out through the winter throat

out through the winter throat le blog de Anahkiasen.

Archive pour janvier 2007

(Jamais fait un titre de ticket aussi long)

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L’Ombre. Fait parti des croquis demandés par une étudiante en cinéma. Cette dernière m’a demandé, dans le but de se forger une sorte de CV en image, l’autorisation de faire de la nouvelle “Jack” un court métrage. “Jack” étant une nouvelle qu’on aime, ou pas. Je ne me permet pas de m’avancer ni de me vanter, si j’ai accepté de participer au projet, c’est simplement pour le plaisir de voir quelqu’un s’intéresser à un truc que je fais - qu’importe sa qualité.
L’Ombre est de tous les croquis, mon petit préféré. Sans raison. J’aime bien sa gueule, s’tout.

Beksinski. D’après un (beau) dessin de l’artiste du même nom. Cent lieues au-dessous de l’original, mais c’est pas grave, c’était quand même très agréable à regarder et retranscrire.

Casen. Gribouillis du dimanche soir, dans le genre “J’ouvre Photoshop. J’ai envie de faire un truc. Je commence. Ouais, bon, je vais enlever ça et ça. BORDEL DE MERDE. Je ferme Photoshop”. Comprendra qui pourra.

(Cliquez pour ne pas agrandir)

Et on finit avec Expression sur Marge, qui est en fait un rassemblement de mes marges préférées de Janvier. En excluant toute marge qui n’est pas devenue nuée de bleu. Ça ne représente rien, ça n’a aucune qualité artistique précise, à vrai dire ça ne se critique même pas. Je trouve juste ça joli de voir du bleu partout, comme ça. Peut-être pas vous - ça, c’est pas mon problème.

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Et niveau nouvelles (ça sonne rigolo, on dirait), j’avance à petits pas. Les Roses sont Rouges est en phase dépistage, de même que Soleil Pleurant.
Le reste prend la poussière au fond d’une pochette.

À de prochaines aventures, les copains. o/

[Test] Le RP dans Garry’s Mod

Samedi 27 janvier 2007

ph34r /o/
Note préalable : je vous défends de vous moquer de mon anglais visible sur les screenshots.
Je prends pour base que vous savez tous ce qu’est le Garry’s Mod; et que vous savez tous ce que veut dire RP (Role Playing).

Maintenant, peut-être l’association des deux peut vous paraître saugrenue. Et bien, c’est pas faux.
La première fois que j’ai vu des serveurs contenant “RP” dans leurs noms, je me suis dis “Putain, c’est complètement con”. Et il est vrai que comme ça, s’imaginer jouer au Gmod comme si l’on était de vrais constructeurs ou je sais pas quelle connerie, ça peut paraître stupide. Cependant cela m’a beaucoup ruminé, et je me suis finalement dis “Faudrait quand même que je regarde ce qu’il en retourne”. Si des gens y jouent, c’est qu’il y a un truc.
Et à ma grande surprise, une fois qu’on a compris ce que c’était, en fait, c’est génial.

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Le principe du RP dans le Gmod dépend globalement du script RP qui tourne sur le serveur. Le plus répandu étant “Role Playing 2.0″ (ouais, au top de l’imagination). C’est donc ce dernier que j’ai testé.
Le but est en fait simple : vous incarnez un citoyen d’une ville fictive. La différence avec les Sims ou je ne sais quelle comparaison foireuse qui vous viendrait à l’esprit (j’attends de pied ferme la comparaison avec Oblivion); est que tout se base avant tout sur votre imagination.
Vous incarnez un rôle, et il faut vous y tenir. Pour ce faire, il faut veiller à jouer le jeu selon certaines règles, et surtout à choisir correctement ses serveurs pour éviter de tomber sur des gros cons.

