg, Simen Hestnæs (aka Vortex), A.A. Nemtheanga (Primordial).
    Pour résumer ma pensé, juste déçu de la hype et de l’engouement (faisons écouter à tout le monde, parce que c’est du metal mais en fait c’est trop bô) autour du groupe depuis qu’il vire de plus en plus mieleux.
    Jetez une oreille sur Bloodbath ça me fera plaisir.

    Désolé pour le coup de paraître froid mais je trouve ça assez puérile comme démarche, pour être franc je n’arrive même pas à comprendre comment on peut regretter qu’un groupe qu’on aime soit connu par plus de monde, c’est même assez égoïste de surcroit quand le groupe en question reste fidèle à ses valeurs à mesure qu’il gagne en influence. Et quand bien même je ne vois vraiment pas dans quel plan de cet univers Opeth serait un groupe hype et mainstream, je n’apprécie en fait pas forcément d’être replacé – avec condescendance – au même niveau que Lolette06 qui vient vite poster sur son bloggue après avoir entendu Opeth sur Skyrock parce que « iiii Mikael ill é tr0 bo il chantte tr0 bi1 », qu’on s’entende.

    À aucun moment n’ai-je voulu clamer Opeth comme groupe ultime d’un quelque genre que ce soit, je poste des articles sur mon blog dans une démarche purement de partage et de découverte de groupes que j’apprécie, et ce en brassant des genres larges. J’ai parlé de punk, de rap alternatif, d’industrial, ici de métal progressif, plus tard de trip-hop. Je ne me prétends pas tru3 l33t expert d’un énième sous-genre underground, je répète même à plusieurs endroits de l’article que je parle ici en qualité de non-initié.
    Et plus concrètement mon intention n’est pas de venir citer tous les groupes qui valent le coup d’être écoutés. Simplement j’ai des artistes que j’apprécie, et je ne vois pas dans quelle mesure il serait malsain de vouloir les faire découvrir aux autres. Dire « Non je préfère garder ça pour Môi, je suis un VRAI moi, les autres ils écoutent du mainstream il faut pas qu’ils mettent la main sur MON groupe », vraiment je ne comprends pas.

    Après on peut ou non aimer et critiquer la démarche et l’évolution d’Opeth, préférez leurs albums antérieurs ou autre, ça je m’en fous, mais dans la mesure seulement où ça reste ton avis personnel sur ce groupe et où tu ne rabaisses pas tout ceux qui ont continué de les apprécier dans leur évolution.

    Je jetterai un œil à Bloodbath, parce que je ne suis pas rancunier et j’apprécie les retours, mais juste en note pour le futur je les apprécie encore d’avantage quand elles sont formulées sans renforts de « Opeth c’est trop hypemainstream mec, les vrais ils écoutent Bloodbath t’entends jeune pd ? ».
    Mes excuses encore de répondre assez méchamment, c’est pas forcément contre toi, j’ai un peu réagi fortement mais je suis susceptible quand on s’attaque à un truc que j’apprécie.

  13. Lolokth dit :

    Arf je ne pensais pas suciter une telle réaction.

    C’est juste que Opeth, c’est quand même avant tout du death, avec des passages de death mélo très typique, une grosse voix death, de la double pedale bien death, en bref un bon cliché, mais mais mais avec LES trucs en plus. J’ai juste l’impression que tu fais un peu l’impasse sur le côté “cliché” en oubliant que Opeth ça tabasse aussi, c’est pas que de la musique de chambre.

    Après c’est sûr en écoutant on comprend vite.

    “comment on peut regretter qu’un groupe qu’on aime soit connu par plus de monde”

    C’est un sentiment que je pense ne pas être le seul à partager, un peu égoïste oui. Et d’un autre côté c’est la peur de la casualisation qu’on connait aussi dans le milieu vidéo-ludique. Je ne connais pas le dernier de Opeth, mais je peux te dire que depuis Damnation (qui a quand même fait un petit coup marketing à l’époque) pas mal de fans n’aiment pas le tournant que prend le groupe et commence à scander un classique “c’était mieux avant”.

    Après c’est pas la peine de prendre mal ce que je dis, mon intention était pas de te replacer “faisons écouter à tout le monde, parce que c’est du metal mais en fait c’est trop bô”, n’était pas destiné à blamer ta démarche, juste une constatation personnel. Imaginons le dialogue :

    -le death metal c’est vraiment pas de la musique
    -ah mais t’as jamais écouté Opeth toi

    Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…

  14. Anahkiasen dit :

    À la limite pour Damnation ça se comprend, au final c’est pas vraiment mon album favori (ce qui explique sa sous-représentation dans la playlist). Si j’ai autant insisté sur le côté non death metal ce n’est pas pour le privilégier (même si indirectement ça a un peu été le cas) mais simplement parce que c’est celui qui requiert explication. Le death metal c’est du death metal et comme tu le dis Opeth est à la base un groupe de death, du coup j’ai préféré m’attarder sur ce qui différait plutôt que de rester trop longtemps sur le constat de départ.

    Après ton dialogue de fin me choque pas tellement, à la vue de ton message c’est vrai que je réalise que c’est un genre qui souffre quand même d’une très sale image, alors du coup si des groupes comme Opeth se démocratisent et permettent de redorer un peu le blason d’un genre musical au contraire, je trouve que c’est une bonne chose.