Vous commencez en tant que SDF, avec en poche la modique somme de 500$. Avec ce capital de départ, il vous faut trouver un endroit où loger, et par la suite vous démerder pour gagner de l’argent.
Les logements vont du taudis infecte et ses appartements moisis; aux hôtels un peu plus spacieux pour les gens capables de se payer le mobilier eux-mêmes. De toute manière, c’est ça ou la rue.
Ensuite, pour gagner de l’argent, plusieurs moyens sont à votre disposition. Car du fait que vous jouez en RP, c’est toute votre imagination qui est mise à l’épreuve.
Ainsi, dans un premier temps et ce qui semble le plus simple, il est possible d’acheter un magasin déjà préconstruit et meublé, et d’en prendre simplement la direction. Avec évidemment la possibilité d’y apporter de petites retouches. Cependant cela reste la solution du pauvre, et même si elle est amusante un temps, elle est vite lassante.
Le second moyen, beaucoup plus drôle, est d’acheter un local vide et d’en faire ce que vous voulez. Même principe que précédemment, à la différence que ce que vous vendez n’est pas imposé par une quelconque enseigne sur la devanture du local. Libre à vous d’ouvrir une librairie, ou ce que vous voulez; tout le monde s’en branle, c’est votre local que vous payez avec votre fric. S’tout.
Le troisième moyen de se faire de la maille, est d’inventer le premier métier qui vous passe par la tête, et de le faire. C’est con, mais ça marche. Par exemple, un mec sur une partie que j’ai faite, s’est nommé “Approvisionneur”. Il achetait les meubles, et il les revendait aux magasins de meubles. Je vous laisse imaginer les possibilités.
Et enfin, il y a les métiers black underground wesh wesh ph34r da police. Toute la branche “Tueur à gage”, “Dealer de drogue”, “Voleur”, “Receleur”, “Trafic d’arme”, et j’en passe. Tout ce que vous voulez qui serait répréhensible en temps normal.

Du coup, pour pallier au fait que les métiers les moins chiants sont les plus illégaux, fut inventé la police. Les policiers, en RP, sont élus par les citoyens pour leurs bons agissements. C’est à dire qu’ils se proposent via la commande /votecop, et qu’ensuite chaque personne décide si elle veut oui ou non accepter cette personne comme policier via /vote 1 ou /vote 2. Tout simplement.
Les policiers ont plusieurs privilèges qui les aident à accomplir leur tâche : premièrement leur nom est en bleu (si, si, c’est un privilège). Ensuite, ils possèdent un bâton qui leur permet d’arrêter les gens et de les foutre en prison; et aussi un pistolet pour faire joujou sur les gens.
Globalement, quand un policier trouvera quelque chose à vous reprocher (vous inquiétez pas, ils chercheront bien), arrivera deux choses. Soit le policier a un doute sur votre culpabilité, et vous emmènera en cours du justice pour délibérer avec ses copains policiers; soit c’est un connard, et dans ce cas ce sera direct la taule. Le temps de taule dépend en général du crime commis; quoi qu’il en soit ça ne dépasse jamais 15/20 minutes même pour les crimes les plus graves. Toutefois, si vraiment vous êtes un enculé de première, ce sera soit le kick/ban, soit l’enfermement définitif au trou. Impossible d’en sortir, même en se suicidant.

Tout cela n’est bien sûr valable que si tout le monde joue le jeu. Sans quoi, c’est naze.

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Maintenant vous vous demandez peut-être comment ça marche concrètement ? Et bien, très simplement en somme.
Tout tourne autour de commandes et de la touche F4.
Les commandes sont assez simples, et sont tapées comme si vous alliez dire quelque chose, à la différence que vous placez les commandes avant; il y a d’abord les classiques /w [quelque chose] et /y [quelque chose] qui permettent de crier/murmurer. Complètement inutiles. Et surtout, très très importants : /givemoney [chiffre] et /dropmoney [chiffre]. Pour tout ce que vous ferez, vous en aurez besoin. Ainsi, pour payer un commerçant, il vous faudra aller au comptoir avec votre objet, lui demander le prix, et payer avec un “/givemoney 50″ (par exemple). C’est comme ça que ça marche : sur l’honnêteté - d’où l’importance de jouer avec des gens sérieux. /dropmoney est moins utile mais toutefois peut servir. Pour transporter des fonds, par exemple; ou pour faire du trafic. Ce que vous voulez, toujours est-il que ça peut être utile.
Enfin, /job [quelque chose]. Cette commande un peu bizarre, vous permet en fait de taper votre travail actuel, comme ça : “/job Vendeur de merdes en tout genre”. Par la suite, chaque personne vous regardant verra s’afficher votre travail actuel; c’est une sorte d’auto-pub, “Ah, il y a un garagiste ? Tiens, j’irai voir”.

Passons à F4, commande coeur : elle permet de s’approprier une porte. À quoi ça sert, me direz-vous ? Et bien une fois que vous aurez appuyé sur F4 en face d’une porte, un montant vous sera déduit, et vous aurez alors en votre possession les clés de cette porte. Avec ainsi la possibilité d’à loisir verrouiller/déverrouiller ladite porte.
C’est ainsi que vous achetez un appartement : en fait, vous “achetez la porte”. De même pour les magasins. Et une fois acheté la porte, vous pouvez la fermer à clé, vous permettant de mettre ce que vous voulez dedans comme - par exemple - votre mobilier. Vous comprenez désormais comment marchent les maisons et les commerces.
Pour verrouiller une porte, il suffit de la regarder et de faire “clic gauche”, et pour l’ouvrir, clic droit. C’est aussi simple que ça.

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Maintenant, peut-être vous demanderez-vous “Que trouve-t-on dans une map ?”. Et bien les maps sont globalement toutes des villes/villages. On ne trouve pas toujours les mêmes commerces, mais il y a des choses que l’on retrouve dans chaque ville. Cependant, je ne vais pas faire une comparaison, hein; juste vous dire ce que vous trouverez dans ma préférée : OMGCITY.
Outre les locaux vides, le tribunal, la prison, et tout ce que vous avez vu auparavant : des endroits où manger pour de faux, une banque avec tout ce que cela comprend de coffres sécurisés à percer, des endroits où acheter du mobilier, des usines, une station service, une cours de justice, un commissariat et toutes ses salles d’interrogatoire/cellules, un garage, un refuge, un hôpital et ses chambres, des laboratoires, un cinéma, une animalerie (les antlions/headcrabs sont dociles), des magasins ambulants, un square, une armurerie, un endroit où faire ce que vous voulez (brocantes, marché, etc.), et évidemment une salle d’admin et ses commandes stupides.
Et pensez que tout cela une fois acheté vous appartient et vous pouvez l’aménager comme bon vous semble. Soit en achetant les meubles, soit en les faisant apparaître du menu Garry’s Mod classique (note : vous payez tout ce que vous spawnez, hein, rêvez pas).

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Maintenant, histoire de vous mettre dans le bain et de vous faire prendre conscience des possibilités, rien de tel qu’un petit récit de partie. Ma première partie, plus précisément.

Au début, courageux, je prends le premier serveur qui me passe sous la main. J’arrive dans la ville, de nuit. Je vois des gens aller dans tous les sens, et un mec clamer que la banque est ouverte. Ignorant, j’entre dans la banque, où se dessine devant moi une file d’attente et un comptoir (eh). Comme un bon français, je grille tout le monde et me colle à la vitre, où le mec me demande si je veux ouvrir un compte. Ne sachant trop ce que ça ferait, je joue le jeu “Bonjour, je voudrais ouvrir un compte, bla bla”. Là, le mec sort de derrière son comptoir un papier et me dit “Veuillez remplir ceci”.
Bide. Ne comprenant pas dans un premier temps que c’est juste du RP, et qu’il faut faire “semblant” de signer, je lui rend le truc en disant “Voilà” et constate qu’il est satisfait. Première leçon : le RP, c’est dans ta tête.

Tout d’un coup, une alarme retentit et un mec s’éloigne du coffre. De suite, le policier dans la file pointe son arme sur le pseudo-voleur qui se barre. Croyant sur le coup que j’ai fait un truc qui fallait pas en ne remplissant rien, je me barre aussi et constate que le policier me suit.
Panique, “Hey, vous, arrêtez vous”. Le gars pointe son flingue et me dit “Change ton skin immédiatement.” “Hein ?” “T’es habillé en flic, t’as pas le droit”. Me rappelant qu’effectivement, mon skin par défaut sur Gmod est le Combine Elite, je sélectionne Dr. Breen et tourne talons; le policier en fait de même dans un “Merci”. Deuxième leçon : Plus tu pousses le vice du réel, mieux c’est.