  15. Lolokth dit :

    Je suis d’accord, ça peut peut-être faire découvrir le style en douceur.
    Là où je voulais en venir avec mon “dialogue”, c’est genre citer Opeth comme si on avait honte d’écouter de la musique de boeuf…
    Enfin bref, je sais pas si je suis très clair.
    En tout cas Opeth yabon mangézan

  16. UnF dit :

    Ah ben non, pas de honte à écouter du lourd et du brutos, cf. Bloodbath ! Dernière preuve, s’il en manquait une, du génie de M.A.

    Pour ma part, j’adore le brutal death metal mais en y repensant, il m’a fallu du temps avant d’avoir besoin d’écouter ce genre. Ce n’est pas un style qui va de soi, on ne “rentre pas dedans” direct (en tout cas pour moi bien sûr). Il m’a fallu écouter bon nombre de groupes de metal beaucoup plus “mainstream” pour éduquer mon oreille et apprécier ensuite les trésors de brutalité et de technique présents dans le BDM, ce qui ne va pas de soi quand on n’est pas habitué. J’ai commencé avec Metallica, puis Sepultura, puis Dark Tranquillity et In Flames, puis Opeth, et je suis arrivé gentiment à Death, Cannibal Corpse, puis Vital Remains, Nile etc. etc. Maintenant ma soif de brutalité ne connaît plus de limites et je peine à trouver de nouvelles perles de death metal underground qui sauront me faire vibrer ;-)

    Le fait que je joue de la guitare a bien sûr beaucoup aidé à comprendre et respecter les prouesses des guitaristes de métal extrême et d’apprécier les finesses de leurs compos… Mais il faut se dire que, pour en arriver là, il faut un plus ou moins long parcours d’écoute et/ou de pratique musicale avant d’apprécier pleinement le genre. Même pour ceux qui écoutent du métal plus classique, le death metal est du “bruit” (qui n’a pas entendu ça : “c’est du bruit ton truc, on comprend rien, c’est pas de la musique, et ils ont l’air con à gueuler comme ça”, alors qu’on admire la technique supersonique du batteur et les doigts de fous des guitaristes et bassistes).

    Donc voila : nous n’avons absolument pas honte d’apprécier ce style, mais en ce qui me concerne je pardonne un peu à ceux qui n’y comprennent rien en me disant que moi aussi, j’y suis parvenu progressivement. C’est pourquoi Opeth peut être le tremplin idéal pour celui qui, quoi qu’on lui explique, continuera à penser obstinément que death metal = merde. Grâce à ce groupe tout en mélodie et finesse, il pourra se dire “tiens, c’est musical, c’est même beau, le chanteur possède aussi une voix claire magnifique, ses textes sont intelligents”… Etc. et gentiment tomber du côté obsur !! Grouaaah !

    D’ailleurs avec un morceau comme Black Rose Immortal, on accède à tout : black, death, thrash metal ; folk ; classique ; blues ; ambiant ; etc.

  17. Grendel dit :

    Ghost Reveries est un sans-faute pour moi. Je trouve que c’est l’album de synthèse parfait.
    Watershed m’a plu, mais je ne l’écoute pas souvent. Son accès est trop dense et une de ses chansons me gonfle prodigieusement.

    Depuis que le guitariste d’ArchEnemy les a rejoint, je trouve aussi que sur scène ça manque du supplément d’âme que l’ancien guitariste aux doigts filiformes apportait.

    J’attends avec une immense impatience le prochain album !

  18. __MaX__ dit :

    Black / Death, certainement pas death uniquement… ça se sent surtout dans les premiers album que l’appréhension est plus proche du black que du death, enfin c’est mon ressentit.

    Et puis non, Opeth n’est pas abordable, tout le monde écoute l’album “rock prog” mais les précédents c’est tout juste s’ils reconnaitront le groupe.

    De toute façon il y a toujours un intégriste underground pour raler et dire que c’est de la merde :]

    Ha et a côté de ça, ya du bon fear factory aussi… qui possède un chanteur qui a une voix clair excellente ;)

  19. epsylon dit :

    Ah, Opeth. Je les ai vu en concert en 1ère partie de Dream Theater, et j’avais été plutôt accroché. Chose notable, au niveau du son c’était nickel, pas trop fort et bien équilibré.
    Par contre j’ai essayé d’écouter les albums par la suite, mais j’ai du mal. J’aime bien les parties acoustiques et autre, mais j’ai du mal à accrocher avec les morceaux de 15 minutes de long avec 12 refrains, 14 ponts et 8 solos. Ils ont une approche de la musique très destructurée, et on va dire que pour l’instant c’est pas mon trip du moment (en ce moment je suis plus black metal lancinant mono-riff, si vous voyez ce que je veux dire).
    C’est pas forcément LE groupe que je conseillerais pour aborder le metal (pour ma part j’ai commencé par du “pucelle metal” [Nightwish époque Tarja] et du power metal [Sonata Arctica, Stratovarius, ...]), mais ça peut éventuellement compléter une palette plus large. Parce qu’après tout, le metal, ça veut rien dire, ça regroupe tellement de styles différents…

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