Je me dis alors qu’il faudrait que je trouve une baraque, au moment même où l’enseigne d’un Hôtel en ruines pointe son nez au bout de la rue. Trop la joie : des couloirs chaleureux. Ne sachant pas comment “acheter” un appartement, j’entre comme un con et commence à meubler sans me poser de questions. Posant en évidence la jolie casquette “America” que le banquier m’a filé pour avoir ouvert un compte.
Je sors faire un tour au parc, flâner entre les arbres. Et à mon retour, la joie sur mon visage : “Putain, on m’a volé ma télé!”.
Soudain des mots font dresser mes oreilles “RAID DE LA POLICE! PERSONNE NE SORT DE SA CHAMBRE!”. “Rah, putain!”. Le flic entre dans ma chambre, jette un oeil ci et là, et me regarde. De suite, je me plains “On m’a volé ma télé, monsieur le policier!”. Faisant mine de ne rien entendre, il ouvre la porte de la salle de bain, et en ressort avec une liasse rosacée qu’il me désigne sous les mots “J’ai trouvé de la drogue”. Merde. Troisième leçon : Si tu sais pas à qui est l’endroit, n’y met pas les pieds.

De suite, je nie tout en bloc. Peu convaincu, le flic me dit “Soit tu payes 500 de suite, soit tu es en état d’arrestation”. N’ayant que peu l’envie de claquer tout mon fric pour trois billets de merde, je fais semblant de ne pas avoir les moyens et laisse le policier me glisser les ordres “Suis-moi.”.
Il sort alors de l’hôtel, vérifiant toutes les deux secondes du bout de son arme si je le suis encore, ce, jusqu’au tribunal.
Là, on me conduit au box et je suis jugé devant une armée de chaises vides, sous le joug d’un policier enragé.
Rien n’y fait, quelques instants plus tard, c’est assis sur un matelas poisseux que je prends mes screenshots. À ma gauche la grille de la cellule, à ma droite des chiottes, et en face une charmante affiche “ROFL IS NOT AN ANSWER”.
Et là, c’est le drame. Un murmure de James Wood qui, le doigt appuyé sur le bouton d’ouverture de la cellule, me dit “Viens”.
Je le suis alors dans la nuit pendant que le policier constate que la cellule et vide. Cet homme est voleur, ce qui à défaut de me mettre en confiance, met certifie qu’il sait échapper aux forces de l’ordre. Peut-être celui de la banque qui vient se faire pardonner de m’avoir fait suivre par le flic, allez savoir.
Il m’emmène dans son appartement, en face du mien, où j’ai la joie de retrouver ma chère télé ainsi que celle d’à peu près toutes les personnes de l’immeuble. Il me dit “Cache-toi là, je dois sortir voir ce que le flic fait”. Des mots parviennent alors : on me recherche vivement. Un bruit venant de l’entrée de l’hôtel; en deux secondes, je suis planqué dans les chiottes. Ce n’est heureusement que mon voleur adoré qui ramène un brillant lingot et le dépose entre les télés. Au loin l’alarme de la banque; expérimenté, l’animal.

BANG. Le policier entre en trombe dans la pièce sous le feu du voleur, alors que je me jette dans un coin du matelas pour qu’il ne puisse m’atteindre. Quelques instants plus tard, son corps tombe à terre et j’entends déjà le voleur empiler les meubles devant l’entrée.
Les choses vont alors très vite : une fusillade à longue portée, que le voleur achève d’une grenade par-dessus les canapés.
La voie libre, nous courrons tous deux vers un autre appartement où loge déjà quelqu’un. “À TERRE”. Le voleur ferme la porte et la bloque avec un canapé. Pendant que sans que nous nous en rendions compte l’otage sort une arme de sa salle de bain et nous abat tous deux, sans dire un mot.

Je suis par la suite réapparu dans la rue, où je me suis caché quelques temps. J’ai même, pour faire mon enculé de service, acheté de la drogue à un mec qui faisait du trafic dans un recoin sombre de l’usine, et l’ai planqué chez quelqu’un. Muhqhq§§
Pris sur le fait, j’ai alors purgé ma double peine, et acheté un petit magasin de meubles non loin.
Fin de partie : le serveur à crashé.

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Comme vous le voyez, il est possible de bien s’amuser.
Cependant, les joueurs du serveur ci-dessus sont l’exemple type des joueurs que l’on aimerait rencontrer au maximum.
En cas contraire, ça peut donner ça :

J’achète un garage et le meuble un peu. Écartant en grand mes portes pour en clamer d’un ton fier l’ouverture. Regardant les rues du haut de mon confortable appartement au deuxième étage.
Ah, premier connard; assassinant du premier venu et se réfugie dans le commissariat qu’il bloqué avec tout ce qu’il trouve. Policier en colère, tout le monde s’agglutine autour de la scène pour en voir le déroulement.
Et là, c’est le drame. Une de mes voitures brûle au loin. Quelqu’un y a mis le feu : un “iam a terroristlolll”. Propriétaire de l’usine qu’il a programmé pour fabriquer des bombes.
Et de fil en aiguilles, le policier s’énerve, le connard enfermé pousse tout le monde à l’émeute; et comme des écervelés qu’ils sont, ils l’entament, l’émeute.
Ça commence par le meurtre du policier, et la destruction de l’hôtel et de l’animalerie. De suite, je me réfugie dans mon appartement dans lequel quelqu’un pénètre pour me tuer froidement. Il s’enferme alors dans le garage, et fait tout exploser - lui compris - dans un “ROFL” tonitruant. À la rue, les clés du garage étant restées à l’intérieur, je me réfugie dans le magasin de fleurs dans lequel personne ne va jamais.
En vain, je n’y coupe pas.
Finalement, lassé, je quitte le serveur.

Ça, c’est quand vous tombez sur des attardés.

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En résumé, si je devais conseiller quelque chose, ce serait de choisir des serveurs où les scores sont en général très bas. Soit, des serveurs où les meurtres sont rares.
Il n’est cependant pas interdit de tuer, non. Simplement, il faut éviter de mettre le bordel dans la partie.

Le plus fun en fait, est une partie entre potes, avec un mot de passe. Comme dit sur Facepunch, cela permet d’établir un climat de départ et de jouer le jeu comme bon vous semble. Et c’est là qu’on s’amuse vraiment. Il est même possible d’ainsi inventer des scénarios pour jouer une certaine scène.

Pour finir, voici dans un premier temps le lien pour télécharger le mod : http://www.garrysmod.org/downloads/?a=view&id=3780
La procédure est simple pour y jouer : ajouter “rp_” dans le filtre Steam, et regarder le type de partie. Tout ce qui n’a pas pour nom “LightRP” ou je ne sais quoi, c’est bon. En gros : “Sandbox”/”[L] Sandbox”.

À noter qu’un autre mod RP semble très prometteur; mais n’est pour l’instant limité qu’à une version “démonstration” sur un seul et unique serveur. C’est Hellfire 2. Et là tout de suite, c’est un autre niveau : présence d’un maire qui fixe les taxes, besoin de manger et dormir, gestion de l’heure, du jour et de la nuit, du jour de la semaine, possibilités beaucoup plus larges, etc.
Eh.

Par la même occasion, le lien vers les maps célèbres :
- cityx007 (non testée) : http://www.role-play.us/forums/index.php?act=downloads&do=download&id=5
- OMGCITY : http://www.garrysmod.org/downloads/?a=view&id=3475
- Cscdesert : http://www.garrysmod.org/downloads/?a=view&id=3952

Lien vers la totalité des screenshots. Sur ce, on se retrouve dans de prochaines aventures. Bonne nuit. o/

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EDIT : Notez que depuis la publication de cet article, un autre mod de RP a pris le dessus, nommé LightRP, avec quelques fonctions plus poussées.
Le lien se trouve ici : http://wc.thedigitalsoul.net/LightRP.rar

[GMOD] Jardin Secret

Samedi 6 janvier 2007

Oui, encore.
Je vous emmerde, j’aime beaucoup faire des tableaux; alors quand bien même vous (oui, vous) ne les aimeriez pas, je m’en contre-fous complètement. :]

En mémoire à toutes les fois où j’aurais rêvé d’un petit coin à moi, rien qu’à moi - comme celui-là. Je suppose qu’il en a été de même pour vous, au moins une fois dans votre vie.

P.S. : Un connard m’a gentiment soufflé à l’oreille que le Garry’s Mod ne pouvait être considéré comme art dans la mesure où ni décors ni personnages n’étaient crées par ma personne.
Je renvoie donc aimablement cette personne à une chose étrange que l’on appelle -paraît-il- “photographie”.
C’était l’anecdote inutile de la soirée.

Sur ce.

[GMOD] Le Monstre du Lundi Matin

Vendredi 5 janvier 2007

À ce qu’il paraît les trucs de dépressifs c’est chiant, alors voilà un tableau sur un thème qui concerne la plupart d’entre vous. Pour me faire pardonner. :]
ph34r le m0nstr3 du lund1 m4t1|\|§§

\o/

[GMOD] Train de Vie

Jeudi 4 janvier 2007

Main posée sur le froid métal du train, seul un unique mot parvenait à ses pensées : destin. À y bien penser, il n’y avait peut-être nullement un signe providentiel dans ce qu’elle avait fait. Tout avait été délibéré, pensé et ressassé.
Du moment où elle avait dit « Bonne nuit » à son père, jusqu’à celui où ses mains poussèrent la porte d’entrée de la maison pour laisser sa frêle silhouette se mêler aux ténèbres de la nuit. La pauvre avait encore en tête le bruit de ses pieds nus qui frappaient la boue comme tout autant de coups qu’elle recevrait si jamais on la retrouvait.
Et chaque giclée de boue ne lui évoquait que les gerbes de sang sur le parquet fade ; à chaque fois que son père avait pu lever la main sur elle. Depuis des jours, des mois, voire des années.
Ses aînés avaient pourtant tenté de dire mot, mais avaient tous finis par garder le silence. Eux aussi tus par leur père. Un monstre au poing qui se refermait en marteau et s’abattait sur les corps de ses enfants. Pour passer une colère soudaine : une équipe qui perd au foot, une jambe qui se cogne dans la table basse, un mauvais mot d’un passant dans la rue ; tous les prétextes étaient bons pour que le rituel commence.
D’abord la porte du salon qui se ferme, les lourds bruits de pas dans l’escalier qui frappent les marches comme un compte à rebours, et enfin les lumières du couloir qui s’allument une à une.
À chaque fois que sous le mince espace de la porte des enfants apparaissait un filet de lumière venant du couloir, ils savaient tous à l’avance que ce soir, cela tomberait sur l’un d’eux. Peu importe lequel – au hasard.

Et pourtant Dieu sait qu’ils avaient tout fait pour endurer au possible. Ah, « Dieu sait » ; il n’y a que les connards que savent et n’agissent pas. Dieu n’en avait que faire de laisser les sbires de Satan répandre le mal dans les veines de l’enfance – sans doute même cela l’amusait-il.

« J’ai été viré, puce »
La jeune femme s’adossa au train et ferma les yeux. Serrant fort dans ses bras le poupon qu’elle gardait depuis de ça des années – depuis sa fugue. « J’ai été viré, puce » étaient les mots exacts que son père avait dit en rentrant dans sa chambre, cette nuit de novembre. Elle ne saura sans doute jamais comment elle avait compris ce soir-là que ce serait différent ; que les poings ne suffiraient plus.
Peut-être le bruit lent et terrifiant de la braguette qui s’ouvre, peut-être le visage crispé de son père indicible dans la pénombre. Toujours est-il, à peine eut-il descendu son pantalon et retiré la couette du lit, que la petite fille avait retenu son souffle.
Cruellement, elle ne savait pas à cet age qu’on ne suicide pas en arrêtant de respirer soi-même. Il faut pour cela qu’une main se pose sur votre bouche et appuie violement.
Comme son père avait commencé à le faire, ce soir-là.
Allez savoir pourquoi il ne l’avait en fin de compte pas achevé dans son agonie ; avait juste joui et s’en était retourné dans sa chambre. Laissant sa petite fille lui murmurer un « Bonne nuit » machinal dont elle n’avait même pas conscience.
Et c’était ce soir-là qu’elle avait pris dans ses bras sa poupée préférée, l’avait serré plus que jamais, et s’était échappée.

Loin. Trop loin.
Tête baissée, la désormais jeune femme jeta un œil vers l’horizon. Symbolisant « ce qui l’attendait » plus tard. Qui diable sait combien de temps elle survivrait, à mendier, à voler ; à se traîner près de ce wagon abandonné chaque soir pour y dormir en paix ? Pas éternellement, elle le savait. Et pourtant s’en étaient passées des choses depuis qu’elle était partie de chez-elle. Autant qu’il puisse s’en passer en neuf ans.
Des naissances, des morts, des grands pas dans l’histoire ; peu importe, la seule qui la faisait se lever chaque matin était la quête de nourriture. La seule chose dont elle ne pouvait malheureusement se passer.
Le jour où elle décidera de ne pas se lever pour ça, sera le jour où elle en aura marre de cette vie de chienne qu’elle mène et peine à continuer. Un jour où lassée elle prendra dans ses mains sales le cran d’arrêt, qu’elle ne quittait jamais et qui l’aider à s’imposer dans les lieux décrépis qu’elle était obligée de fréquenter – et l’enfoncerait au plus profond de son cœur meurtri par toute une humanité.
« Ce sera un dimanche », se dit-elle sans trop savoir pourquoi.

Distraite par le clocher sonnant au loin les quatre heures et demi du matin, qui entamaient une nouvelle journée de l’hiver froid qui recouvrait la ville avec sadisme.
La jeune femme s’approcha doucement de la route, et posa sa main sur l’épaule d’une des rares personnes qui sillonnaient les rues à cette heure. Pour lui poser une simple question.
Indéniablement, l’homme la dévisagea, un long moment ; puis donna une réponse qui mua en la jeune femme un sentiment étrange de soulagement et lui fit décrisper ses doigts. Lâcher dans la neige la poupée, son enfance et tout son passé.

« C’est un dimanche aujourd’hui ».

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Et j’en profite donc pour passer le lien vers mon album, si ça intéresse : Today is Sunday. Il n’y a pour l’instant que peu de choses, mais ça se complétera.

Pour ceux qui se demanderaient, “Today is Sunday” est à l’origine un poème un brin complexe sur une jeune femme qui se réveille au coeur d’une foret, un dimanche; sans souvenir aucun de ce qui s’est déroulé la veille.
Un homme la prend en stop, et l’emmène vers la ville la plus proche, pendant que la nuit tombe grade par grade. Et sans trop qu’elle ne comprenne, elle ferme ses yeux et ne les ouvre qu’attachée sur le lit d’une vieille cabane dans la nuit noire. Alors que déjà l’homme entre dans la pièce et fait scintiller son couteau à la lumière jaune.
Lorsque la jeune femme sent son sang s’engorger dans les draps, elle s’évade et pense à la vie de rêve qu’elle n’aura jamais.
Rêve, est le premier mot qui lui vient à l’esprit en ouvrant les yeux, au coeur d’une foret. Elle rejoint la route, et un homme s’arrête pour la prendre en stop; au visage étrangement semblable à celui de son cauchemar.
Et à peine ose-t-il dire qu’il a ramassé une jeune femme lui ressemblant la veille, qu’elle comprend que c’est un lundi.

J’ai repris le nom de mon poème quand j’ai fait Today is Sunday, une planche sombre sur une juive; et ce fut au final la planche qui donna le ton de mes tableaux sur le Garry’s Mod.
Par suite, j’ai repris le nom pour ma galerie, étant donné que sans ce poème et cette planche, il n’y aurait pas de galerie. :]

[GMOD] Aux Yeux d’un Ange

Mardi 2 janvier 2007

Salut à tous. o/
Petit tableau Garry’s Mod en passant, histoire que mon blog ne tombe pas dans l’oubli (en partant de l’hypothèse que ce ne soit pas déjà le cas).
Enfin, voici l’image. Petite humeur, ce soir; alors petite ambiance, peu de couleurs.
Peu de tout, en fait.

J’ai bizarrement l’impression de regarder une scène de Requiem for a Dream, à chaque fois que je regarde ce tableau.

“Elle le regarda -sourcils froncés- et haussa les épaules ; ne sachant quoi rétorquer à un argument aussi logique que stupide : « Le dernier rire du condamné, avant que la hache ne s’abatte sur lui ».
Le son d’une porte défoncée brisa le silence gêné de cette nuit gorgée de ténèbres.

Quelqu’un cria au loin des menaces sanguinaires,
Sans doute arme à la main ; fusil chargé de colère.

Les pas des soldats
Avançant en cœur.
Sans peur ni émoi,
Juste, de la fureur.”
– De la Survie du Bonheur

Plus tard.

P.S : Trikahar, c’est toujours le bien (ou pas).